www.classicToulouse.com
classic toulouse
Articles
 
M. Ravel
Musique de chambre
instrumentale intégrale
Ensemble Sésame
O. Messiaen
Vingt Regards sur
sur l'Enfant-Jésus
Bertrand Chamayou, piano
Quatuors pour trois...
Antoine Mourlas,
Marie Olivon, pianos
Hector Burgan, violon
Cyrielle Golin, violoncelle
K. Weill - D. Chostakovitch
Rotterdam Philharmonic
Orchestra
Lahav Shani, direction
W. A. Mozart
Sonates pour piano,
Intégrale
Elisabeth Leonskaja
L. Godowsky
K. Szymanowsky
Dmitri Makhtin, violon
Mūza Rubackytė, piano
S. Prokofiev, E. Denisov
P. Juon, Y Kornakov
Sandrine Tilly, flûte
Anne Le Bozec, piano
Edgar Moreau
Transmission
Luzerner Sinfonieorchester
Michael Sanderling, dir.
J. S. Bach
Variations Goldberg
Jean Rondeau
J. Brahms
Concertos n° 1 et 2 pour
piano et orchestre
Mūza Rubackytė, piano
Lithuanian National
Symphony Orchestra,
Renato Balsadonna
Stefan Lano, direction
Andreas Bauer Kanabas
Récital "Love and Despair"
E. Pénicaud
Les 4 saisons d'un
musicien ermite
Toulouse Wind Orchestra
Best of
J. S. Bach - G. F. Haendel
Sabine Devieilhe, soprano
Pygmalion
Raphaël Pichon, direction
D. Chostakovitch
24 Préludes et Fugues
R. Stevenson
Passacaglia on DSCH
Igor Levit, piano
F. Chopin
Etudes op. 25 - 4 Scherzi
Beatrice Rana, piano
A. Vivaldi
Ensemble Baroque de
Toulouse, Michel Brun, dir.
Caroline Champy Tursun,
mezzo-soprano
J. Brahms
Concertos pour piano
et orchestre n° 1 et n° 2
Orchestra of the Age of
Enlightenment
András Schiff, piano et dir.
J. Valette de Montigny
Grands Motets
Ensemble Antiphona
Rolandas Muleika, direction
Jean Rondeau
Melancholy Grace
Les Sacqueboutiers
Dominique Visse
La Lyre Amoureuse
Fatma Said
El Nour
Alexandre Tharaud
Le poète du piano
Lawrence Brownlee
Michael Spyres

Amici e Rivali
L. Godowsky
K. Szymanowsky
Mūza Rubackytė, piano
Thibaut Garcia, guitare
Aranjuez
Orchestre nat. du Capitole
Ben Glassberg, direction
Bertrand Chamayou, piano
Good Night
La Vanità del Mondo
Philippe Jaroussky
Artaserse
Chanson d'amour
Sabine Devieilhe
Alexandre Tharaud
N. Ludford
Heavenly Songes
La Quintina
L. van Beethoven
Fantaisie pour piano,
chœur et orchestre
Triple Concerto
Laurence Equilbey, dir.
G. F. Haendel
Agrippina
Il Pomo d'Oro
Maîtrise de Notre-Dame
de Paris
Notre-Dame, Cathédrale
d'émotion
D. Chostakovitch
Symphonie n° 8
Orchestre national du
Capitole de Toulouse
Tugan Sokhiev, direction
L. van Beethoven
Trios n° 5 et 7
Renaud Capuçon, violon
Gautier Capuçon, cello
Franck Braley, piano
J. S. Bach
Suites pour violoncelle
Maitane Sebastián
H. Berlioz
La Damnation de Faust
John Nelson, direction
C. Nougaro
Autour de minuit
Chœur Archipels
Claire Suhubiette, direction
D. Chostakovitch
M. Weinberg
Quintettes avec piano
Mūza Rubackytė
Mettis String Quartet
T. L. de Victoria
Requiem
La Maîtrise de Toulouse
Les Sacqueboutiers
 

 

