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Danse/ VM Compagnie- Kafka et la poupée voyageuse
Théâtre Altigone  Saint-Orens / Salle Tempo Léguevin – 11 au 18/10/2013
     
CRITIQUE

Kafka et la poupée voyageuse - Epilogue

Et voici donc l’épilogue de la belle aventure. Tout est au point semble-t-il. Il faut maintenant affronter le verdict du public. Et le rideau s’ouvre enfin devant une salle pleine et les tableaux se succèdent selon le déroulé de ce conte, qui n’en est pas vraiment un si l’on considère qu’il s’agit sûrement d’une histoire vraie, mais comme tous les contes il véhicule des valeurs. Et c’est ce qu’ont voulu exprimer ici Matthew Madsen et les danseurs de la VM Compagnie.



Guillaume Caballé - Kafka - Photo Classictoulouse -

Le parc

Pour cette première rencontre des protagonistes, le chorégraphe a choisi d’ouvrir le rideau sur une image figée, aux couleurs anciennes de gris, blanc et sépia, peuplée de promeneurs : enfants, vieille dame, nurses… Ce parc qui peu à peu s’anime tandis que résonne une musique aigrelette de balalaïka et qu’une voix off présente le thème. Pour ce tableau, aux danseurs de la Compagnie viennent s’adjoindre les « petits » pré-pro. Et tout cela donne une fraîcheur, un allant incroyable à ces jeux d’enfants, saupoudrés de solo et de pas de deux, jusqu’au drame de la disparition de la poupée et l’admirable duo de Dora et Kafka.


Marine Vinay et Florent Cazeneuve
- Photo Classictoulouse -
O

La Hongrie

Le premier voyage de la poupée la conduit en Hongrie et donne lieu à de très beaux ensembles sur la musique de Brahms, en particulier. Les costumes sont joyeusement colorés et les danseurs enchaînent sauts, pirouettes et entrechats avec une aisance et une technique remarquables.

L’Irlande

C’est dans un décor de pub irlandais que se poursuit le voyage de Brigitte. Et nous assistons à une joyeuse fête bien arrosée, où l’on retrouve des danses de caractère, et des saynètes irrésistibles, et au milieu de cette animation, sur une ballade irlandaise, un moment de grâce infinie avec un pas de deux plein de tendresse illuminé par deux jeunes danseurs extrêmement prometteurs : Anaïs Suchet et Jean Charles Dumont.

L’Orient

Pour l’Orient, Matthew Madsen a fait le choix, pour sa chorégraphie, de jouer sur les regards et le jeux des bras et des mains avec un éclairage très doux qui prend le relais de la lueur changeante des photophores portés par les danseurs quand s’ouvre le rideau de la deuxième partie. Les danseuses font ici montre d’une incroyable souplesse. Les bras ondulent, les doigts dessinent d’énigmatiques signes, les mains volent comme des colombes. Tout le tableau est empreint de poésie et de mystère dans une ambiance bleutée où brille la blancheur dorée de la poupée.

L’Espagne

Aux mystères de l’Orient succède le rouge et noir de l’Espagne. Les reins se cambrent, les talons claquent, les bras se dressent et les mains s’ouvrent comme des fleurs. Le duo prend parfois des allures de tango et la musique est loin des guitares gitanes et d’un folklore éculé. Elle rappelle plutôt ces chants séfardis du temps où en Espagne cohabitaient en bonne intelligence plusieurs civilisations avec la Méditerranée pour dénominateur commun.



Jonathan Klein
- Photo Classictoulouse -
 


Tiphaine Prévost et Jonathan Klein
- Photo Classictoulouse -

New-York

Il n’est pas certain que Kafka ait évoqué New York dans ses lettres, mais quel magnifique clin d’œil que celui de Matthew Madsen, véritable Pygmalion pour Jonathan Klein, au jeune danseur qui s’envolera fin novembre pour l’American Ballet Theater qui l’a engagé au sein de sa Compagnie, au terme du Youth America Grand Prix. Pour ce tableau, le chorégraphe a laissé libre cours à l’imagination de ses danseurs, qui explosent de joie de danser mêlant le néoclassique, le hip hop, la street dance. Mais il s’est réservé la chorégraphie du solo et des duos de Jonathan, une merveille de technique, taillée sur mesure pour les qualités d’élévation, de vitesse, de rigueur d’interprétation du jeune artiste.



Le Final dans le Parc - Photo Classictoulouse -

Final

Les voyages se terminent là où a commencé la belle histoire : le parc Steglitz. Les couleurs sont moins sombres, les enfants très joyeux et Elsi retrouve une poupée. Kafka repart au bras de Dora au milieu des rappels des différents pays.

Pour ce nouveau ballet d’une heure quarante, monté, rappelons-le, en quelques semaines, Matthew Madsen n’a pas failli à ses règles personnelles : faire des chorégraphies en fonction des possibilités et des qualités de chacun des danseurs de la Compagnie. Et chacun d’eux, se sentant à l’aise, donne tout : son enthousiasme, sa joie de danser, son application, prolongeant encore et encore les temps de répétition. Typhaine Prévost campe une Elsi qui, comme toute petite fille, passe du rire aux larmes avec une déconcertante facilité, mais une Elsi pour qui la danse n’aurait aucun secret. Caroline Hausmann a su rendre, par son jeu très intériorisé, sa fluidité, toute la tendresse teintée d’inquiétude de Dora. Guillaume Caballé, habituellement le boute en train de l’équipe, est bouleversant de vérité dans le rôle de Kafka.


Maeva Peyrillé - La poupée
- Photo Classictoulouse -
 
Il nous en offre une composition saisissante d’un homme conscient que sa vie s’achève et que le chagrin d’une petite fille touche bien au-delà de ce qu’il aurait pu penser. Son élégance, l’amplitude de ses gestes, le rendent lumineux sur scène.
Maeva Peyrillé incarne une poupée plus vraie que nature. Cette danseuse a tout compris du personnage, son sens de l’interprétation fait merveille. Et l’on peut ajouter à cela une technique irréprochable, de la musicalité et un sourire éclatant. Enfin, comment passer sous silence la magnifique prestation de Jonathan Klein ? Autant ce danseur brille dans ses solos ou ses duos, autant il sait se fondre dans les ensembles quand la chorégraphie l’exige. Sa technique s’affirme de jour en jour. Dans ses pirouettes, ses tours en l’air il vole littéralement. Nous ne pouvons que lui souhaiter le succès qu’il mérite au sein de la prestigieuse Compagnie qu’il va intégrer.

Le public venu nombreux n’a pas boudé son plaisir et les applaudissements ont longuement retenti à la fin du spectacle. Ce ballet mérite d’être vu bien au-delà de Toulouse. Et nous ne pouvons qu’adhérer à la réflexion de cette ancienne danseuse et grand professeur qui nous a confié à la fin du spectacle : « J'ai été très ravie d'assister à ce spectacle. Ces jeunes sont travailleurs, beaux, passionnés et généreux. C'est très rassurant de voir cette troupe heureuse de vivre et de nous faire partager leur envie de danser. Derrière leur technique on sait qu'il y a un grand travail quotidien. Un grand bravo à tous ces enfants de la danse. »

Annie Rodriguez

 

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