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Festivals/ Festival Castell Peralada 2016 - Turandot – Giacomo Puccini
8 août 2016
     

CRITIQUE

Turandot, le chef-d’œuvre inachevé, sans cesse renouvelé

La nouvelle production de l’opéra-testament de Giacomo Puccini (1858-1924), créé en 1926 à Milan, achevé par Franco Alfano, ne cesse de poser des problèmes métaphysiques aux metteurs en scène. Que faire de ce final, un immense duo que Puccini souhaitait à l’égal de celui de Tristan et sur lequel le destin ne lui laissa pas le soin de poser le mot fin ? La plupart des théâtres opte musicalement pour celui signé Franco Alfano. Demeure ouverte l’option dramatique.



Les trois ministres Ping, Pang et Pong - Crédit photo : Toti Ferrer -

Coup sur coup, deux metteurs en scène viennent d’adopter le même angle d’approche : Calixte Bieito au Capitole de Toulouse et Mario Gas au Festival de Peralada 2016. Ce dernier va même plus loin et, dans un souci pédagogique plus que louable, annonce en off l’historique de ce final. Immédiatement après, tous les protagonistes, en tenue de soirée actuelle, chantent donc ce fameux final, pour le plus grand plaisir du public et afin de détacher ce qui est de la main même du compositeur de la suite. Et ceci devant le décor unique du spectacle, à Peralada, devenu une simple toile de fond et non plus un élément du drame. Franchement, le procédé est payant et satisfait ainsi tout le monde. Mario Gas, avant tout acteur et metteur en scène de théâtre dramatique, s’aventure de temps en temps dans le théâtre lyrique. Avec bonheur, il donne ici une fluidité extraordinaire au dispositif scénique (une simple mais habile tournette), aux somptueux chœurs Intermezzo (Real de Madrid), aux trois ministres et à l’ensemble des autres protagonistes. Efficace, précise, concise, signifiante, sa mise en scène respecte l’œuvre à la lettre et nous plonge dans l’univers des contes et légendes de la Chine ancienne sans détour aucun, si ce n’est celui de faire porter à Ping, Pang et Pong, des smokings qui en disent long sur la pérennité de la corruption dans les milieux politiques…



Turandot (Irène Théorin) - Crédit photo : Toti Ferrer -

Irène Théorin, LA Turandot du moment

Cette soprano suédoise chante depuis pas mal d’années et toujours avec le même succès des rôles dits « écrasants ». Brünnhilde, Elektra, Turandot sont en effet ses compagnes habituelles sur toutes les scènes de la planète. Authentique « dramatique », elle impose un médium et un aigu fulgurants, capables d’affronter les tutti les plus volcaniques. Mais Irène Théorin ne se contente pas de volume. Loin s’en faut. Elle se détache de pas mal d’autres interprètes de ce rôle en lui conférant une musicalité, un phrasé et des demi-teintes qui donnent ainsi un autre portrait vocal de la Princesse de glace. Superbe !
Las, en ce soir du 8 août, dès le premier acte, l’indisposition du ténor italien Roberto Aronica (Calaf) n’était que trop flagrante. Une annonce dès le début du second acte confirmait la chose. Faisant appel à toutes ses ressources, cet élève du légendaire Carlo Bergonzi est arrivé au bout du rôle tant bien que mal, récoltant au rideau final une ovation largement méritée pour son courage.  La jeune soprano mexicaine Maria Katzarava aborde aujourd’hui des rôles tels que Tosca, Dedemona, etc. Autant dire qu’elle ne fait qu’une bouchée de Liu, lui apportant des sons filés miraculeux, une belle longueur de souffle, de remarquables messa di voce et une puissance expressive peu commune. Une artiste à suivre certainement.



Timour (Andrea Mastroni), Liu (Maria Katzarava) et Calaf (Roberto Aronica)
- Crédit photo : Toti Ferrer -

Autre chanteur à la tenue vocale remarquable, la basse italienne Andrea Mastroni (Timour) éblouit par une voix d’une parfaite homogénéité de registres, parfaitement timbrée et projetée, sonore et d’une belle rondeur. Il fait ses débuts à New York et à Londres dès la saison prochaine et il serait étonnant de ne pas en entendre parler dans un futur très proche. Saluons également, et bien bas, autant pour leur composition scénique que leur interprétation vocale, les trois ministres : Ping (Manel Esteve), Pang (Francisco Vas) et Pong (Vicenç Esteve Madrid), sans oublier l’impérial (pour une fois !) Altoum de Josep Fado et l’autoritaire Mandarin de José Manuel Diaz.
Dans la fosse, l’Orchestre Symphonique du Grand Théâtre du Liceu de Barcelone, sous la direction ensorcelante de Giampaolo Bisanti, nous donne à entendre toute la modernité de cette partition. Décidément un immense chef d’œuvre !

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 12 août 2016

 

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