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Opéra/ Théâtre du Capitole - Finale du Concours de chant de Toulouse 2019
7 septembre 2019

     

CRITIQUE

Un concours new-look mais d’un niveau global
moins que moyen

C’est dans une ambiance plus que décontractée que s’est déroulée la finale du 52e Concours de chant de Toulouse. Le public a accouru en nombre pour ce rendez-vous devenu à présent trisannuel dont la première édition remonte à 1954. Costume/cravate côtoyait short et basket dans une atmosphère de rentrée lyrique bon enfant. Si la Marseillaise ouvre, comme de tradition, la soirée, des surprises nous attendent. Il en est ainsi des épreuves auxquelles doivent se soumettre les candidats.

Celles-ci se réduisent, si l’on peut dire, à l’opéra, exit donc la mélodie. Mais pour le coup, ce n’est plus un air d’opéra, mais deux. A vrai dire le public a largement trouvé son compte dans cette nouvelle formule, d’autant que le candidat peut ainsi se rattraper d’un premier air un peu moyen. Exit aussi le silence absolu après la prestation d’un candidat. Ceux-ci sont applaudis dès la fin de leur air. Pourquoi pas ? Autre changement, les candidats peuvent « bouger », esquissant une mini mise en scène. C’est peu probant… Un regret cependant, le programme de la soirée qui auparavant comprenait le CV musical de l’ensemble des candidats sélectionnés, source d’enseignements intéressants en matière de répertoire de ceux-ci, a disparu. En lieu et place est distribué un deux feuillets A4 plié. Certes il contient l’essentiel et doit convenir à la grande majorité du public, alors… Un autre regret, la disparition de La Toulousaine qui clôturait traditionnellement la soirée, chantée en chœur par un public dont on sait son attachement à l’art lyrique et qui voyait bien là l’ancrage du Capitole dans cet engouement populaire.
Bon, arrêtons là pour le décorum et passons à l’essentiel : le chant.
Il en est du Concours comme des récoltes, il y a de bonnes et de moins bonnes années. Le cru 2019 ne restera pas dans les mémoires. D’ailleurs le jury n’a pas, à juste titre, décerné de 1er Prix féminin.


Premier Grand prix homme, le ténor vénézuélien Andrés Esteban Sulbarán Oicatá
- Photo Frédéric Maligne -

O

Et c’est certainement à l’arraché qu’il a octroyé les autres récompenses. La mezzo-soprano brésilienne Josy Santos a obtenu le Deuxième Grand Prix. Déjà peu enthousiasmante en demi-finale avec un air de Nicklausse extrait des Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach, dans un français très moyen et des aigus en arrière, un timbre cotonneux, la revoici avec le grand air de Sesto extrait de La Clémence de Titus de W. A. Mozart et la Chanson bohème de la Carmen de G. Bizet. L’impression est toujours la même. Deux Troisièmes Prix sont attribués ex-aequo. Bénéficiaires : l’Australienne Anna Dowsley et la Belge Lotte Verstaen. La première, mezzo-soprano, expose à coup sûr un vrai tempérament, en particulier dans l’air de Ruggiero extrait de l’Alcina de G. F. Haendel (demi-finale), tempérament que l’on retrouve ce soir dans l’air d’Idamante extrait de l’Idomeneo de W. A. Mozart, un peu moins dans l’air des lettres du Werther de J. Massenet chanté dans un français approximatif.

Cela dit la voix est courte dans les registres inférieurs et le timbre manque singulièrement de charme. La mezzo-soprano Lotte Verstaen fait valoir une émission d’une belle rondeur mais la voix est courte et trouve le meilleur de sa projection dans le haut-médium et l’aigu. Ce qu’elle a nous démontré dans l’air de Smeton extrait de l’Anna Bolena de Donizetti en demi-finale, les deux airs choisis en finale n’exposant son organe qu’à la marge : l’air d’Olga d’Eugène Oneguine de P. I. Tchaïkovski et l’air d’Orlofsky de La Chauve-souris de J. Strauss. 
Côté homme, le bilan est sensiblement différent. Le Premier Prix est attribué au ténor vénézuélien Andrés Esteban Sulbarán Oicatá. Après l’air d’Alfredo de La Traviata de G. Verdi en demi-finale, le voici avec l’air de Lensky extrait de l’Eugène Onéguine de P. I. Tchaïkovski et le grand air de Roméo extrait du Roméo et Juliette de C. Gounod. A l’évidence la voix est sûre, homogène, bien timbrée et projetée avec ardeur, propre à rassurer un directeur de théâtre. Demeure l’interprétation, et là le compte n’y est pas, surtout dans Lensky. A la veille de ses trente ans, il doit travailler impérativement ses personnages, même lorsqu’il les expose en version concert. Le Deuxième Grand prix nous a valu le frisson de la soirée. Le ténor français Valentin Thill, pas tout à fait 26 ans (!), remarqué pour son extrême musicalité en demi-finale avec l’air de Nadir des Pêcheurs de perles de G. Bizet, nous revient avec celui de Gérald dans Lakmé de L. Delibes et, surtout, dans un somptueux air de Lensky d’Eugène Onéguine de P. I. Tchaïkovski. C’est dans cette dernière interprétation que ce jeune artiste déploie l’intégralité d’un ambitus assez confondant de facilité en terme de projection et d’ampleur. De plus il a tôt fait d’incarner le jeune poète au bord de l’abîme et sait nous en transmettre toute la nostalgie et l’angoisse. A suivre impérativement ! Il fallait bien un Coréen au palmarès, le voici pour le Troisième Grand prix en la personne du baryton Daeho Kim. En demi-finale, il avait présenté l’air de Figaro des Noces de Figaro de W. A. Mozart. Le jury, incertain a priori lui avait demandé de chanter en plus un extrait de l’air de Ralph de La Jolie Fille de Perth de G. Bizet. Le timbre est là, l’ambitus aussi, la projection de même, mais est-il basse ou baryton ? La technique est solide certes mais son incarnation en finale d’Igor dans Le Prince Igor d’A. Borodine et encore moins celle de Don Magnifico dans La Cenerentola de G. Rossini ne peuvent satisfaire des portraits de personnages aussi typés.
Le prix du public est attribué à la soprano suisse Marie Lys. Convaincante dans l’air de Susanna des Noces de Figaro de W. A. Mozart en demi-finale, elle perd pas mal de qualité de timbre (fatigue ?) en finale, en particulier dans l’air de Cunégonde extrait du Candide de L. Bernstein, sans parler d’une prosodie plus qu’approximative dans le Salut à la France extrait de La Fille du régiment de G. Donizetti.
Saluons enfin l’incroyable travail réalisé par le tout jeune chef d’orchestre Pierre Dumoussaud pour accompagner au mieux ces jeunes talents, tout en donnant un sens, une couleur, une atmosphère aux partitions multiples qui a dû diriger et apprendre en très peu de temps. Il est vrai qu’il avait à sa disposition l’Orchestre national du Capitole. Ce qui n’est pas rien !

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 9 septembre 2019

 

 

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