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Critiques
 
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23/02/2016
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22/01/2016
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Rigoletto, G. Verdi
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02/10/2015
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03/05/2015
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12 et 14/04/2015
 

 

Opéra/ Théâtre du Capitole - L’Ombre de Venceslao – Martin Matalon
4 avril 2017

     

CRITIQUE

Accueil mitigé pour un spectacle douteux

Initiée par Frédéric Chambert il y a plus de cinq ans, en liaison avec le Centre Français de Promotion Lyrique et une dizaine d’opéras hexagonaux et étrangers, dont ceux de Santiago du Chili et de Buenos Aires, cette commande d’une œuvre lyrique dont la musique en est confiée au compositeur argentin Martin Matalon (né en 1958) et le livret ainsi que la mise en scène à Jorge Lavelli, un autre Argentin (né en 1932), a été créée à l’Opéra de Rennes le 12 octobre 2016. Depuis cette date, l’œuvre poursuit son tour de France et c’est au tour du Théâtre du Capitole de l’accueillir.

Il n’est rien de dire qu’en ce 4 avril, l’accueil a été plutôt « caliente ». Entendons par là que de nombreuses manifestations de mécontentements ont largement couvert quelques maigres applaudissements.



De gauche à droite : Estelle Poscio (China), Sarah Laulan (Mechita), Ziad Nehme (Rogelio), Mathieu Gardon (Largui) et Thibaut Desplantes (Venceslao) - Photo Patrice Nin -

Que nous présente cet ouvrage ? Adapté par Jorge Lavelli de la pièce éponyme de Copi (1939-1987), créée en 1977, cet opéra nous transporte en Argentine au début des années 40 du siècle dernier. Et plus particulièrement dans la fameuse pampa. Lavelli nous met sur les pas d’une petite communauté qui survit comme elle peut à la misère et aux éléments déchaînés. Peu de personnages : le patriarche (Venceslao), sa maîtresse (Mechita), l’amoureux transi d’icelle (Largui), un futur avocat (Rogelio) amoureux de sa demi-sœur China, un maquereau danseur de tango (Coco), et aussi un singe lubrique, un cheval et un perroquet moqueur. Les relations entre tous les acteurs de cette tragi-comédie ressortent plus d’un naturalisme effréné et sans détours que des livres de la Comtesse de Ségur. On comprend bien cette fuite en avant symbolisée par une charrette que tire sans fin ce pauvre cheval, d’autant qu’elle est narrée en de nombreuses et courtes séquences qui augmentent encore cette précipitation. Peu de survivants à la fin de ce périple picaresque traversé de coups d’état. Un seul maîtrisera son destin… en se suicidant. Image violente d’une société en décomposition, la pièce de Copi, ici traduite en français, souffre d’une trivialité qui se vautre à maintes reprises dans la pornographie. Les mots de la langue de Cervantès et les expressions communément employées dans cet idiome n’ont pas nécessairement tout à fait la même portée dans le langage de Molière. Par souci certainement d’authenticité, Lavelli fait des traductions littérales qui, à nos oreilles, ont le pouvoir de choquer plutôt que celui d’évoquer, pour finalement mettre le public en état de résistance face à cette provocation gratuite. A chacun ensuite de se glisser ou pas dans ce maelström vériste dans lequel la poésie est une invitée passée aux oubliettes. Cela dit, Copi n’a jamais fait partie des rayons de la Bibliothèque Verte, non plus. Mais que diable fait une pareille commande dans le cadre du Centre Français de Promotion Lyrique ? Quels critères ont présidé à un pareil choix ? Le mystère est total.

De jeunes chanteurs mis à l’épreuve… rudement

Sur une partition atonale qui conjugue habilement les sons de l’orchestre aux sons numériques, le tout sous la direction d'Ernest Martinez Izquierdo, les chanteurs se confrontent à des partitions extrêmes qui les obligent à maintes reprises à passer en voix mixte et ne laissent à aucun moment la possibilité au public d’apprécier un timbre, un ambitus, un grain, une couleur, un phrasé, une dynamique, enfin tout ce qui fait une structure vocale. Citons tout de même pour leur engagement autant vocal que physique : Thibaut Desplantes (Venceslao), Estelle Poscio (China), Sarah Laulan (Mechita), Ziad Nehme (Rogelio), Mathieu Gardon (Largui). Et souhaitons-leur de pouvoir se présenter plus tard sur notre scène dans d’autres situations…

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 6 avril 2017

 

infos
 

Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

 

Représentations 
suivantes :

7 et 9 avril 2017

 

 
 
Les saisons musicales
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