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Benjamin Bernheim
Récital
J. S. Bach, F. Chopin
Influences
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P. Burgan
Sphères, Le Lac, Vagues
L. van Beethoven
Quatuors à cordes
"Razumovsky" n° 7 et n° 8
Quatuor Ebène
H. Berlioz
Requiem
John Nelson, direction
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Verdi - Donizetti
G. B. Pergolesi, A. Scarlatti
Les Passions
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D. Chostakovitch
Les quinze symphonies
Dresdner Philharmonie
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Lise Davidsen
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Songbook
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Colombus
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Les éléments
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Iberia
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Voyage musical en
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Kian Soltani, violoncelle
D. Chostakovitch
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H. Berlioz
The complete work
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MozHayique
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De la valse à l'abîme
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Les Passions
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Vent des Royaumes
P. Burgan
Les Spirituelles
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G. P. Cima
Concerti Ecclesiastici
Les Sacqueboutiers
J. Adams
Leila Josefowicz, violon
David Robertson, direction
B. Bartók
Renaud Capuçon, violon
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H. Berlioz
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The complete work
J. Reubke
Mūza Rubackytė, piano
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Denis Pascal, piano
G. Verdi
Aïda
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Georg Solti
F. Schubert - A. Dvořák
Münchner Philharmoniker
Sergiu Celibidache, dir.
 

 

Disques/CD / Benjamin Bernheim - Récital
     

Un programme en forme de CV

Vous ne le connaissez peut-être pas. Il est français malgré un nom qui le rendrait compatriote de Goethe. Le signataire de ces lignes l’a entendu pour la première fois à l’Opéra de Lyon en janvier 2010, Benjamin a alors tout juste 25 ans et chante le rôle d’Edmond dans une nouvelle production de la Manon Lescaut de Giacomo Puccini, un Edmond que je qualifiais alors de luxueux.

Du temps a passé et de seconds rôles voici notre ténor titulaire de premiers emplois sur les plus grandes scènes de la planète : Munich, Vienne, Paris, Londres, Milan. New York ne devrait pas logiquement tarder…
Pour l’heure DGG lui offre une vitrine incomparable : un récital avec orchestre et dans un programme qui a tout d’un CV en cela qu’il expose soit des rôles qu’il a déjà interprétés, soit des rôles qui lui sont pour l’instant étrangers mais au demeurant largement dans ses cordes. A vrai dire, c’est une succession de tubes de la gent ténorisante.

O

Quoi de plus normal d’ailleurs. De Werther à La Bohème, de L’Elisir d’amore à La Damnation de Faust, en passant par les inévitables Roméo et Juliette, La Traviata, Eugène Onéguine, Rigoletto, Manon, Lucia di Lammermoor, Faust et Luisa Miller, ils sont tous là, y compris pour le coup un rarissime Dante de Benjamin Godard représenté à l’Opéra-Comique en 1890 alors que le compositeur a 41 ans et s’éteindra cinq ans après. C’est le chef d’orchestre Emmanuel Villaume, à la tête du PKF Prague Philharmonia qui accompagne ce chanteur dans un périple propre à nous faire découvrir l’étendue de son talent.

Ce qui s’impose d’emblée est certainement la luxuriance d’un timbre littéralement solaire. Vient ensuite l’infinie musicalité dont sa technique est capable de parer des phrasés longs et généreux. Si l’on peut remarquer un semblant de dureté dans l’émission du haut médium forte, par contre il faut souligner combien celle-ci disparaît totalement dans le haut d’un registre supérieur (si bémol, si naturel, contre ut) absolument impérial et d’une parfaite rondeur. Certes la tessiture de ce lyrique ne va pas se perdre dans un registre grave appuyé, mais l’ambitus est largement suffisant pour rendre justice à son répertoire actuel. Une plus grande introspection dramatique devrait amener ce ténor vers des sommets, mais déjà la démonstration est faite que nous tenons-là, aux quelques menues réserves ci-dessus, un interprète précieux dont toute grande scène aura du mal à se passer à l’avenir.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 20 novembre 2019

 

Infos
 


« Benjamin Bernheim » Récital – 1 CD DGG –
Enregistré en 2018 et 2019 - 15,99 €

 

 

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