www.classicToulouse.com
Entretiens
 
Juan Diego Flórez
Grands Interprètes
09/06/2017
Francis Grass
Théâtre du Capitole
02/04/2017
Christophe Ghristi
Théâtre du Capitole
02/04/2017
Robin Ticciati
Grands Interprètes
21/10/2017
Julia Lezhneva
Grands Interprètes
19/11/2016
Clara Cernat
Rencontres musicales
de Nailloux
15 au 23/10/2016
Joel Prieto
Théâtre du Capitole
Béatrice et Bénédict
05/10/2016
Jean-Jacques Groleau
Théâtre du Capitole
19/09/2016
Jean-Marc Andrieu
Les Passions
30ème anniversaire
07/06/2016
Kader Belarbi
Ballet du Capitole
Paradis Perdus
13 au 17/04/2016
Ángel Rodriguez
Ballet du Capitole
Thousand of Thoughts
13 au 17/04/2016
Kader Belarbi
Ballet du Capitole
Giselle
20 au 31/12/2015
Joël Suhubiette
Laurent Adnet
les éléments
Abendlied / Morgenlied
13/11/2015
Philippe Bianconi
Orchestre du Capitole
29/10/2015
Tugan Sokhiev
Orchestre du Capitole
10/10/2015
Aurélien Bory
Théâtre du Capitole
Le Château de Barbe-Bleue
Le Prisonnier
01/09/2015
Frédéric Chambert
Théâtre du Capitole
Teatro Municipal de
Santiago de Chile
28/08/2015
Gianandrea Noseda
Orchestre du Capitole
22/04/2015
Joël Suhubiette
Laurent Adnet
les éléments
¡ Viva Iberia !
24/02/2015
Joel Prieto
Théâtre du Capitole
Doña Francisquita
09/12/2014
Marianne Crebassa
Orchestre du Capitole
30/10/2014
Sophie Pacini
Piano Jacobins
06/08/2014
Etienne Mougeotte
Frédéric Chambert
Théâtre du Capitole
18/05/2014
Tanguy Viel
Théâtre du Capitole
09/04/2014
Clara Cernat
Violoniste et altiste
26/03/2014
Philippe Hurel
Théâtre du Capitole
19/03/2014
Benjamin Attahir
Olivier Stankiewicz
Orchestre du Capitole
28/02/2014
Bertrand Maon
Chœur de chambre
les éléments
20/02/2014
Josep Pons
Orchestre du Capitole
22/01/2014
Menahem Pressler
Orchestre du Capitole
03/12/2013
Thomas Søndergård
Orchestre du Capitole
10/10/2013
Natalie Dessay
Théâtre du Capitole
21/09/2013
Charles Castronovo
Théâtre du Capitole
17/09/2013
Tugan Sokhiev
Orchestre du Capitole
29/06/2013
Roberto Scandiuzzi
Théâtre du Capitole
30/05/2013
Kateryna Shalkina
Yoël Carreño
Ballet du Capitole
Le Corsaire
17/05/2013
Mark Opstad
Maîtrise de Toulouse
16/05/2013
 

 

Entretien avec Jean-Jacques Groleau - Théâtre du Capitole
19/09/2016
     

En attendant la nomination du successeur de Frédéric Chambert, Jean-Jacques Groleau assure la direction artistique du Théâtre du Capitole

Classictoulouse  : Quel est le parcourt qui vous a amené en responsabilité au Théâtre du Capitole ?

Jean-Jacques Groleau : En tant que journaliste, j’ai longtemps écrit dans des revues comme Diapason et Classica, tout en écrivant des notices pour des théâtres comme celui du Châtelet et des maisons de disques comme EMI, Warner aujourd’hui, par exemple. Lorsque j’ai quitté mes fonctions de directeur de l’administration artistique à l’Opéra de Montpellier, j’ai appris que Frédéric Chambert était à la recherche d’un dramaturge. J’ai candidaté. Et voilà. Il est clair que mon agrégation de lettres classiques m’aide énormément dans cette activité d’écriture. Mais cette connaissance universitaire ne me serait pas d’un grand secours sans cette passion que je développe depuis ma prime adolescence pour l’opéra. A l’âge où mes camarades jouaient au foot, mon truc était de faire des distributions idéales à partir des disques que j’écoutais dès que j’avais une minute.

 : Quand votre goût pour l’opéra s’est-il manifesté et comment est-il né ?

J.-J. G. : Tout petit j’ai littéralement baigné dans la musique car ma grand-mère était professeur de piano. J’adorais écouter Chopin, Brahms, etc. L’art lyrique demeurait alors étranger à ma sensibilité. Le choc esthétique est venu avec le Don Giovanni de Joseph Losey que j’ai vu à la télévision. Je ne m’explique toujours pas le séisme intellectuel qui m’a saisi, mais c’est ainsi. Une sorte de révélation. Pour l’anecdote, j’ai immédiatement demandé à ma mère de m’acheter l’enregistrement de ce Don Giovanni, celui de la tv bien sûr et elle est revenue avec celui dirigé par Giulini. J’étais fou furieux ! Bon, en même temps, j’avais 11 ans et j’ignorais alors que j’avais entre les mains une édition de référence de cette œuvre.



