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Opéra/ Opéra de Paris - Bastille – Les Contes d’Hoffmann –
Jacques Offenbach – 3 novembre 2016
     

CRITIQUE

Quatuor féminin d’exception dans une production exemplaire

Créée en 2000 sur cette même scène, la production que signent Robert Carsen (mise en scène) et Michael Levine (décors et costumes) est l’un des best-sellers de l’Opéra de Paris. En ce 3 novembre, le rideau se levait pour la 58ème fois sur les amours contrariées du poète allemand vues par le metteur en scène canadien.


Stéphanie d’Oustrac (La Muse) - Photo Julien Benhamou -

Nous plongeant au cœur même d’une représentation de Don Giovanni, mais côté coulisses, Robert Carsen développe ici le concept du théâtre dans le théâtre, nous montrant à la fois la scène, la fosse, et tous ces univers qui font fantasmer le public. Le « méchant » a lui-même des fonctions précises. Lindorf ressemble à un directeur d’opéra, Coppelius à un accessoiriste, Miracle à un chef d’orchestre et Dapertutto à un metteur en scène. C’est une production exemplaire de précision, d’une beauté à couper le souffle, tour à tour amusante ou tragique et toujours d’une acuité dramatique hallucinante. Traversée par un gigantesque souffle romantique, elle porte cette partition sur des sommets. On ne se lasse jamais d’un tel travail.

Un quatuor féminin de haute volée

Cela n’est peut-être pas très courant, mais force est de commencer le commentaire vocal par… Nicklausse. Trop souvent distribué à la sauvette, ce double emploi conjuguant La Muse et Nicklausse est ici entre les mains de Stéphanie d’Oustrac. Et il n’est rien de dire combien cette cantatrice française transcende littéralement ces deux rôles de son mezzo luxuriant auquel il convient d’ajouter une prosodie d’une parfaite netteté et un engagement scénique en tous points remarquable.


Nadine Koutcher (Olympia) et Ramon Vargas (Hoffmann) - Photo Julien Benhamou -
O

Au salut final, Stéphanie d’Oustrac s’est largement hissée au niveau des trois autres rôles féminins. Et pourtant, quels succès également. Tout d’abord pour l’Olympia vertigineuse de coloratures et d’ornementations pyrotechniques de Nadine Koutcher. Somptueux ! Elle fera sa première Lucia au Capitole de Toulouse en mai prochain. L’Antonia d’Ermonela Jaho est une prise de rôle. Et quelle prise de rôle. Son soprano de grand lyrique, habitué aux tourments de Mme Butterfly, ne fait qu’une bouchée de cette fragile Antonia, délivrant au passage une interprétation pleine de douleurs, de tendresse, d’émoi, de musicalité, de passion aussi. Superbe ! Kate Aldrich sculpte dans l’espace, à tous les sens du terme, une Giulietta d’un velours sombre et puissant, parangon d’une courtisane sous influence diabolique.

Remplaçant… Jonas Kaufmann

Il y a peu de détenteur du rôle d’Hoffmann. Jonas Kaufmann devait affronter ce personnage pour la première fois à Paris, à l’occasion de ces reprises. Un problème sérieux (hématome sur une corde vocale) lui impose depuis cet été le silence. Jusqu’à nouvel ordre. Stéphane Lissner a donc demandé à son homologue new yorkais de libérer Ramon Vargas, alors sur une série de Don Giovanni (Don Ottavio) au MET. Le ténor mexicain connaît ce rôle et le challenge qu’il représente en termes d’endurance. Son interprétation est sûre, nuancée, prosodiée correctement et parvient aux ultimes répliques avec assurance et détermination.


Ermonela Jaho (Antonia) et Ramon Vargas (Hoffmann) - Photo Julien Benhamou -

Les quatre rôles diaboliques sont une prise de rôle importante pour la basse italienne Roberto Tagliavini. Le timbre est dense, coloré, mais la voix manque de profondeur et de projection. De plus les aigus sont un brin tubés, ce qui leur enlève pas mal de charme. A-t-il été trahi peut-être par cette salle gigantesque, par le trac d’une première, d’une prise de rôle aussi ? A réécouter certainement. Les seconds emplois sont parfaitement tenus, particulièrement par Yan Beuron dans les quatre rôles comiques, Rodolphe Briand (Spalanzani), Doris Soffel (La Mère) et Paul Gay (Luther et Crespel).
Philippe Jordan dirige cet ouvrage pour la première fois et s’en empare avec une sûreté de style et de couleurs stupéfiantes. Bien sûr il est possible de relever, ce qui est rare, quelques indisciplines côté chœurs, mais le résultat final est de toute beauté et longuement applaudi par une salle en délire.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 9 novembre 2016

 

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Renseignements et réservations :

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