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Opéra/ Théâtre du Capitole - L’Enlèvement au Sérail – W. A. Mozart
27 janvier 2017
     

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Sauvé par un quintette vocal exceptionnel

Absent de l’affiche capitoline depuis mars 1993, la pierre fondatrice de l’opéra-comique allemand, le singspielL’Enlèvement au Sérail, que Mozart écrit à l’âge de 26 ans pour l’Opéra de Vienne, nous revient dans une coproduction avec les Opéras de Tours, Fribourg et Lausanne. Malgré une mise en scène qui ignore toute la portée symbolique de ce grand frère de La Flûte enchantée, le succès est au rendez-vous grâce à un quintette vocal de tout premier plan.

Le metteur en scène Tom Ryser qui, au passage, joue le rôle uniquement parlé de Selim, tombe dans le piège qui confond opéra-comique et opérette, piège dans lequel des décennies d’ignorance ont plongé cette œuvre magistrale qui, pour avoir été composée par un jeune musicien, n’en est pas moins une œuvre totalement aboutie portant en elle des thèmes maçonniques que Mozart vient de découvrir à Londres peu de temps avant. Si l’on met de côté une scénographie à base de tulles aux motifs plus ou moins turcs qui montent et descendent pour délimiter des aires géographiques, l’idée de base est cependant intéressante, même si très orientée. Tom Ryser trace le portrait d’un Pacha qui cherche la femme idéale. Cette quête est visible bien que peu lisible dès l’ouverture. Il la trouve en la personne de Konstanze, mais, manque de chance, le cœur de celle-ci est pris. Définitivement.



Belmonte (Mauro Peter) et Constance (Jane Archibald) - Photo Patrice Nin -

Le harem de Selim devient le lieu d’expansion de tous les fantasmes de ce souverain devenu fétichiste. Pourquoi pas. Tout cela constitue une idée. Ensuite il convient de la mettre en scène et de faire bouger les chanteurs pour la faire vivre et la rendre cohérente. C’est là que le bât blesse car ce qui nous est proposé scéniquement nous montre des interprètes courant de long en large sur ce plateau nu en essayant ainsi de le meubler. A l’évidence les scènes d’ensemble sont plus convaincantes, telle celle de l’arrivée du Pacha au 1er acte, mais dès que les solistes sont… seuls, le vide s’installe. Et ce ne sont pas les trémoussements aussi triviaux que perpétuels de ce pauvre Pedrillo qui peuvent sauver l’affaire. Plus important, si ce n’est plus grave, est certainement la manière dont Tom Ryser traite l’acmé dramatique de cet opéra, à savoir le splendide quatuor du 2nd acte, un quatuor dans lequel Mozart a apporté de profondes touches personnelles, un quatuor qui lui tenait particulièrement à cœur et qui, ici, se transforme en beuverie à quatre, toutes classes sociales confondues et les messages humanistes qu’il contient envoyés aux oubliettes. Là il est question de trahison et non plus de concept. En 2014, au Palais Garnier, Zabou Breitman, avec une vision plus simple mais au pied de la lettre, avait su rendre meilleure justice au cœur de cet ouvrage.

Quintette vocal de niveau international

Il n’est rien de dire combien cet opéra est d’une difficulté majeure en terme vocal. Réunir une distribution capable de l’affronter est déjà un exploit. Challenge relevé haut la main par le Théâtre du Capitole. Après un premier acte hésitant, Jane Archibald (Konstanze) se lance dans le terrifiant deuxième acte avec une plénitude de moyens et une assurance confondantes.



Blonde (Hila Fahima) et Osmin (Franz Josef Selig) - Photo Patrice Nin -

Pensionnaire de l’Opéra de Vienne, Hila Fahima (Blonde) est la révélation de la soirée. Cette jeune soprano de 29 ans dispose d’atouts non négligeables. A un physique particulièrement glamour, se conjugue une voix d’un fruité savoureux conduite avec une précision exemplaire, culminant sur une quinte aigüe d’une rondeur souveraine. Sûre de sa technique comme de son engagement scénique, Hila Fahima nous offre en bonus à son dernier air, une reprise d’une dizaine de mesures démentiellement ornée qui donne l’ampleur des talents de cette artiste à suivre impérativement. Le timbre velouté du ténor Mauro Peter (Belmonte), son exquise musicalité et sa profonde science du phrasé mozartien font oublier une vocalisation un peu tendue. Il sera le prochain Belmonte de la Scala de Milan. Dmitry Ivanchey dispose de toutes les qualités de ce ténor de caractère que doit être Pedrillo. Il chante ses deux airs avec probité malgré une mise en scène douteuse, pour le moins, à ces moments-là. Devant la performance de Franz Josef Selig (Osmin), il n’y a plus guère qu’à s’incliner tant cette basse habituée aux grandes envolées wagnériennes, possédant un creux absolument abyssal, ne fait qu’une bouchée de ce gardien du Harem. Vertigineux.
Après une ouverture un brin « angoissante » dans sa mise en place, l’Orchestre du Capitole, sous la direction carrée de Tito Ceccherini, retrouve fort heureusement son niveau habituel assez rapidement. Les quelques interventions des chœurs, sous la haute autorité d’Alfonso Caiani, ménagent à chaque fois des moments de plénitude vocale réjouissants. 
Beau succès au rideau final.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 28 janvier 2017

 

infos
 

Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

 

Représentations suivantes au Théâtre du Capitole :

29 et 31 janvier, 3 et 5 février 2017

 

 
 
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