www.classicToulouse.com
Annonces
 
Théâtre du Capitole
Association Aïda
Francis Grass
26/03/2018
Théâtre du Capitole
Présentation publique
saison 2018-2019
27/03/2018
 
Critiques
 
Théâtre du Capitole
Chœur du Capitole
27/06/2018
Théâtre du Capitole
La Clémence de Titus
Wolfgang Amadeus Mozart
22/06/2018
Théâtre du Capitole
Macbeth, Giuseppe Verdi
18/05/2018
Théâtre du Capitole
Carmen, Georges Bizet
06/04/2018
Théâtre du Capitole
Orphée et Eurydice
Christophe Willibald Gluck
23/02/2018
Théâtre du Capitole
La Walkyrie
Richard Wagner
30/01/2018
Opéra Grand Avignon
Les Mousquetaires
au couvent
Louis Varney
29/12/2017
Théâtre du Capitole
Concert de Noël
Chœur du Capitole
06/12/2017
Opéra de Paris/Bastille
La bohème
Giacomo Puccini
04/12/2017
Théâtre du Capitole
La Rondine, G. Puccini
17/11/2017
Théâtre du Capitole
Tiefland, E. d'Albert
29/09/2017
Odyssud
Anacréon - Actéon
22/09/2017
Théâtre du Capitole
Journées du Patrimoine
16/09/2017
Théâtre du Capitole
Le Prophète
Giacomo Meyerbeer
23/06/2017
Théâtre du Capitole
Lucia de Lammermoor
G. Donizetti
19/05/2017
Opéra Grand Avignon
Anna Bolena
G. Donizetti
14/05/2017
L'Opéra
Film documentaire de
Jean-Stéphane Bron
04/2017
Théâtre du Capitole
L'Ombre de Venceslao
M. Matalon
04/04/2017
Théâtre du Capitole
Ernani
G. Verdi
10/03/2017
Théâtre du Capitole
L'Enlèvement au Sérail
W. A. Mozart
27/01/2017
Théâtre du Capitole
Candide, L. Bernstein
20/12/2016
Théâtre du Capitole
Concert de Noël
Chœur du Capitole
06/12/2016
Théâtre du Capitole
Le Turc en Italie
Gioacchino Rossini
18/11/2016
Opéra de Paris/Bastille
Les Contes d'Hoffmann
Jacques Offenbach
03/11/2016
Opéra de Paris/Bastille
Samson et Dalila
Camille Saint-Saëns
24/10/2016
Théâtre du Capitole
Béatrice et Bénédict
Hector Berlioz
30/09/2016
Théâtre du Capitole
Concours International
de Chant de Toulouse
51ème édition
10/09/2016
Theatro São Pedro
São Paulo - Brésil
Le Nain, A. Von Zemlinsky
21/08/2016
Théâtre du Capitole
Faust, Charles Gounod
22/06/2016
Opéra de Paris/Bastille
Aïda, Giuseppe Verdi
16/06/2016
Théâtre du Capitole
L'Italienne à Alger
Gioacchino Rossini
17/05/2016
Théâtre du Capitole
Le Nozze di Figaro
Wolfgang Amadeus Mozart
15/04/2016
Théâtre du Capitole
Le Roi David
Arthur Honegger
08/03/2016
Théâtre du Capitole
Les Fêtes vénitiennes
André Campra
23/02/2016
Théâtre du Capitole
Les Caprices de Marianne
Henri Sauguet
22/01/2016
 

 

Opéra/ Opéra Grand Avignon – Les Mousquetaires au couvent -
Louis Varney - 29 décembre 2017
     

CRITIQUE

L’irrésistible panache des Mousquetaires

Mais quelle bonne idée que de programmer non seulement une opérette mais en plus ces fameux Mousquetaires au Couvent dont la mémoire populaire dispose dans ses replis anciens de la quasi intégralité de la partition ! Et si ce n’est l’intégralité, comment oublier la chanson de l’Abbé Bridaine ou encore les couplets de Brissac : « Pour faire un brave mousquetaire », tout comme la romance de Marie : « Mon Dieu que mon âme incertaine », ou celle de Gontran : « Il serait vrai, ce fut un songe », l’ariette de Brissac : « Gris, suis-je vraiment gris » et enfin ce superbe quintette de l’échelle, pour ne citer que ces mémorables morceaux d’une partition d’une rare élégance, partition qui flirte souvent avec le genre opéra-comique.

