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Opéra/ Opéra de Paris / Les Contes d'Hoffmann - J. Offenbach (13/02/2007)
     

Rolando Villazon dans "Les Contes d'Hoffmann" (Photo Eric Mahoudeau)


CRITIQUE

Les Contes d’….de Villazon

L’opéra fantastique de Jacques Offenbach, Les Contes d’Hoffmann, est un habitué de notre première scène nationale. Qui s’en plaindrait, d’autant que depuis 2000, l’Opéra de Paris affiche une production, signée Robert Carsen, en tous points séduisante,  alliant avec intelligence passion, humour, mystère et volupté. Sur la thématique du théâtre dans le théâtre, cette mise en scène fait la part belle à Hoffmann, artiste maudit se réfugiant dans l’alcool. Il fallait, dans ce rôle, ô combien exposé, un successeur in loco à Neil Shicoff. En affichant le ténorissime actuel : Rolando Villazon, Gérard Mortier ne pouvait miser mieux. Le désespoir des mélomanes qui suivit ses deux annulations (les deux premières) en est la preuve flagrante. On les comprend encore mieux après avoir vu et entendu ce véritable phénomène de scène.

Fidèle à son image, Rolando Villazon s’empare de ce personnage avec une furia stupéfiante de vitalité. S’il est un artiste qui ne s’économise pas et paie comptant, c’est bien celui-ci. Au point parfois de faire frémir les spectateurs, surtout dans un rôle qui est peut-être dans ses limites actuelles. N’empêche, avec lui l’émotion et le spectacle sont de tous les instants. Pour l’avant-dernière représentation de ces reprises, Rolando Villazon déploie un ténor, fougueux, généreux, brillant, surmontant les pires difficultés de ce rôle avec une témérité qui force l’admiration. Bref, l’Hoffmann  à la fois torturé et solaire dont on rêvait.

Dommage alors que les satisfecits d’un pareil spectacle doivent s’arrêter là.
En effet,  la suite de la distribution était loin d’un pareil niveau.

Si nous devons tout de même souligner les très bonnes interprétations idiomatiques de Christian Jean (Spalanzani) et d’Alain Vernhes (Crespel et Luther), il faut aussi regretter les « diaboliques » un rien scolaires de Frank Ferrari, l’Antonia aux aigus douloureux d’Annette Dasch, la Giulietta anodine de Nancy Fabiola Herrera ainsi que le Nicklausse sans charisme aucun d’Ekaterina Gubanova. Comment comprendre également, dans les rôles comiques, la présence incongrue de Christoph Homberger, un ténor complètement dépourvu de voix.

Quant à Olympia, il s’agissait de Patricia Petibon…enceinte de six mois ! Notre soprano s’est coulée dans la peau de cette Barbie érotomane… comme elle a pu. Passons.

Les phalanges de l’Opéra de Paris étaient placées sous la direction approximative de Marc Piollet.

Bon, d’accord, tout le monde était venu, clairement, pour Rolando Villazon. Et le public a été gâté. Mais tout de même !

Robert Pénavayre


     
     

 

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