Disques/CD / Dmitri Chostakovitch - Symphonie n° 8
Orchestre national du Capitole de Toulouse, Tugan Sokhiev, direction
     

Chostakovitch et Tugan Sokhiev

Dès son arrivée à Toulouse, où il a pris la direction artistique de l’Orchestre national du Capitole en 2008, le jeune Tugan Sokhiev a tenu à faire connaître aux musiciens et au public l’œuvre puissante de Dmitri Chostakovitch. Les couleurs de ce bel orchestre, son rajeunissement et son expansion permettent aujourd’hui de mener à bien cette exploration d’un répertoire de quinze symphonies que le chef souhaite graver intégralement avec la phalange toulousaine.

Voici donc que paraît chez Warner Classics, qui démarre une nouvelle collaboration avec l’Orchestre national du Capitole et son chef Tugan Sokhiev, l’une des plus complexes des quinze symphonies de Chostakovitch, la Huitième. Composée durant l'été 1943, pendant la « grande guerre patriotique », elle est créée le 4 novembre de cette même année par l'Orchestre symphonique de l'URSS sous la direction d'Evgeni Mravinski, à qui l'œuvre est dédiée. Cette partition porte le sous-titre officieux de "Stalingrad" qui ne figure pas sur la partition publiée et a été rajouté pour d’évidentes raisons politiques. Qualifié d'« œuvre la plus tragique » du compositeur par Isaak Glikman, ami de Chostakovitch, elle succède à la Septième sous-titrée très officiellement « Leningrad ».

O

C’est dire à quel point le spectre noir de la guerre occupe alors l’esprit du compositeur qui choisit pour cette Huitième la tonalité symbolique d’ut mineur, tonalité du drame, de la tragédie, du destin, depuis Beethoven et sa Cinquième symphonie. Comme dans toutes ses grandes partitions, Chostakovitch manie habilement un double langage. La douleur, la colère, l’ironie sarcastique se cachent souvent derrière un optimisme de façade.
Ce nouvel enregistrement de la Huitième symphonie a été réalisé au cours du concert public donné le 7 décembre 2019 à la Halle aux Grains de Toulouse.

Tugan Sokhiev dirige « son » orchestre avec une attention et une précision exemplaires. Il confère à chacun des cinq mouvements (dont les trois derniers sont habilement enchaînés) son propre caractère.
L’immense premier volet développe une tension presque insoutenable. Tugan Sokhiev domine cet immense crescendo de la douleur avec la maîtrise que lui permet la parfaite discipline de tout l’orchestre. Les équilibres entre les différents pupitres colorent cette fresque de puissants coups de pinceau. La plainte finale du cor anglais génère une souffrance infinie. Le puissant contraste que ménagent les sarcasmes de l’Allegretto libère quelque peu la tension accumulée. Le chef trouve le ton grinçant, l’ironie amère qui animent cet épisode. La mécanique implacable de l’Allegro non troppo résonne comme une machine à broyer. Les tragiques dissonances, comme des cris de terreur, donnent le frisson. Alors que le Largo n’apaise rien du profond climat d’angoisse, le final apporte enfin une touche d’apaisement. Mais comme toujours chez Chostakovitch, une double lecture reste possible. Ce pseudo-sourire évoque une fausse joie, bien passagère d’ailleurs. La fin de l’œuvre, sur un glaçant pianissimo, glisse vers un néant, un vide effrayant. Le long silence qui suit fait partie de l’œuvre. On ne peut qu’admirer la maîtrise de chaque solo instrumental. De la trompette-caméléon au piccolo grinçant, du hautbois au violoncelle, en passant par la flûte, la clarinette ou le cor, chaque intervenant assume la profonde responsabilité qui est la sienne.
Le maître d’œuvre de la soirée, Tugan Sokhiev, respire avec cette musique, l’incarne avec une authenticité rare, en éclaire les subtilités et les aspects les plus enfouis, l’éblouissante noirceur. De la belle ouvrage !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 18 mars 2020

 

Infos
 



D. Chostakovitch
Symphonie n° 8 en ut mineur
WARNER CLASSICS

Prix FNAC : 17,99 €

 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index