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Théâtre du Capitole
Présentation publique
saison 2018-2019
27/03/2018
 
Critiques
 
Théâtre du Capitole
Théâtre Garonne
Kopernikus, Claude Vivier
11/12/2018
Théâtre du Capitole
La Ville morte
E. W. Korngold
22/11/2018
Théâtre du Capitole
Marie-Nicole Lemieux
mezzo-soprano
25/10/2018
Théâtre du Capitole
La traviata
Giuseppe Verdi
26/09 et 07/10/2018
Théâtre du Capitole
Chœur du Capitole
27/06/2018
Théâtre du Capitole
La Clémence de Titus
Wolfgang Amadeus Mozart
22/06/2018
Théâtre du Capitole
Macbeth, Giuseppe Verdi
18/05/2018
Théâtre du Capitole
Carmen, Georges Bizet
06/04/2018
Théâtre du Capitole
Orphée et Eurydice
Christophe Willibald Gluck
23/02/2018
Théâtre du Capitole
La Walkyrie
Richard Wagner
30/01/2018
Opéra Grand Avignon
Les Mousquetaires
au couvent
Louis Varney
29/12/2017
Théâtre du Capitole
Concert de Noël
Chœur du Capitole
06/12/2017
Opéra de Paris/Bastille
La bohème
Giacomo Puccini
04/12/2017
Théâtre du Capitole
La Rondine, G. Puccini
17/11/2017
Théâtre du Capitole
Tiefland, E. d'Albert
29/09/2017
Odyssud
Anacréon - Actéon
22/09/2017
Théâtre du Capitole
Journées du Patrimoine
16/09/2017
Théâtre du Capitole
Le Prophète
Giacomo Meyerbeer
23/06/2017
Théâtre du Capitole
Lucia de Lammermoor
G. Donizetti
19/05/2017
Opéra Grand Avignon
Anna Bolena
G. Donizetti
14/05/2017
L'Opéra
Film documentaire de
Jean-Stéphane Bron
04/2017
Théâtre du Capitole
L'Ombre de Venceslao
M. Matalon
04/04/2017
Théâtre du Capitole
Ernani
G. Verdi
10/03/2017
Théâtre du Capitole
L'Enlèvement au Sérail
W. A. Mozart
27/01/2017
Théâtre du Capitole
Candide, L. Bernstein
20/12/2016
Théâtre du Capitole
Concert de Noël
Chœur du Capitole
06/12/2016
Théâtre du Capitole
Le Turc en Italie
Gioacchino Rossini
18/11/2016
Opéra de Paris/Bastille
Les Contes d'Hoffmann
Jacques Offenbach
03/11/2016
Opéra de Paris/Bastille
Samson et Dalila
Camille Saint-Saëns
24/10/2016
Théâtre du Capitole
Béatrice et Bénédict
Hector Berlioz
30/09/2016
Théâtre du Capitole
Concours International
de Chant de Toulouse
51ème édition
10/09/2016
Theatro São Pedro
São Paulo - Brésil
Le Nain, A. Von Zemlinsky
21/08/2016
Théâtre du Capitole
Faust, Charles Gounod
22/06/2016
Opéra de Paris/Bastille
Aïda, Giuseppe Verdi
16/06/2016
Théâtre du Capitole
L'Italienne à Alger
Gioacchino Rossini
17/05/2016
Théâtre du Capitole
Le Nozze di Figaro
Wolfgang Amadeus Mozart
15/04/2016
Théâtre du Capitole
Le Roi David
Arthur Honegger
08/03/2016
Théâtre du Capitole
Les Fêtes vénitiennes
André Campra
23/02/2016
Théâtre du Capitole
Les Caprices de Marianne
Henri Sauguet
22/01/2016
 

 

Opéra/ Théâtre du Capitole - La traviata – Giuseppe Verdi
26 septembre et 7 octobre 2018
     

CRITIQUE

9 000 spectateurs acclament le retour de Violetta
sur la scène du Capitole

Coup d’essai, coup de maître pour le tout nouveau directeur artistique du Théâtre du Capitole, Christophe Ghristi. Il est vrai qu’en choisissant pour inaugurer son mandat l’un des titres les plus célèbres de tout l’opéra transalpin, qui plus est absent de notre scène depuis vingt ans, le danger de salles clairsemées était mince. Encore fallait-il convaincre le public des choix artistiques. A l’applaudimètre, la mission est bien plus que remplie !

Venu tout droit du Lido de Paris dont il fut de longues années durant le directeur artistique, Pierre Rambert nous présente une mise en scène sobre, élégante, un rien statique, laissant parfois les chanteurs sur le devant de la scène, à l’ancienne, ce qui, avec le cast du 26 septembre, entraîna une certaine froideur, voire un manque d’émotion. Le second cast (7/10 en soirée) fit preuve d’une sensibilité, d’une spontanéité particulièrement bienvenues. Dans les très beaux décors d’Antoine Fontaine, un rien bizarres pour le second acte, censé se passer dans les environs de Paris et non en bord de mer (!), et les somptueux costumes de Frank Sorbier, le drame va s’accomplir et se terminer dans une sorte d’apothéose rédemptrice que l’on aurait facilement souhaitée un brin plus modeste. C’est la première incursion de Pierre Rambert dans le monde lyrique et, au-delà de ces quelques réserves, soulignons le travail d’un vrai professionnel de la scène.
La direction de George Petrou, chef d’orchestre spécialisé dans la musique baroque, est troublante à plus d’un moment. S’il faut lui reconnaître, par instant, des couleurs inouïes participant amplement au drame, des changements de tempos, souvent violents, laissent perplexes. A vrai dire, ce chef, qui dirigeait l’œuvre pour la première fois, donne l’impression de privilégier certains passages pour ensuite survoler rapidement d’autres, laissant alors inconsidérément monter le volume sonore de l’orchestre.