Le déplacement en Avignon s’imposait donc, même si l’Opéra officiel est fermé pour trois ans de travaux et si le théâtre lyrique est accueilli depuis cette saison non loin de la Gare TGV dans un lieu éphémère : l’Opéra Confluence, gigantesque bâtisse en bois disposant de près d’un millier de fauteuils et bien sûr d’une fosse d’orchestre. Si l’acoustique de ce lieu se révèle un peu mate, par contre la visibilité est excellente de toutes les places.



- Photo Cédric Delestrade -

Né à la Nouvelle-Orléans en 1844, Louis, fils du chef d’orchestre français Alphonse Varney, meurt soixante-quatre ans plus tard à Cauterets. Entretemps, il aura composé une quarantaine d’opérettes dont la plus célèbre demeure encore de nos jours Les Mousquetaires au Couvent. Créée aux Bouffes-Parisiens en 1880, cette œuvre connaît immédiatement un immense succès qui ne s’est jamais démenti depuis. Cette histoire de mousquetaires amoureux de jeunes filles pensionnaires dans une institution religieuse, jeunes filles qu’ils vont tenter d’enlever déguisés en moines, est bien sûr la trame idéale pour les situations les plus échevelées. Il n’est rien de dire combien Valérie Marestin (mise en scène) s’en empare avec gourmandise pour nous offrir une sorte de vaudeville lyrique tourbillonnant. Dans les décors et lumières d’Hervé Cherblanc et avec l’appui du chorégraphe Eric Belaud, Valérie Marestin nous offre un festival burlesque qu’elle transpose de nos jours, les mousquetaires devenant des chasseurs alpins, la prise de voile à laquelle sont condamnées Marie et Louise se transforme en mariage de convenance et la menace de mort sur le Gouverneur s’apparente à une tentative d’attentat. Soit. Peu importe en fait car le livret est assez solide pour, quoi qu’il en soit, allumer des étincelles de rire chez les spectateurs. D’autant que la direction des chanteurs est ici alerte, précise, chaque geste faisant mouche. En fait, c’est un spectacle intelligent, qui fonctionne à merveille.



De gauche à droite : Antonio Figueroa (Gontran), Frédéric Cornille (Brissac) et Franck Leguérinel (Bridaine)

Frédéric Cornille, un Brissac irrésistible

Sous la direction musicale de Dominique Trottein, un plateau d’une belle qualité d’ensemble défend ce chef d’œuvre d’un genre trop mal aimé. Claire de Monteil impose une Simone à l’abattage incendiaire, Pauline Rouillard et Amaya Dominguez, respectivement Marie et Louise, incarnent les nièces du Gouverneur avec délicatesse, affrontant les relatives embûches vocales de ces deux rôles avec une autorité que l’on aurait souhaitée plus affirmée cependant, Maryse Castets et sa prosodie parfaite est une Supérieure de luxe, de même qu’Isabelle Guillaume (Sœur Opportune). Côté messieurs, saluons tout d’abord le métier et la diction inattaquables de Franck Leguérinel, impayable Bridaine. Antonio Figueroa, malgré une approche vocale sans faille, semble en retrait dans le personnage de Gontran, certes un amoureux transi mais qui devrait rester un mousquetaire, palsambleu ! Du coup, c’est dans le rôle, il est vrai en or, de Brissac, que va s’imposer le héros de la soirée, le baryton Frédéric Cornille. Après ses couplets du 1er acte que l’on attendait plus brillants (le trac certainement dans le cadre d’une prise de rôle), le deuxième acte dévoile le talent de cet artiste dans toute son ampleur. Dans sa robe de bure, et du haut de ses presque deux mètres, Frédéric Cornille envahit le plateau et délivre une scène de la griserie à hurler de rire, littéralement anthologique. Son baryton ambré, l’homogénéité de la voix, le phrasé, la musicalité, l’aisance dans le registre aigu abordé sans crainte aucune et projeté avec vaillance, tout cela ajouté à un engagement scénique époustouflant et une véritable vis comica en fait un interprète simplement idéal. Saluons enfin pour leur participation au succès de cette représentation l’ensemble des autres rôles, ainsi que les Chœurs et le Corps de ballet, parfaitement au diapason de cette folle histoire et de cette sympathique production.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 8 janvier 2018

 

infos
 

Renseignements et réservations :

www.operagrandavignon.fr


 
 
Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines

 
2018-2019
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index