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Opéra/ Théâtre du Capitole - Le Nozze di Figaro, Wolfgang Amadeus Mozart
15 avril 2016
     

CRITIQUE

Une reprise largement saluée par un public enthousiaste

Présenté en novembre 2008 pour la première fois au Théâtre du Capitole (coproducteur avec l’Opéra de Lausanne), ce spectacle signé Marco Arturo Marelli (mise en scène et décors), Dagmar Niefind (costumes) et Friedrich Eggert (lumière) nous revient dans toute sa chaleureuse expression, son extraordinaire habileté et son implacable sens des ensembles. Le tempo à cent à l’heure de cette production colle parfaitement à l’esprit débridé (en apparence) de cette folle journée. Attilio Cremonesi dirige une formation de 35 musiciens issus bien sûr de l’Orchestre du Capitole. La fosse, légèrement surélevée par rapport à l’habitude, sonne plus amplement que de coutume et dépasse parfois, surtout dans la première partie, le potentiel vocal du plateau. Dès après l’entracte, tout rentre dans l’ordre et l’on peut ainsi profiter sans problème d’une distribution dont l’homogénéité globale est l’un des atouts les plus précieux, surtout pour cet ouvrage.



Jeannette Fischer (Marcelline) et Dimitry Ivashchenko (Bartolo) - Photo David Herrero -

Dimitry Ivashchenko, Bartolo ou la confirmation d’une voix splendide

Pourquoi un sous-titre pour un second rôle ? Tout simplement pour souligner le plaisir de réentendre cette basse au talent exceptionnel. Déjà plus qu’apprécié in loco dans Le Roi Louis de l’Euryanthe de Weber en février 2010, puis à l’Opéra de Paris pour un Sparafucile de Rigoletto anthologique en janvier 2012, celui qui est aujourd’hui distribué autant à New York qu’à Madrid, Berlin ou Barcelone dans des rôles majeurs de sa tessiture nous revenait pour ces Nozze di Figaro dans le rôle secondaire de Bartolo, l’ex-tuteur de la Rosine du Barbier rossinien que lui a chipée le Comte Almaviva, jouant alors dans la cour des ténors, avec l’aide de Figaro. Rôle marginal certes mais qui comporte cependant au 1er acte un air de colère particulièrement enlevé réclamant un sérieux abattage vocal : La vendetta ! air dans lequel il promet de se venger de Figaro pour les raisons ci-dessus exposées. Dimitry Ivashchenko fait alors valoir un timbre d’un creux impressionnant aux belles et sombres harmoniques permanentes jusque dans le haut de la tessiture, une volubilité qui en dit long sur la souplesse de cette voix et sur sa maîtrise, une puissance de feu aussi. En somme l’un des plus beaux et authentiques artistes que l’on ait entendu au Capitole. Un bel avenir lui appartient. Et pourquoi ne pas évoquer ici la qualité de niveau international des seconds plans, qualité sans laquelle il est périlleux de monter un Mozart. Il en est ainsi de la Marcellina irremplaçable et quasiment historique de Jeannette Fischer, un rôle qu’elle a chanté à la Scala de Milan, du Don Basilio cauteleux à souhait et bien chantant aussi de Gregory Bonfatti, du Don Curzio inénarrable de Mikeldi Atxaladanbaso, de la Barbarina virevoltante, mutine, au soprano aérien, d’Elisandra Melian, enfin de l’Antonio épatant de Tiziano Bracci. Tous superbes et à saluer pour leur professionnalisme et leur implication, sans parler de leur talent bien sûr, dans ce spectacle. Le succès de cette représentation leur doit beaucoup.


Ensemble Final : debout, de gauche à droite : Mikeldi Atxaladanbaso (Don Curzio),
Gregory Bonfatti (Don Basilio), Dario Solari (Figaro), Lucas Meachem (Le Comte),
Dimitry Ivashchenko (Bartolo) et Tiziano Bracci (Antonio), au premier rang :
Anett Fritsch (Susanna), Nadine Koutcher (la Comtesse), Jeannette Fischer (Marcelline), Elisandra Melian (Barberine) et Ingeborg Gillebo (Chérubin) - Photo David Herrero -

Beaucoup plus exposés et complexes : les premiers plans

A tout seigneur… Car il s’agit bien de son mariage tout de même, voici le Figaro de Dario Solari. Celui qui fut un magnifique Malatesta de Don Pasquale au Théâtre du Capitole, se spécialise aujourd’hui dans les grands barytons verdiens : Nabucco, Macbeth, Stiffelio, Simon Boccanegra. Est-il pour autant la basse que nécessite le valet du Comte ? Bien sûr, il chante et incarne avec infiniment de soin et de talent ce personnage dépassé par les événements, mais la couleur globale de l’organe ainsi que certaines notes dans le grave franchement trop discrètes laissent perplexes. Dommage car, au demeurant, la voix est magnifique de timbre et de rondeur.
Le Comte de Lucas Meachem est, quant à lui, un authentique baryton lyrique, tel qu’il nous l’avait fait entendre dans un somptueux Wolfram ici même en 2012. Tellement lyrique que le final de son air du 4ème acte a dû en surprendre plus d’un car il s’agit d’une version révisée par Mozart lui-même pour faire plaisir à son interprète lors des reprises de l’œuvre à Vienne en 1789, Francesco Albertarelli. Cette basse, le terme de baryton n’existait pas encore, devait avoir un ambitus plus qu’impressionnant puisque le compositeur écrivit pour le final de cette scène un nombre impressionnant de sol, alors que la partition d’origine culmine une seule fois sur le fa dièse. Visiblement plus à l’aise dans le registre supérieur, Lucas Meachem gratifie, si l’on peut dire, le public en clôturant cet air sur un la monumental, achevant ainsi de faire de cet air, essentiel dans le profil de ce personnage et d’une extrême complexité dramatique, une simple démonstration virtuose. Brillante cependant ! Dommage encore une fois car cet artiste a une présence imposante et un timbre, clair certes, mais d’une belle couleur. Son Billy Budd à l’Opéra de Paris n’était pas passé inaperçu, loin s’en faut. Le Cherubino d’Ingeborg Gillebo n’a pas convaincu le public si l’on en croit le silence qui accompagna la fin de ses deux airs pourtant archiconnus. Le manque de chair d’un timbre sans personnalité conjugué à un manque de présence de la voix dans le grave achèvent de tracer un portrait vocal sans vraiment de relief. Le duo que forment la Comtesse (Nadine Koutcher) et Suzanne (Anett Fritsch) est autrement plaisant. Elles font toutes deux pétiller à l’envie leurs sopranos lumineux avec musicalité, alternant habilement bonne humeur et nostalgie, colère et passion. Mais ce qu’il faut avant tout souligner dans cette représentation, sans oublier le continuo plein d'esprit de Robert Gonnella au pianoforte et de Christopher Waltham au violoncelle, ni l'excellente tenue des chœurs sous la direction d’Alfonso Caiani, est la parfaite cohésion de ce groupe, tant dramatiquement que vocalement. Il forme une troupe dont l’allant et le dynamisme, l’engagement aussi, font tout le prix d’une interprétation dont on ne redira jamais assez combien elle est délicate à réaliser en termes d’équilibre.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 19 avril 2016

 

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Renseignements concernant les distributions, les dates et les abonnements :

www.theatreducapitole.fr

 

 

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