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Théâtre du Capitole
Wozzeck
Alban Berg
19 au 25/11/2021
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Opéra/ Théâtre du Capitole - La Force du destin - Giuseppe Verdi
23 mai 2021

     

CRITQUE

Le bonheur d’applaudir des artistes

Cette reprise de La Force du destin marque en fait la réouverture de la saison 20/21 du Théâtre du Capitole, saison interrompue pour cause de pandémie. Elle devait se faire dans la mise en scène signée Nicolas Joel et créée en 1999. Pour des raisons évidentes de distanciation, en particulier des choristes, cette reprise se fait en version concert. Et dans une révision orchestrale réduisant sensiblement le nombre de musiciens placés ici sous la baguette du maestro italien Paolo Arrivabeni.

Prises de rôle en série pour une œuvre d’une redoutable difficulté. Mais il est bien connu et reconnu dans le monde lyrique que le Théâtre du Capitole offre parmi les meilleures conditions possibles pour ce genre d’exercice !

Amadi Lagha, quel panache !

Cela dit, ne tournons pas autour plus longtemps, Christophe Ghristi vient de nous offrir une découverte majeure de la gent ténorisante : le Franco-tunisien Amadi Lagha. Le rôle d’Alvaro, même dans la version ici choisie, celle de Milan, est l’un des plus tendus de tout le répertoire verdien, requérant un ambitus sans faille du si bémol grave au si aigu, soit deux octaves dans une partition particulièrement orchestrée. Rares sont les interprètes affrontant cet emploi et encore plus rares ceux qui l’ont fait avec succès. Franco Corelli étant le seul à avoir coché dignement toutes les cases du personnage.



Catherine Hunold (Leonora) et Amadi Lagha (Alvaro) - Crédit David Herrero -

Or voici que nous arrive avec Amadi Lagha le lirico-spinto tant attendu de nos jours. Et il n’est rien de dire que pour ses débuts autant dans le rôle que sur notre scène, l’émoi a été grand au Théâtre du Capitole. Quel panache ! Voix puissante et parfaitement projetée sur l’ensemble des registres avec des attaques d’une précision de diamant, timbre solaire, aigu d’une générosité confondante (le si naturel concluant le duo avec Carlo au 3è acte est totalement renversant !), virtuose dans les coloris l’artiste serait plutôt du genre volcanique si l’on en juge ses difficultés à demeurer devant son pupitre..., très beau phrasé, belles dynamiques, en fait un Alvaro idéal qui doit de par ce monde avoir peu de concurrence. Nous le retrouverons d’ores et déjà l’an prochain dans le rôle de Steva de Jenufa de Leos Janacek et dans celui de Don José dans Carmen de Georges Bizet. Pour ses débuts dans un grand rôle sur notre scène, le baryton albanais Gezim Myshketa s’empare du peu reluisant Carlo, le frère de Leonora. Ici aussi la voix est solide, moins ensoleillée que celle d’Amadi Lagha, mais peut-être dotée d’un grain plus soyeux et quoi qu’il en soit tout aussi maîtrisée, homogène et musicale. On devine un artiste sensible au travers de son aria mais aussi de ses deux duos avec Alvaro, les deux acmés du spectacle. Autre prise de rôle, celui de Melitone par le baryton italien Sergio Vitale, déjà affiché in loco. Quel bonheur d’entendre ce moine rouspéteur chanté, et comment, et non pas plus ou moins parlé par des interprètes qui le surjouent. Comment décrire, dans le double rôle de Padre Guardiano et du Marquis de Calatrava, la basse italienne Roberto Scandiuzzi ? Inutile de préciser qu’il ne s ‘est approché de son pupitre que de manière très symbolique tant ces emplois font partie de son ADN. Le creux sonne impérial tout comme le style et le phrasé. La classe, tout simplement !


Gezim Myshketa (Carlo) et Barnaby Rea (Alcade/Chirurgo) - Crédit David Herrero -

C’était aussi le baptême du feu pour Catherine Hunold (Leonora). Cette wagnérienne et straussienne accomplie se lance dans ce répertoire avec une conviction et une émotion qui frappent immédiatement. Et l’on ne peut qu’être sûr que la fréquentation des partitions du Maître de Busseto à l’avenir lui permettra de s’affirmer avec plus d’autorité dans toute la complexité de ce style. Soulignons tout de même ici la vaillance d’un registre aigu absolument solaire. Pour sa prise de rôle de Preziosilla, l’américaine Raehann Bryce-Davis déploie un mezzo alerte, souple et généreux auquel on sent bien le besoin de s’extérioriser scéniquement.
Un grand bravo à un trio de seconds rôles ici magistralement tenus. Il en est ainsi de Cécile Galois, Curra au timbre d’une parfaite pureté et à l’émission d’une incroyable rondeur, de Roberto Covatta, Trabuco mielleux et cauteleux à souhait et, autre découverte, dans le double emploi de l’Alcade et du Chirurgien, de la basse irlando-britannique Barnaby Rea. Dès sa première intervention le timbre fait sursauter et l’ampleur de l’organe sidère dans un emploi pareil. C’est au-delà du luxe ! On ne peut qu’espérer le revoir dans un personnage plus conséquent.
Quant au Chœur du Capitole, sous la direction d’Alfonso Caiani, il est, comme à son habitude, fidèle à tous ces rendez-vous qui marquent l’histoire de ce théâtre. Ampleur, discipline, couleurs, musicalité, rondeur. Que demander de plus ?
Une réouverture longuement ovationnée. Pour maintes et légitimes raisons...

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 26 mai 2021


 

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