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Concertos n° 1 et 2 pour
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Disques/CD /Andreas Bauer Kanabas – Récital « Love and Despair »
     
COUP DE CŒUR    

L’Opéra de Francfort détient une pépite !

Ce trésor de la troupe de l’Opéra de Francfort a pour nom Andreas Bauer Kanabas. Vous ne le connaissez peut-être pas car ses attaches avec la scène allemande le privent d’une carrière qui devrait être largement internationale et au plus haut niveau. Le Théâtre du Capitole a cependant eu le plaisir de l’accueillir par trois fois. En 2012 successivement pour La Clémence de Titus de Wolfgang Amadeus Mozart (Publio) et Tannhäuser de Richard Wagner (Biterolf) puis dans Lucrezia Borgia de Gaetano Donizetti (Don Alfonso en 2019).

Le souvenir est clair et précis bien sûr : une grande voix, un artiste engagé mais dont les rôles cités ci-devant ne permettent pas de capter toute la potentialité. Fort heureusement un récital enregistré en 2019 et paru tout récemment permet de rétablir la vérité. Dans toute son ampleur. Et tout d’abord admirer la maîtrise ici exprimée de six langues !

O

Le programme s’ouvre avec l’impétueux aria suivi de sa volcanique cabalette de Silva dans l’Ernani de Giuseppe Verdi. A la fin, tout est dit, d’un legato magnifique aux nuances les plus veloutées, d’un souffle d’une incroyable longueur soutenu par un appui en acier, d’un timbre mordoré à un gigantesque ambitus s’exprimant en pleine projection du grave à l’aigu, et couronnant le tout, une incarnation permanente digne des plus grands artistes. Il n’y a plus ensuite qu’à se laisser glisser avec gourmandise au fil de ces plages donnant à entendre une basse vraiment exceptionnelle.

Il en est ainsi du grand air de Philippe II (Don Carlos) conjuguant avec beaucoup d’émotion regrets et colère, sans oublier ici les magnifiques interventions de la violoncelliste Inga Ozola dont le phrasé ferait pleurer des pierres. Suit un autre compositeur-signature de cet artiste : Richard Wagner, ici pour le grand monologue de Marke du Tristan et Isolde, une autre déploration ruisselante de la plus infinie tristesse. Seul rôle non encore tenu sur scène dans ce programme, celui d’Aleko de l’œuvre éponyme de Serguei Rachmaninov dont Andreas Bauer Kanabas choisit de nous faire entendre une cavatine se clôturant sur un crescendo vertigineux !
Continuons avec Giuseppe Verdi et tout d’abord l’aria prémonitoire de Banco dans Macbeth suivi de l’un des airs de Zaccaria de Nabucco. Sur ce dernier ouvrage, Andreas Bauer n’avait que l’embarras du choix tant ce rôle est pourvu en pages magnifiques. Il a choisi l’extatique « Vieni, o Levita », une occasion supplémentaire d’exposer un phrasé somptueux. Antonin Dvorak et l’air de Vodni extrait de la célèbre Rusalka et le final du Château de Barbe Bleue de Béla Bartók parachèvent ce panorama littéralement éblouissant d’un chanteur que l’on aimerait entendre davantage en France où peu d’équivalents peuvent lui être opposés.
Soulignons enfin la direction pleine de style(s), de musicalité et d’à propos de Karsten Januschke à la tête du Latvian Festival Orchestra.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 22 novembre 2021

 

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« Andreas Bauer Kanabas – Love and Despair » OEHMS Classics – 1 CD

 

 

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