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Opéra/ Théâtre de la Porte Saint-Martin - Rigoletto – Giuseppe Verdi
5 octobre 2015

     

CRITIQUE

Dans un grand élan de passion lyrique

La Compagnie Les Voix Concertantes vient de proposer au public parisien une version qu’elle qualifie « de chambre » de l’un des opéras les plus populaires de Giuseppe Verdi : Rigoletto. C’est dans un Théâtre de la Porte Saint Martin archi-comble que ce spectacle, donné malheureusement une seule fois, vient de connaître un succès triomphal.

Grâce à un prix des places largement en-dessous de ce qu’il est régulièrement demandé dans des théâtres lyriques, prestigieux ou pas, un public jeune s’est donné rendez-vous en ce premier lundi d’octobre pour compatir aux malheurs d’un pauvre bouffon qui envoie sa fille à la mort en tentant de la protéger. L’histoire en est connue, qu’elle soit signée de Victor Hugo (Le Roi s’amuse) ou du célèbre compositeur transalpin, c’est la même figure paternelle de Rigoletto qui est le fil rouge de ce drame.

O

Frédéric Cornille (Rigoletto)

Alors, tout d’abord, pourquoi ce terme de « chambre » en parlant de cette production ? Tout simplement parce que la partie orchestrale est réduite à une vingtaine de musiciens réunis pour la circonstance. Sous la direction du talentueux et jeune chef romain Sesto Quatrini, futur second chef du MET de New York, c’est donc une adaptation de la partition qui est ici interprétée. Et c’est plutôt convaincant. De même la partie chorale est elle aussi réduite à une quinzaine d’éléments. La mise en scène, signée Sergio Urbani, en l’absence de décors monumentaux, se concentre avec acuité sur le parcours dramatique des personnages.

Rigoletto, une prise de rôle à haut risque

De par sa longueur, ses difficultés techniques et son inévitable implication psychologique, le rôle-titre est connu de toute la gent barytonnante pour être un Everest. Aborder cet emploi constitue donc pour tout chanteur un challenge incroyable. C’est celui auquel vient de se confronter Frédéric Cornille. Le bouffon qu’il nous propose est assez étonnant, pour plusieurs raisons. Et tout d’abord parce que ce Triboulet lyrique n’est pas ici le vieux bossu plus ou moins grabataire que la tradition nous inflige. Il est tout simplement le père d’une jeune fille tout juste sortie de l’adolescence. Et la voix de baryton lyrique de Frédéric Cornille se conjugue à merveille avec cette dramaturgie. Nous voici à des années-lumière d’interprétations, certes historiques, qui font la part belle à des timbres noirs assortis d’une colossale projection.


Manon Bautian(Gilda) et Frédéric Cornille (Rigoletto) dans la scène finale

Ne cherchant en aucune manière à assombrir la couleur d’une voix d’une réelle beauté naturelle, cet artiste nous donne le meilleur de son art dans un ambitus d’une amplitude et d’une homogénéité remarquables, ambitus couronné par un registre aigu d’une franchise stupéfiante, mais aussi dans un phrasé d’une belle longueur et une souplesse d’émission qui en disent long sur ses capacités belcantistes. Son assurance, autant vocale que scénique, est allée croissant au long de cette soirée pour se clore sur un dernier acte qui a ravivé les souvenirs de grands de l’Opéra-comique tel que Robert Massard. Ce qui n’est déjà pas rien ! D’un formidable engagement dramatique, Frédéric Cornille a reçu au rideau final une ovation largement méritée. A ses côtés, le ténor Rémy Poulakis impose un Duc de Mantoue au timbre franc et sonore, à la quinte aigüe bien accrochée. La Gilda de Manon Bautian trouve le meilleur de son interprétation dans un registre médium d’une belle rondeur et une musicalité à aucun moment prise en défaut. Dotée d’une voix de soprano lyrique assez corsée, elle donne une vraie couleur à ce personnage trop souvent confié à des lyriques légers. L’énorme voix de la basse Sulkhan Jaian n’a aucun mal à imposer un Sparafucile au creux impressionnant. Anna Destraël est, quant à elle, une Maddalena pleine de charmes. Saluons également l’ensemble des seconds rôles pour leur participation au succès de cette soirée qui s’est achevée sous des tonnerres d’applaudissements.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 10 octobre 2015

NB : Le projet de cette Compagnie est de faire à présent tourner cette production. Son format permet de la présenter assez facilement (www.lesvoixconcertantes.com).

 

infos
 

Théâtre de la Porte Saint-Martin – 5 octobre 2015
à 20 h
Renseignements et réservations :


http://www.porte
stmartin.com/


tél : 0142080032


 
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