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Disques/CD / La Vanità del Mondo – Philippe Jaroussky
     

Sur les sommets de l’oratorio italien baroque

Entre deux confinements, du 5 au 12 juin 2020, Philippe Jaroussky et l’ensemble Artaserse ont exploré, à cinq reprises pour la première fois au disque, le monde de l’oratorio italien de l’époque baroque, convoquant pour ce faire des compositeurs transalpins tels que Pietro Torri (1655-1737), Alessandro Scarlatti (1660-1725), Fortunato Chelleri (1690-1757), Antonio Caldara (1670-1736), Antonio María Bononcini (1677-1726), Nicola Fago (1677-1745) et Benedetto Marcello (1686-1739).

Mais comment dans un pareil programme faire l’impasse sur deux autres compositeurs que ce contre-ténor interprète depuis de longues années et au plus haut niveau : Haendel (1685-1759) et Hasse (1699-1783), des compositeurs allemands dont l’influence italienne dans les deux oratorios choisis ici est des plus évidentes. Deux extraits sur lesquels il convient de s’arrêter un instant.Tout d’abord celui composé par le plus britannique des musiciens allemands, Georg Friedrich Haendel pour ne pas le citer. Le moins que l’on puisse dire est qu’il a une longue histoire un peu à rallonge. L’histoire d’une sarabande que l’on trouve déjà dans Almira, un opéra composé pour Hambourg en 1705, puis, pour Rome en 1707, dans l’oratorio Il Trionfo del Tempo e del Disinganno, pour enfin la voir triompher et devenir l’un des airs les plus célèbres de ce compositeur dans ce chef-d’œuvre de l’opéra baroque qu’est Rinaldo créé à Londres en 1711. Entre temps, de 1707 à 1711, les paroles passeront de Lascia la spina à Lascia ch’io pianga, devenant un standard chanté par toutes les voix de l’opéra. Ou presque !

O

Afin de respecter la thématique de cet album, Philippe Jaroussky a donc choisi la version de 1707.
Quant à l’air illustrant le génie en la matière de Johann Adolph Hasse, il est extrait de La Conversione di Sant’Agostino, un oratorio créé à Dresde en 1750. C’est l’une des plages les plus importantes de ce disque. Précédée d’un ample récitatif accompagné montrant le trouble d’Augustin mettant tout son espoir dans sa conversion, l’aria qui suit nous le dépeint dans une véritable explosion de lumière.

Dans cet album se croisent les grandes figures de l’Ancien Testament. Jusqu’à Dieu lui-même ! A très juste titre, Philippe Jaroussky commente ses choix, soulignant notamment combien adapter ces grands mythes implique un plus haut degré de spiritualité que peindre les passions amoureuses d’un prince ou d’une reine.
La lecture des titres des autres œuvres dont nous pouvons ici entendre des extraits suffit à donner toute la profondeur de cette sélection : Abramo, La Giuditta, Dio sul Sinai, Assalonne, La Decollazione di San Giovanni Battista, La Vanità del Mondo qui a donné son titre à cet album, Il Faraone sommerso, Santa Ferma, Morte et Sepultura di Christo. Un panorama éblouissant de ce répertoire !
Le contre-ténor, qui dirige également l’ensemble Artaserse, s’immerge dans ces partitions avec une virtuosité mais également un engagement dramatique de tous les instants. Il nous entraîne dans un véritable voyage spirituel, nous guidant d’une voix dont on connaît la parfaite pureté, l’élégance, mais aussi la capacité d’interpréter la plus impalpable des émotions, la plus violente colère comme la plus extatique des joies. Un album qui finalement nous remplit de lumière en ces temps, parfois, de profond découragement…

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 15 novembre 2020

 

Infos
 


« La Vanità del Mondo – Philippe Jaroussky » - Erato – 1 CD – 16,99 €

 

 

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