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Livres/ Brahms par ses lettres - Christophe Looten
     

Brahms que l’on aime

Le courrier intime des grands compositeurs révèle souvent des aspects inattendus de leurs personnalités. S’agissant de Johannes Brahms, les lecteurs francophones pouvaient se sentir frustrés. Le grand compositeur d’une impressionnante palette d’œuvres majeures restait jusqu’à récemment un mystère épistolaire, puisqu’il n’existait aucune traduction française des 6840 lettres que le Brahms Institut de Lübeck a recensées ! Grâce à ce recueil de traductions d’un choix significatif de missives, l’auteur et commentateur de cet ouvrage, Christophe Looten, rompt ainsi un silence éditorial qui n’avait que trop duré.

O

Contrairement aux dispositions habituelles, ce spécialiste de la musique allemande de la seconde moitié du XIX° siècle a choisi un ordre thématique plutôt qu’une succession globalement chronologique, comme elle avait été adoptée, par Actes Sud également, dans l’édition monumentale de la correspondance de Beethoven. Ici, l’ouvrage classe ces lettres selon quinze thèmes qui s’échelonnent de « Brahms et ses œuvres » à « Brahms et la mort » en passant par « La fin de Robert Schumann », « Brahms et les éditeurs de musique », « Clara Schumann » ou encore « Brahms et l’argent »… Bien sûr, au sein de chaque thème, l’ordre chronologique est respecté. Il faut un certain temps pour s’habituer à cette organisation, mais elle aide à la découverte ou redécouverte du personnage qui se cachait derrière sa production musicale. Quelques points fondamentaux émergent de cette collection. On découvre ainsi un homme solitaire, plutôt « taiseux » dont chaque lettre reste d’une longueur réduite, allant droit au but.

C’est sa correspondance avec Clara Schumann qui trace le portrait d’un homme sensible et émouvant. On connaît ses liens étroits avec Robert et Clara Schumann qui ont révélé son génie de compositeur au monde musical de l’époque. Sa reconnaissance va de pair avec les sentiments les plus affectueux qui n’ont cessé de le lier au couple de musiciens. On soupçonnait l’intensité des liens qui l’attachaient à Clara, devenue veuve de l’ami et mentor. On peut maintenant parler d’un amour, probablement chaste, qui transparaît dans sa correspondance avec Clara, mais qu’il avoue carrément dans une lettre à un ami proche.
On observe également ses relations avec ses contemporains compositeurs, et notamment avec Wagner auquel l’opposait une vision bien différente de la mission de musiciens. L’un de ses plus fidèles amis dans ce domaine reste évidemment le grand violoniste et compositeur lui-même, Joseph Joachim, celui vers lequel il se tournait dès qu’il envisageait d’écrire pour le violon. Ses préoccupations avec ses divers éditeurs prennent une part importante de ses échanges, de même que l’organisation des concerts de ses œuvres. Ses dernières lettres, celles qui précèdent de peu sa disparition à l’âge de 64 ans, s’avèrent d’autant plus émouvantes qu’il ne s’étend pas sur les souffrances qui étaient les siennes.
L’écriture même de ces missives s’avère parfois assez confuse. La pensée de Brahms n’était peut-être pas d’une limpidité absolue, comme il l’admet lui-même par endroits. En outre, la traduction n’est pas toujours à même de transposer en français les jeux de mots qu’il semblait affectionner.
Ce portrait en creux (puisque seules quelques citations en bas de page mentionnent les lettres qui lui étaient adressées) apparaît donc à la fois utile et significatif. Brahms enfin révélé.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 22 avril 2018

 

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Brahms par ses lettres
par Christophe Looten

Editions Actes Sud
491 pages
Prix FNAC : 23,90 €

 

 

 

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