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Livres/ Le Corps de la Liberté - Jorge Coli
     
COUP DE CŒUR    
     

J’écris ton nom...

Avec son remarquable travail sur Gustave Courbet : « L’atelier de Courbet », en 2007, Jorge Coli s’imposait comme connaisseur incontournable de l’art du XIXe siècle. Voilà que, remettant sur le métier, l’ouvrage, son nouvel opus confirme, s’il en était besoin, sa place de passionné de ce siècle. Il rassemble ici en un seul volume, plusieurs essais, parus au Brésil, sur la peinture du XIXe siècle, essais qui n’avaient jamais été traduits ni publiés en France.

Il faut remercier les Editions de l’Université Grenoble-Alpes, d’avoir permis la diffusion de ces essais de Jorge Coli dans la collection « Iconographie en débat », dirigée par Danielle Gallo et Daniel Lançon, collection dont l’objectif est de mettre l’accent sur le renouvellement de cette science, depuis plus d’une cinquantaine d’années et l’irruption des divers modes d’investigation iconologiques.

O

Jorge Coli, est docteur en philosophie, diplômé de l’Université de São Paulo, titulaire de la chaire d’Histoire de l’art et de la Culture de l’Institut de philosophie et sciences humaines de l’Université de Campinas (SP) dont il assure actuellement la direction, animateur infatigable de conférences, d’expositions sur l’art de ce siècle.
Dans ce nouvel ouvrage, il établit sa réflexion sur la manière dont les peintres, en cette période héritière du « Siècle des lumières », ont travaillé sur les différentes façons de représenter le concept de « liberté ». Dès l’introduction, l’auteur nous donne l’élément déclencheur de ce qui est le sujet de ces essais.

« Je me souviens [nous dit-il, preuve de son éclectisme et de sa curiosité] d’une couverture de la revue L’Echo des Savanes […] consacrée à la liberté ; le dessin de Maëster semblait fondre la célèbre allégorie de Delacroix avec l’image de la femme-enfant fatale créée par Gustav-Adolf Mossa. Maëster accentuait l’exubérance sexuelle de cette dame aux formes généreuses, aux dimensions énormes, qui découvre ses seins et son sexe, et brandit l’annulaire de sa main gauche. Devant elle, de petits hommes forment une ronde apeurée : un pape, un président, un rabbin, un imam, un policier. Le dessin trace le chemin essentiel et urgent que doivent prendre les combats libertaires de notre époque si conservatrice : la voie de la sexualité et du plaisir, contre les fondamentalismes religieux et la moralité répressive. Quelles formidables questions suscite la liberté, ce mot si présent et si impérieux aux XIXe et XXe siècles… ! »
La liberté surgit dans les œuvres, dans ses ramifications concrètes et singulières ; elle se multiplie et crée des configurations parfois contradictoires, comme autant de présences diverses. « Toutes les études ici réunies, ajoute-t-il, ont pour centre ou présupposé les différents aspects de la liberté, dans les arts depuis le XIXe siècle. Cette liberté, publique, politique, collective, individuelle ou artistique, une et multiple, […] où le protagoniste n’est autre que le corps, bien physique. Les concepts avec toute leur épaisseur, deviennent visibles grâce à l’art… »
Voilà donc posées les fondations sur lesquelles vont se bâtir toutes les analyses d’œuvres proposées par l’auteur et illustrées dans cet ouvrage. Le choix se porte sur David (transition essentielle entre un XVIIIe finissant et un XIXe romantique), Delacroix et Goya à l’époque de l’occupation napoléonienne.
Tout cela nous donne un livre dense, touffu mais clair, avec des réseaux transversaux qui font appel au cinéma, au roman policier, à l’opéra, à la littérature. C’est une somme de savoirs, de découvertes, somme de passions qui nous permet de redécouvrir ce qu’on croyait connaître. Bref une sacrée expérience !

Christian Chauzy
Article mis en ligne le 7 juin 2016

 

infos
 
 

Le Corps de la Liberté - Essais sur la peinture du XIXe siècle, de Jorge Coli (ed. ELLUG - MSH-ALPES - UNIVERSITE GRENOBLE-ALPES) traduit du portugais (Brésil) par Martine Avril -
277 pages, 32 €

 

 

 

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