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Opéra/ Théâtre du Capitole - La Walkyrie – Richard Wagner
30 janvier 2018
     

CRITIQUE

Une reprise marquée par des voix puissantes

Les actuelles reprises de La Walkyrie, de Richard Wagner, programmées et distribuées par Frédéric Chambert il y a de nombreuses années, car il en est ainsi en matière lyrique et plus particulièrement pour les opéras du Magicien de Bayreuth, nous valent de retrouver la superbe production créée in loco en 1999, dans la mise en scène de Nicolas Joel, les magnifiques décors d’Ezio Frigerio, les somptueux costumes de Franca Squarciapino et les lumières magiques de Vinicio Cheli.

A vrai dire et concernant la mise en scène, réalisée cette année par Sandra Pocceschi, nous n’avons pas retrouvé l’urgence, l’émotion, le souffle épique de l’original. Le 1er acte est d’une platitude désarmante. Rien de cette tempête qui bouscule autant la Nature que les cœurs ne nous est traduit ici. Les chanteurs paraissent empruntés, ce qui sera une caractéristique hélas récurrente pendant les quelques quatre heures de ce spectacle. Il y a certainement des raisons à cela, peut-être le trac de la première liée à trois prises de rôles majeurs ? Bref. Mais dommage tout de même.



O
Sieglinde (Daniela Sindram) et Siegmund (Michael König) - Photo David Herrero -

Des voix… gigantesques !!

Dans cet ouvrage, c’est bien sûr le rôle de Brünnhilde qui attire toute l’attention, Brünnhilde et ses fameux cris de guerre qui ouvrent le second acte avec sa série de contre ut ravageurs. La jeune russe Anna Smirnova affronte au Capitole, du haut de ses 36 ans, et pour la première fois, ce personnage redoutable de soprano « noir » marqué par quelques légendes wagnériennes. Verdienne de répertoire, cette mezzo est à l’affiche des plus grands théâtres de la planète dans Amnéris, Azucena, Eboli, mais aussi la tellurique Abigaille. Après Toulouse elle va à Munich pour une Lady Macbeth (Verdi). Incontestablement la voix est longue, hyper puissante et traverse, transperce l’orchestre sans faiblir. Un véritable ouragan de décibels. Ce n’est déjà pas mal, mais est-ce suffisant et n’attend-on pas de ce personnage de divinité guerrière qui vole au secours d’une humaine qui porte en son sein rien moins que Siegfried, une autre sensibilité, un autre comportement, d’autres inflexions vocales, en résumé de l’émotion ? Oui, bien évidemment. Même percutante vocalement, son approche ici (mais il s’agit d’une prise de rôle) est pour le moins sommaire. Sous réserve de persistance dans ce répertoire, à réentendre.
Le ténor allemand Michael König nous offre son premier Siegmund. Interprète de Florestan, d’Erik ou encore de Lohengrin, ce chanteur assume la partition très centrale du personnage (elle ne dépasse pas le la !) sans en avoir vraiment la couleur barytonnante très particulière de ce rôle. L’avenir et la fréquentation éventuelle de cet emploi devraient l’amener à une composition autant scénique que vocale plus fouillée. Une chose est de tenir à l’infini des « Wälse » désespérés, autre chose est de faire frémir une voix dans le fameux Chant du Printemps, un exercice sur le souffle il est vrai autrement difficile. Encore une fois, et il faut le souligner, nous sommes sur une prise de rôle.



Deuxième acte, de gauche à droite : Anna Smirnova (Brünnhilde), Elena Zhidkova (Fricka) et Tomasz Konieczny (Wotan) - Photo David Herrero -

Achevons les prises de rôle avec celui de Sieglinde par le mezzo allemand Daniela Sindram. Célèbre Octavian, Fricka et autre Compositeur, cette cantatrice est déjà connue sur nos planches lyriques pour y avoir été applaudie en 2012 dans Rienzi (Adriano) et en 2015 dans Tristan et Isolde (Brangaene). Elle se confronte aujourd’hui à un rôle sopranisant particulièrement orchestré (qui ne dépasse pas ici le la bémol !), avec une énergie qui force le respect. Elle sait orner son chant de dynamiques et de phrasés qui finissent par incarner vocalement ce personnage terriblement émouvant. Comédienne habile, Daniela Sindram parvient à tracer un portrait convaincant de la jumelle bien aimée de Siegmund. Cela dit nous ne saurions trop lui conseiller de prendre garde à son matériau vocal tant ce changement de tessiture peut être meurtrier si incontrôlé...
Les autres rôles sont tenus par des familiers de ce répertoire. Il en est ainsi du Polonais Tomasz Konieczny, Wotan sans grande majesté autant vocale que scénique, attirant trop souvent le dieu suprême vers des couleurs et une vocalité qui l’apparentent davantage à Alberich, rôle qu’il chante d’ailleurs un peu partout et certainement avec beaucoup de succès tant sa voix est acérée, noire et tranchante. Cet ancien acteur de cinéma, qui tourna avec Andrezj Wajda, s’envolera après cette Walkyrie toulousaine pour chanter les trois Wotan de la Tétralogie à l’Opéra de Vienne. Nous retrouvons la basse russe Dimitri Ivashchenko avec mille plaisirs tant l’élégance vocale et la splendeur du timbre remarqués ici même, en 2010 dans Euryanthe (le Roi Louis), Les Noces de Figaro (Bartolo superlatif !!) en 2016 et la saison dernière dans Le Prophète (Zacharie), sont les atouts majeurs de cet artiste. Mozartien avant tout, il nous rend visite après une Flûte berlinoise et avant d’interpréter le même ouvrage à Aix cet été. A-t-il pour autant le creux et la noirceur que réclament Hunding ? Affaire de goût et de références…



Wotan (Tomasz Konieczny) - Photo Frédéric Maligne -

Last but…, voici la pépite de cette distribution, le mezzo russe Elena Zhidkova (Fricka). Le moins que l’on puisse dire est que son unique intervention au début du deuxième acte ne passe pas inaperçue. Sculpturale, belle à damner les Saints, faisant preuve d’une autorité vocale et scénique que lui autorise sa longue fréquentation du répertoire wagnérien (elle a tous les rôles de mezzo de ce compositeur à son actif !), elle se révèle une véritable artiste de premier plan, à vrai dire la seule à nous faire passer le frisson. On imagine à peine les ravages qu’elle doit faire dans Vénus ! La voix est parfaitement homogène et ronde de projection sur toute la tessiture, des aigus mordorés couronnent un registre supérieur impérieux. Avec elle, chaque mot prend son importance. Un régal !
On passera rapidement sur un ensemble de walkyries aux sonorités parfois stridentes pour en venir à un orchestre somptueux de densité et de couleurs. Après un premier acte d’une incroyable lenteur, dépourvu de tout affect, Claus Peter Flor aborde la suite de cette somptueuse partition avec fougue et passion.
En résumé, une reprise avec d’énormes moyens vocaux certainement bridés par le stress des prises de rôle. La suite des représentations devrait notoirement rétablir certains équilibres. N’en doutons pas et souhaitons le.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 1er février 2018

 

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