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Opéra/ Théâtre du Capitole - Lucia di Lammermoor, Gaetano Donizetti
19 mai 2017
     

CRITIQUE

Prises de rôles en cascade

Ce n’est pas l’un des moindres attraits du Théâtre du Capitole que d’offrir à des interprètes en début de carrière, ou juste après, les conditions idéales pour aborder un rôle. Il faut entendre par là un temps confortable, et nécessaire, pour les répétitions et les équipes artistiques qui vont avec. Il y aurait sur ce sujet des pages et des pages à écrire pour citer ces « premières » que la planète lyrique nous envie et qui ont fait la gloire de notre scène dans les années passées.

Les présentes reprises du chef-d’œuvre de Gaetano Donizetti s’inscrivent bien dans cette tradition et ce n’est pas à moins de trois prises de rôle que le public toulousain était ainsi convié en ce 19 mai 2017. Trop longtemps apanage de sopranos légers pour raison de vocalises dans la célèbre scène de la folie, le rôle de Lucia appartient en fait à un grand lyrique. C’est la Biélorusse Nadine Koutcher que s’empare aujourd’hui d’un personnage emblématique de sa tessiture.



Nadine Koutcher (Lucia) dans la scène de la folie -Photo Patrice Nin -

Elle met à sa disposition un organe ample et généreux, à l’ambitus profond ; stylistiquement attentionnée, cette cantatrice pare son phrasé d’un cantabile d’une belle tenue parfaitement musical. Il y a fort à parier que la pratique de ce rôle va la voir évoluer vers plus de profondeur dramatique, parachevant ainsi une incarnation qui promet de faire date. Autre prise de rôle et pas des moindres, celle d’Edgardo. C’est le ténor russe Sergey Romanovsky qui a la lourde tâche de passer après Marcelo Alvarez, ici même en 1998. Le challenge était dur à relever. Non pas que ce ténor ne dispose pas d’atouts de grande valeur, tel ce timbre solaire qui irradie toute ses interventions et qui nous rappelle furieusement le Rolando Villazón des grands jours, l’homogénéité de la voix est impressionnante, le medium est confortable et l’aigu impérial. Demeure un vibrato très – trop – présent qui envahit quelque peu son phrasé. Encore une fois, nous sommes persuadés que la fréquentation de ce rôle dans l’avenir lui en apprendra tous les arcanes dramatiques, étape indispensable à une caractérisation authentique.  Dernière prise de rôle, celle de la basse russe Maxim Kuzmin-Karavaev. Certes le rôle de Raimundo n’est pas celui de Philippe II dans Don Carlos. N’en demeure pas moins que sa grande scène introduit l’acmé de l’ouvrage, la scène de la folie et qu’un faux pas à ce moment-là peut être rédhibitoire. Ce que nous propose cet artiste est avant tout un timbre d’une belle couleur et un phrasé très soigné de même qu’un véritable engagement dramatique. Un peu plus de rondeur dans le registre aigu et de profondeur dans le grave achèveraient idéalement le portrait vocal de cet homme d’église.



Deuxième scène du troisième acte - Photo Patrice Nin -

Ce n’est pas la première fois que le baryton ukrainien Vitaliy Bilyy, bien connu à présent du public toulousain, chante Enrico. Il le fait avec ce timbre mordant et cette voix large qui devraient faire merveille l’année prochaine ici même dans le rôle-titre du Macbeth de Giuseppe Verdi, un compositeur qui convient aujourd’hui idéalement à son émission et à sa vocalité. A noter quelques gaucheries sur scène assez étonnantes chez un artiste d’une pareille expérience…
Les seconds rôles sont d’un bon niveau. Citons le Moldave Florin Guzga (Arturo), un ténor un peu à part qui a fait une formation pour être… prêtre orthodoxe, et, tout de même, les deux Français de l’étape : la mezzo-soprano Marion Lebègue (Alisa) et le ténor Luca Lombardo (Normanno).
Un grand, un immense bravo à notre phalange chorale qui, sous la direction d’Alfonso Caiani, a su, lors de ses interventions et plus particulièrement celle précédant la scène de la folie, donner une ampleur, un phrasé, une rondeur et une couleur à cette partition tout à fait exceptionnels. L’écriture du musicien bergamasque dans toute sa splendeur.
Sous la direction précise, carrée, de Maurizio Benini, mais pouvait-il en être autrement face à trois prises de rôle, c’est dans la production créée in loco en octobre 1998, dans la mise en scène de Nicolas Joel, réalisée cette fois par Stéphane Roche, dans les merveilleux décors d’Ezio Frigerio, les costumes magnifiques de Franca Squarciapino et les lumières de ce magicien des éclairages qu’est Vinicio Cheli que ces reprises sont proposées. Assurément l’une des plus belles productions de l’ère Nicolas Joel.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 22 mai 2017

 

infos
 

Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

 

Représentations 
suivantes :


23, 26, 28 et 30 mai 2017

 

 
 
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