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Opéra/ Opéra de Paris - Bastille – Aïda, Giuseppe Verdi – 16 juin 2016
     

CRITIQUE

Dans un écrin plaqué or, des voix bien peu italiennes.
A une exception près.

Inutile de rappeler les noms des derniers interprètes de cette Aïda à l’Opéra de Paris en 1968. A moins d’être complètement masochiste. Depuis cette date, la Princesse éthiopienne n’était plus venue épancher ses amours perdues au bord du Nil. Jusqu’en octobre 2013, date à laquelle une nouvelle production accueillait le vaillant général égyptien qui finira par trahir sa patrie. Ah, l’amour !!

Reprise donc aujourd’hui de cette production entrée au répertoire de l’Opéra de Paris Bastille. Signé Olivier Py (mise en scène), Pierre-André Weitz (décors et costumes) et Bertrand Killy (lumières), ce spectacle n’a, hélas, pas pris une ride. Toujours aussi creux et clinquant, véritable auto-psychanalyse des fantasmes politico-religieux d’Olivier Py, fantasmes dont, à vrai dire, tout le monde se moque bien sûr.
Certes, cet opéra est difficile, surtout de nos jours, à distribuer. Déjà en 2013, l’Opéra frôlait la catastrophe. Aujourd’hui, la distribution de cette œuvre italianissime qui nous est proposée est totalement étrangère aux gosiers gorgés de soleil transalpin. Qui plus est, le ténor letton Aleksanders Antonenko (Radamès) fait faire une annonce concernant une indisposition vocale. Ce que n’a pas du tout apprécié le public qui lui a réservé un silence glacial à la fin de son Celeste Aïda… De fait, sa prestation n’avait rien à voir avec celle qu’il délivra en juin 2011, ici même, dans un Otello d’exception. Une annonce étant faite…



Sondra Radvanovsky (Aïda) et George Gagnidze (Amonasro)
- Photo Damiana Guerganova -

La géorgienne Anita Rachvelishvili chante une Amnéris histrionnante, sans grande musicalité, un bas medium aux abonnés absents et une scène finale à l’arrachée. Le bulgare Orlin Anastassov n’a, fort heureusement, que les quelques répliques du Roi dans sa partition. Sans commentaires. S’il avait eu le rôle de Ramfis cela aurait été un peu plus compliqué. Ce dernier emploi, revient à la basse coréenne Kwangchul Youn. On peut imaginer qu’il a dû falloir beaucoup d’explications pour qu’il comprenne que, déguisé en évêque catholique, il invoquait les dieux de l’Antique Egypte tout en agitant le goupillon pour bénir un char d’assaut et une cérémonie du Ku Klux Klan. Cela dit, vocalement, il est l’un des meilleurs, si l’on peut dire, du plateau avec l’autre géorgien de l’étape, le baryton George Gagnidze, Amonasro dont le chant particulièrement sonore évoque parfois le Boulevard du crime. Et puis, il y a l’Américaine d’origine canadienne, Sondra Radvanovsky. C’est l’Aïda du moment. A l’évidence, aucune grande scène ne peut s’en passer. Est-elle pour autant un vrai soprano verdien ? Dans l’enceinte meurtrière de Bastille, rien n’est moins sûr. Le problème récurrent aujourd’hui est l’étroitesse de l’ambitus chez tous les chanteurs, car ils privilégient le registre supérieur, le plus brillant, celui qui passe le mieux l’orchestre, le plus flatteur aussi. Le résultat est des fragments de la partition qui passent aux oubliettes. C’est ainsi. Heureusement, concernant cette cantatrice, ses qualités se trouvent dans un magnifique contrôle du souffle, un phrasé d’une grande ampleur et, surtout, des sons filés qui rappellent le meilleur d’une certaine cantatrice catalane. A ce titre, son air du Nil est un modèle inaccessible à d’autres de nos jours.
Pourtant habitué de ce répertoire, Daniel Oren nous en donne ce soir une lecture d’une part pas très en place si l’on en croît les décalages fosse/plateau, d’autre part digne du malheureux surnom de Grande Guitare dont les wagnériens qualifient à tort l'orchestre de Verdi. Du coup, les chœurs se mettent au diapason, jouant avant tout sur le volume. Bref, une drôle de soirée. Combien il a été rassurant d’entendre l’Orchestre de l’Opéra de Paris deux jours après en concert à la Halle aux Grains de Toulouse, sous la direction de Philippe Jordan !

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 21 juin 2016

 

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Renseignements et réservations :

www.operadeparis.fr

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Jusqu’au 16 juillet. Attention, plusieurs distributions sont prévues.




 
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