Jean-Jacques Groleau - Photo Patrice Nin -

: Succéder assez brutalement à Frédéric Chambert est une lourde tâche, surtout dans un théâtre dont la notoriété internationale est incontestée. Vous n’avez cependant pas hésité à remplir cet intérim.

J.-J. G. : J’hésite d’autant moins que je considère que c’est un honneur de travailler dans une telle maison d’opéra. J’ai d’autant moins hésité que j’ai assumé des fonctions similaires pendant plusieurs années aussi bien à l’Opéra national du Rhin qu’à l’Opéra-Orchestre national de Montpellier. Certes chaque maison a ses particularités, mais globalement toutes ces activités me sont familières.

 : A combien de temps est estimé ce remplacement provisoire ?

J.-J. G. : Le temps du recrutement d’un nouveau directeur. Le processus est en cours.

 : Comment gère-t-on un tel changement de position hiérarchique entre collègues, du jour au lendemain ?

J.-J. G. : Depuis trois ans que je suis ici, j’ai eu la chance de créer de véritables liens de confiance avec l’ensemble du personnel de cette maison que j’ai croisé dans tous les secteurs de notre activité. A vrai dire, si j’ai accepté cette mission d’intérim c’est aussi parce que je savais que j’aurais le soutien de toutes les équipes.

 : Cette saison ainsi que celle à venir sont déjà largement programmées. Vous devez donc assurer des choix qui, peut-être, ne seraient pas les vôtres.

J.-J. G. : Les directeurs de maisons d’opéra sont nommés une à deux saisons en amont. En effet notre temps de travail et notre métier nous obligent à énormément anticiper. Assurer une saison que l’on n’a pas faite est le lot de tous les directeurs d’opéras. Cela dit, je n’ai qu’à me réjouir d’assumer cette saison entièrement faite par Frédéric Chambert car elle est très riche musicalement, pleine de découvertes. A ce titre, par exemple, Le Prophète de Meyerbeer qui est programmé en fin de saison est un ouvrage clé du répertoire français dans le genre grand opéra. C’est la même chose pour notre prochain Ernani de Verdi, du jeune Verdi pourrions-nous dire ; c’est l’ouvrage pivot du génie de ce compositeur. Bien sûr il y a aussi les incontournables dans une maison de répertoire comme la nôtre. Cette année, ce sont le Mozart de L’Enlèvement au sérail, le Donizetti de Lucia di Lammermoor et le Rossini du Turc en Italie. Sans oublier notre spectacle de fin d’année, que l’on peut qualifier, si l’on veut, d’opérette, je parle du Candide de Bernstein. Et comment ignorer la création de L’Ombre de Vinceslao sur une musique de Martin Matalon et un livret ainsi qu’une une mise en scène de Jorge Lavelli, dans la cadre d’une très importante coproduction avec d’autres théâtres et institutions lyriques françaises. La partition de cet opéra fait souvent allusion aux rythmes de la musique d’Amérique du Sud, tango et bandonéon inclus. Sans oublier bien sûr le spectacle inaugural de la présente saison, le Béatrice et Bénédict d’Hector Berlioz, un ouvrage admirable, avec quelques-unes des plus belles pages de tout le romantisme français.

 : Quelle est votre réflexion quant au palmarès du dernier Concours de chant de Toulouse qui a vu une véritable mainmise des jeunes chanteurs coréens ?

J.-J. G. : C’est une constante au niveau mondial depuis une vingtaine d’années. Même en Allemagne, terre musicale s’il en est, les apprentis chanteurs n’ont pas l’acharnement des Coréens à se perfectionner. Il est clair que, techniquement, ils sont parfois plus prêts que nos jeunes. Tout en sachant que les meilleurs des nôtres sont souvent déjà dans le circuit et ne se présentent donc pas autant dans ce genre de concours. De plus, depuis quelques années, il faut bien reconnaitre que les Coréens sont très affûtés aussi stylistiquement.

: Vous voilà aux commandes du navire amiral historique de la culture toulousaine. Dans quelle situation se trouve-t-il ?

J.-J. G. : Une situation que je qualifierais d’exceptionnelle dans le paysage culturel français actuel grâce au soutien indéfectible de Toulouse Métropole à son théâtre (opéra et danse) et à son orchestre. Grâce aussi aux équipes de cette maison dans tous les domaines, les artistes se disputent l’honneur et le bonheur de venir travailler au Théâtre du Capitole.

 : Etes-vous candidat pour succéder à Frédéric Chambert ?

J.-J. G. : Oui et avec enthousiasme !

Propos recueillis par Robert Pénavayre le 19 septembre 2016

 

infos
 

Renseignements sur la saison du Théâtre du Capitole :

www.theatre-du-capitole.fr




 
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index