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Théâtre du Capitole
Ariane à Naxos
R. Strauss
01 au 10/03/2019
 
Critiques
 
Théâtre du Capitole
Ariane à Naxos
R. Strauss
01/03/2019
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Opéra de Paris/Bastille
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24/10/2016
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22/01/2016
 

 

Opéra/ Théâtre du Capitole - Ariane à Naxos - Richard Strauss
1er mars 2019

     

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Evan Rogister, maître d’œuvre incontestable

Pour cette reprise de l’Ariane à Naxos de Richard Strauss, Christophe Ghristi a confié la baguette à l’une des valeurs les plus sûres de la direction musicale d’aujourd’hui, le jeune chef Evan Rogister, actant en cela l’impérieuse importance de l’orchestre dans cette œuvre hybride conjuguant opera seria, commedia dell’arte et discours en musique annonçant les chefs-d’œuvre à venir que seront entre autres Capriccio et Arabella.

Cette reprise se fait dans le cadre d’une coproduction Théâtre du Capitole/Opéra de Montpellier. Elle est signée pour la mise en scène par Michel Fau qui faisait à cette occasion ses débuts sur les planches capitolines, entouré par David Belugou (décors et costumes), Joël Fabing (lumières) et Pascale Fau (maquillages). Dans le Prologue, la scène est divisée en deux. Dans sa partie supérieure règne la puissance, en l’occurrence Le Majordome, irrésistible Florian Carove dans un rôle parlé qu’il pare de mille colorations vocales. Entassés au-dessous, l’armée des larbins et des artistes que Michel Fau va agiter dans tous les sens en fonction des péripéties de cette pauvre partition malmenée par le maître de céans. Déjà Le Ténor et La Primadonna sont campés de manière humoristique, gestes anciens à l’appui. Leur caricature se poursuivra dans l’Opéra.



Prologue - Photo Cosimo Magliocca -

Et cela fonctionne assez bien d’autant que de magnifiques costumes viennent éclairer ces bas-fonds d’un palais que l’on devine somptueux. Pour l’Opéra bien sûr le décor change. Proche d’une bande-dessinée, il nous montre une gueule de quelque monstre marin qui sera la grotte dans laquelle cette pauvre Ariane se morfond, une grotte qui va s’illuminer telle une devanture de drugstore à l’occasion, ampoules clignotantes à l’appui. Puis Bacchus arrive sur un char traîné par des léopards. Le grand duo tant attendu peut commencer. Il va se dérouler devant une toile magnifique montrant un vaisseau ancien toute voiles dehors sur lequel on imagine Bacchus désireux d’y faire monter Ariane. La mise en scène se fait plus statique, laissant les chanteurs aux prises avec une partition redoutable.

Changement de distribution

A l’égal de la distribution de La Damnation de Faust quelques jours auparavant à la Halle aux Grains, celle de cette Ariane à Naxos aura connu quelques soubresauts. Et pas des moindres puis que deux des protagonistes principaux se sont dérobés : Jessica Pratt (Zerbinetta) et Stéphanie d’Oustrac (le Compositeur). Saluons le talent des remplaçantes venues in extremis sauver le spectacle : Anaïk Morel (Le Compositeur) et Elizabeth Sutphen (Zerbinetta). De la première citée, nous pourrons tout de même regretter le manque d’ampleur et une voix confidentielle dans le bas-médium et le grave. Le Compositeur, soprano dans sa tessiture, Mein Rofrano, comme écrivait Strauss à Hofmannsthal en faisant allusion à son Chevalier à la Rose (Octavian) est un rôle travesti et, à ce titre, se doit d’avoir une couleur masculine, voilà pourquoi il est souvent distribué à une mezzo-soprano. A l’évidence le costume du Compositeur est un peu grand pour Anaïk Morel et ses efforts par trop perceptibles pour passer l’orchestre ou atteindre les notes hautes de la partition. Elizabeth Sutphen, très habile sur scène, n’en demeure pas moins dotée d’un instrument assez plat de timbre même si parfaitement souple et apte à affronter en ce sens sa titanesque scène de l’Opéra.


2 Issachah Savage (Bacchus) et Catherine Hunold (Ariane) - Photo Cosimo Magliocca -

Méforme en ce soir de première, stress compréhensible, le registre suraigu, avec ses contre-ré et ses contre-mi à répétition manquent de sérénité. Pour le moins. Werner Van Mechelen (Le Maître de musique) et Manuel Nuñez Camelino (Le Maître à danser) sont superlatifs dans le Prologue. Tout comme d’ailleurs les nombreux autres seconds rôles qu’il convient à ce titre de citer : Pierre-Emmanuel Roubet (Scaramouche), Yuri Kissin (Truffaldino), Antonio Figueroa (Brighella) et le superbe Arlequin de Philippe-Nicolas Martin pour lequel Strauss a consenti une scène dédiée. Superbes également ces réminiscences des Filles du Rhin que sont Naïade (Caroline Jestaedt), Sarah Laulan (Dryade) et Carolina Ulrich (Echo). Enfin, le couple infernal, entrevu dans le Prologue et que tout le monde attend, Ariane, la Primadonna et Bacchus, le Ténor, deux rôles d’une difficulté majeure autant pour l’un que pour l’autre. Catherine Hunold chante ici sa première Ariane et aborde ainsi le répertoire straussien. Musicienne accomplie, possédant le souffle capable d’affronter les larges phrases du rôle, cette soprano donne le meilleur d’elle-même dans un registre supérieur implacable, le bas de la tessiture devenant plus discret. Il faut dire que son ambitus doit couvrir plus de deux octaves ! Issachah Savage fait au Théâtre du Capitole, avec Bacchus, ses débuts européens. Entre ténor dramatique et helden tenor, sa voix de stentor se déploie sur tous les registres avec une aisance et une habileté rares. Tous les deux assument avec cran les postures caricaturales des légendes lyriques du 18ème siècle.

Evan Rogister – Il a tout d’un grand !

A l’orée de ses quarante ans, le chef germano-américain Evan Rogister est ici la clé de voûte de ce spectacle. Avec une poignée de musiciens de l’Orchestre du Capitole dans la fosse, on sait que le compositeur n’en voulait pas plus de 38, Evan Rogister fait palpiter tous les affects de cette partition avec une science stupéfiante de sens, de l’à-propos, du contraste et de de la dynamique, sans parler de la limpidité des timbres et de l’ampleur, de la respiration de la phrase straussienne. Face à lui, des musiciens plus virtuoses et attentifs que jamais font entendre cette musique reconnaissable entre toutes et de ce fait à nulle autre pareille. Un régal !

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 2 mars 2019

 

infos
 

Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

Représentations :

du 1er au 10 mars 2019

 

 
 
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