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DVD/ Lohengrin - Richard Wagner - Festival de Bayreuth
     

Des chœurs et un orchestre sur des sommets

Enregistrée en 2018 au Festival de Bayreuth, cette représentation de Lohengrin, de Richard Wagner, aurait dû voir les débuts dans le rôle-titre de Roberto Alagna. Ce dernier déclarant forfait, c’est son confrère polonais Piotr Beczala qui a bien voulu le remplacer un peu au pied levé.  Dans la série des problèmes, n’oublions pas le départ du metteur en scène initialement prévu, Alvin Hermanis et son remplacement par Yuval Sharon, alors que décors et costumes sont fin prêts. Nous en conviendrons, tout cela n’était pas fait pour simplifier le débat.

Le résultat? Des toiles peintes figuratives signées Neo Rauch et Rosa Loy, éclairées par Reinhard Traub, absolument sublimes, dignes des grandes heures du Festival époque Wieland Wagner. C’est tout dire. Côté costumes et décors, l’enthousiasme baisse légèrement. Quid de cette usine électrique ? Quid des ailes de coléoptères suspendues au dos du Roi, de Lohengrin, de Telramund et d’Ortrud ? A vrai dire, la note d’intention du metteur en scène est assez absconse, faisant un rapprochement entre Lohengrin et... Lénine sur les thèmes de l’électrification de la Russie par le dictateur, ou bien encore celui de l’obéissance aveugle ou celui de l’intoxication religieuse. Entre autres...

O

Tout cela ne pouvait que se conclure par un conte de fée dramatique dans lequel notre lumineux chevalier au cygne se montre sous un jour nouveau, doux euphémisme pour dire épouvantable de noirceur et de machisme. N’ira-t-il pas jusqu’à enchaîner sa femme dans leur chambre nuptiale afin de la faire taire ! Voilà pour la lecture très sociale de ce poème qui ne se voudrait que rédemption et lumière de l’au-delà. A chacun de partager, ou pas, pareille vision.
S’il est un point non discutable c’est bien la qualité superlative des chœurs et de l’orchestre du festival. Sous la direction de Christian Thielemann, ils nous donnent à entendre ce que nous attendons de cette partition, dans toute son ampleur musicale et son infini mystère. Somptueux !

Pas plus familier du rôle que véritable ténor wagnérien, Piotr Beczala assume malgré tout le poids du personnage dans toute sa complexité dramatique et musicale même si l’on sent parfois l’organe sur ses limites. Grand dramatique de répertoire avant tout italien, la soprano Anja Harteros trace ici le portrait très étudié d’une femme en quête de liberté. Son dessin vocal est superbe, sans faire oublier certaines devancières prestigieuses... Elle a prévu d’aborder Isolde cet été à Munich. Henri l’Oiseleur peut difficilement trouver meilleur interprète que la basse Georg Zeppenfeld. Tomasz Konieczny offre toute la rugosité de son timbre au sombre personnage de Telramund. Egils Silins ne fait qu’une bouchée, magnifique, du Héraut. J’ai gardé pour la fin celle qui faisait ainsi ses adieux à ce lieu qu’elle avait abandonné il y a 20 ans, Waltraud Meier. Tragédienne lyrique ayant tétanisé littéralement les plus grandes scènes de la planète, c’est elle, seule, qui électrise (pardon !) le plateau, faisant de chacune des apparitions d’Ortrud des moments d’une tension extrême, laissant derechef sur le flan tous les autres protagonistes. Le talent, c’est cela, même si, des ans..., le matériau vocal se fissure par moments rendant de facto son interprétation encore plus diabolique.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 23 février 2021

 

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