Deux Traviata, sinon rien…

Anita Hartig - Photo Mirco Magliocca -
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Excellente idée que celle de doubler une première distribution par une seconde, avec des noms certes moins connus à l’international, mais qui a réservé de belles surprises.
Le premier cast est dominé par le colossal Germont du baryton italien Nicola Alaimo. Tout fait de lui un interprète hors pair : son phrasé, ses couleurs, la rondeur de sa voix, un style et une prosodie évidemment italianissimes. En fait, un vrai modèle. Le ténor espagnol Airam Hernandez, timide scéniquement, déploie un timbre ensoleillé, une émission homogène sur toute la tessiture et parfaitement projetée.
Anita Hartig, sa Violetta, celle-là même qui avait enflammé le Capitole lors de sa première venue sur notre scène dans la Marguerite du Faust de Gounod en 2016, paraît également peu à l’aise scéniquement, cherchant ses marques, s’appliquant surtout à suivre la battue du chef.

Résultat, peu d’émotion d’autant que la voix de la soprano roumaine manque ce soir de rondeur et même de souplesse dans le 1er acte. Malgré quelques sons filés bien venus, c’est surtout la puissance vocale qui domine dans son émission.
Le second cast est largement dominé par une découverte, la soprano hongroise Polina Pastirchak. Dès ses premiers gestes, ses premières notes, elle est Violetta, aguicheuse, fière et libre. Un frisson passe dans la salle. L’émotion s’installe. La suite confirmera rapidement un vrai tempérament. La voix suit également. Moins sombre que celui de sa consœur roumaine, le timbre se pare de mille nuances. La grande scène du 1er acte est d’une virtuosité sans faille et d’une musicalité confondante, n’hésitant pas une seconde à la clore sur un contre-mi bémol de folie, non écrit certes, mais tellement plaisant à l’oreille. Son Addio, del passato est à faire fondre les pierres. Un triomphe mérité l’attend au salut final. Triomphe qu’elle va partager avec le Toulousain de l’étape, le tout jeune (29 ans !) ténor Kevin Amiel. Avec cet Alfredo, Christophe Ghristi lui offre la première grande occasion de sa récente carrière pour faire valoir son talent. Bien sûr, et comment en serait-il autrement, la technique va s’affirmer mais d’ores et déjà le timbre est là, l’autorité de la projection aussi, la voix est homogène dans tous les registres, le phrasé et la musicalité plus qu’agréables. Impétueux, à son âge quoi de plus naturel, Kevin Amiel se lance avec fougue dans la cabalette qui termine sa grande scène du deuxième acte et l’illumine d’un contre-ut d’anthologie, certes non écrit encore une fois mais qui mit le public dans un émoi… retentissant ! Sous réserve de faux pas, toujours possibles dans ce métier, et d’affirmer une technique déjà bien avancée, voilà certainement un artiste à suivre, d’autant que son engagement scénique, parfaitement convaincant, est total. Germont a, ce soir, la voix sombre, le phrasé ample et généreux et l’attitude austère de circonstance, d’André Heyboer.

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Polina Pastirchak et Kevin Amiel - Photo Mirco Magliocca -

L’ensemble des seconds rôles est de bonne tenue et les chœurs, préparés par Alfonso Caiani, fidèles à un niveau qui en fait l’un des meilleurs de l’Hexagone.
Chacune de ces 9 représentations, quasiment à guichet fermé, a connu un mémorable succès en même temps qu’un mélange de générations assez réjouissant.

Hommage à La Superba

En liminaire à la représentation du 7 octobre en soirée, Christophe Ghristi a tenu à rendre hommage à Montserrat Caballé, disparue la veille. Après une minute de silence, une salve d’applaudissements a jailli d’une salle dont bon nombre, malheureusement, n’aura jamais entendu la Caballé dans la plénitude d’un art retrouvé du plus pur bel canto. A toute fin documentaire, rappelons que la diva catalane s’est produite par deux fois à Toulouse, en 1962 dans l’oratorio El Pessebre de Pau Casals et en 1983, en récital, à la Halle aux grains. Autant dire que le Théâtre du Capitole l’a royalement ignorée alors qu’elle se produisait régulièrement à Barcelone bien sûr, mais aussi à Orange, Avignon, Nice, Marseille, lieux lyriques qui mettaient leurs calendriers à disposition afin de recevoir cette cantatrice réclamée dans le monde entier…

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 9 octobre 2018

 

infos
 

Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

Représentations :

26, 28, 29, 30 septembre et 2, 4, 5 et 7 octobre 2018. Pour cette dernière date, deux représentations : 15 h et 20 h 30

 

 
 
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lyrique et
chorégraphique
toulousaines

 
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