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Edgar Moreau
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Luzerner Sinfonieorchester
Michael Sanderling, dir.
J. S. Bach
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Jean Rondeau
J. Brahms
Concertos n° 1 et 2 pour
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Mūza Rubackytė, piano
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Les 4 saisons d'un
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J. Brahms
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Disques/CD / Transmission - Edgar Moreau, violoncelle -
Luzerner Sinfonieorchester, Michael Sanderling, direction
     

Edgar Moreau, l‘héritage hébraïque

Le jeune violoncelliste ne manque ni d’idées ni de convictions. Après des débuts fulgurants au concert, les publications discographiques, notamment de deux récitals analysés ici, Play et Giovincello, ont conféré à Edgar Moreau son statut de grand musicien. Le programme de l‘album qui sort actuellement se réfère à une tradition séculaire liée au judaïsme que le musicien revendique.

Rappelons qu’Edgar Moreau, né en 1994, a obtenu en 2011 le deuxième Prix du Concours Tchaïkovski et le Prix de la meilleure interprétation d’une œuvre contemporaine. En 2009, il avait déjà été lauréat du dernier Concours Rostropovitch. Invité à jouer en récital en 2011 au Concert Hall du Théâtre Mariinsky et en 2012 au festival Ludwig van Beethoven de Varsovie, il s’est produit en soliste à Moscou avec le Philharmonique de Moscou, à Caracas avec le Simon Bolivar Orchestra et en musique de chambre aux côtés de Frank Braley et Renaud Capuçon au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. C’est dire sur quel prestigieux registre a démarré sa jeune carrière. Il a notamment joué à Toulouse en 2014 la partie soliste du redoutable Concerto n° 1 de Chostakovitch sous la direction de Tugan Sokhiev.
Dans cette nouvelle parution, Edgar Moreau aborde une tradition musicale forte, celle de l'héritage hébraïque. Il déclare clairement qu’il ressent un lien profond avec ses racines juives bien qu’il ne soit pas du tout religieux.

O

Il compose donc son programme musical autour d’un bouquet d’œuvres profondément ancrées dans cette tradition.
Avec son triptyque From Jewish Life et surtout sa Rhapsodie hébraïque Schelomo, Ernest Bloch occupe une place particulière dans ce palmarès. Avec une profondeur qui va bien au-delà du simple jeu musical, Edgar Moreau exprime toute la tristesse et le sens de la prière qui imprègnent les sections élégiaques de ces œuvres. Les échanges de timbres et de couleurs avec l’orchestre favorisent une certaine irisation du climat sonore.

Erich Wolfgang Korngold figure également dans ce palmarès. Son brillant concerto est né de la musique du film Deception, d’Irving Rapper. Il fut composé à Hollywood où le musicien s’était réfugié à la suite de l’Anschluss en Autriche. La magie de l’orchestration, si caractéristique de l’écriture de ce grand compositeur d’opéras, s’y manifeste brillamment.
Max Bruch, surtout connu pour son célèbre Premier Concerto pour violon, a écrit avec Kol Nidrei, la pièce peut-être la plus emblématique des partitions se référant à la culture hébraïque, bien qu’il soit lui-même clairement protestant. Ce chant élégiaque en forme d’hymne, traduit musicalement la prière qui précède la fête du Yom Kippour. Aussi bien le soliste que l’orchestre y communient avec ferveur.
Autre compositeur non juif auteur de pièces d’inspiration juive, Maurice Ravel a écrit ses Deux Mélodies hébraïques, initialement pour voix et piano. Ravel orchestra ensuite sa partition qui fut arrangée pour divers instruments dont le violoncelle auquel Edgar Moreau confère un timbre et un sens de la déclamation proche de l’expression vocale.
Tout au long de ce programme de recueillement, le très bel Orchestre Symphonique de Lucerne est dirigé avec subtilité par Michael Sanderling, lui-même violoncelliste et fils du grand chef Kurt Sanderling.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 28 décembre 2021

 

Infos
 



Transmission
Edgar Moreau - Luzerner Sinfonieorchester

Michael Sanderling, dir.
CD ERATO 0190295105105
Enr. 2020
Prix FNAC : 16,99 €

 

 

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