www.classicToulouse.com
Annonces
 
Ballet du Capitole
Fokine/Preljocaj
02 au 07/07/2017
 
Critiques
 
Ballet du Capitole
Don Quichotte
Théâtre du Capitole
20 au 25/04/2017
Ballet du Capitole
Dawson/Forsythe/Godani
Halle aux Grains
08 au 12/03/2017
Opéra de Paris
George Balanchine
04/11/2016
Ballet du Capitole
Le Corsaire
20 et 23/10/2016
Ballet du Capitole
Paquita/L'Oiseau de feu
08 et 11/06/2016
Opéra de Paris
Giselle
14/06/2016
Ballet du Capitole
Coppélia
17 et 22/03/2016
VM Ballet - Orchestre
de Chambre de Toulouse
Vivaldi -Quatre Saisons
11/01/2016
Compañía Nacional de
Danza - Madrid
Don Quichotte
02 et 03/01/2016
Ballet du Capitole
Giselle
20, 22 et 27/12/2015
Opéra de Paris
La Bayadère
10/12/2015
Opéra de Paris
Benjamin Millepied
Jerome Robbins
George Balanchine
07/10/2015
Ballet du Capitole
Amour/Amor
03 et 04/04/2015
Ballet du Capitole
La Reine Morte
24 et 27/02/2015
Ballet du Capitole
Entre deux
15 et 16/01/2015
Ballet du Capitole
Mirages - Les Forains
22 et 24/10/2014
Opéra de Paris
Rain, Anne Teresa de
Keersmaeker
21/10/2014
Opéra de Paris
Notre Dame de Paris
Roland Petit
08/07/2014
Ballet du Capitole
Pâques Russes
12/04/2014
Ballet du Capitole
Bach Suites
30/01, 02/02/2014
Opéra de Paris
Le Parc
11/12/2013
Ballet du Capitole
Dans les pas de Noureev
28 et 30/11/2013
Ballet du Capitole
La Bête et la Belle
24 et 27/10/2013
VM Compagnie
Kafka et la poupée
voyageuse
Saint-Orens, Léguevin
11 au 18/10/2013
Théâtre de Chaillot
Light - Maurice Béjart
06/06/2013
Ballet du Capitole
Le Corsaire - Kader Belarbi
16, 17 et 18/05/2013
Ballet du Capitole
Napoli/La Fille mal gardée
28 et 29/03/2013
Ballet du Capitole
Rythmes de danse
22/02/2013
 

 

Danse/ Opéra de Paris - Palais Garnier – George Balanchine 
4 novembre 2016
     

CRITIQUE

Mister B en apothéose et… des souvenirs

Le 26 octobre, nous dit-on, Aurélie Dupont, directrice de la Danse à l’Opéra de Paris, a rendu un vibrant hommage à deux ballerines qui nous ont quittés cette année. Tout d’abord Violette Verdy (1933/2016), décédée en février et, plus récemment, le 19 octobre exactement, Yvette Chauviré (1917/2016). Le programme des cinq premières représentations de ce programme entièrement balanchinien, comprenait Sonatine, un ballet conçu pour Violette Verdy par le chorégraphe new yorkais. Rappelons que cette danseuse fut, de 1977 à 1980, directrice de la Danse à l’Opéra de Paris. Encore en 2012, elle donnait des cours à l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris. Deux immenses danseuses s’en sont allées…

Pour l’heure, en ce 4 novembre, la soirée ne comprend « que », si l’on peut dire, trois ballets signés par le maître du New York City Ballet. Sous la direction de Kevin Rhodes à la tête de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris, le programme s’organise autour de Mozartiana, Brahms-Schönberg Quartet et Violon Concerto. C’est donc, non seulement à un spectacle de ballet que nous sommes conviés, mais également à un magnifique concert.



Mozartiana : Mathias Heymann
- Crédit photo : Sébastien Mathé -
O


Quartet : Dorothée Gilbert et Mathieu Ganio
- Crédit photo : Sébastien Mathé -

Voir la musique et écouter la danse (George Balanchine)

Avec Mozartiana – entrée au répertoire – nous assistons à un chassé-croisé d’hommages réciproques à travers le temps entre Mozart, Tchaïkovski et Balanchine. Chorégraphié sur la Suite n° 4 en sol majeur, op 61 du compositeur russe, ce ballet nous est proposé dans sa seconde version (1981), une première, écrite en 1933, n’a pas grand-chose à voir, si ce n’est la musique qui est la même. Ici nous sommes dans l’abstraction chère à un chorégraphe qui déclarait haut et fort qu’il n’avait pas besoin de danseurs sentimentaux. La musicalité des interprètes règne en maîtresse absolue sur le style balanchinien. Seules quelques rares compagnies peuvent affronter de pareilles exigences techniques. Le Ballet de l’Opéra de Paris fait partie de celles-ci. Ce soir, avec la participation fort bienvenue des élèves de l’Ecole de Danse, notre première Compagnie française est dans toute la maîtrise d’une grammaire impérieuse. En soliste, deux Etoiles, magnifiques bien sûr, il n’est que de les citer : Myriam Ould-Braham et Mathias Heymann, la grâce à l’état pur. A leur côté, un Sujet dont on entendra reparler assurément, en tous cas au vue de sa parfaite prestation de ce soir, Fabien Révillion.



Quartet : Laëtitia Pujol et Stéphane Bullion - Crédit photo : Sébastien Mathé -

Le grand ballet de la soirée est une toute nouvelle ligne dans le répertoire de l’Opéra de Paris où il est entré en juillet 2016 : Brahms-Schönberg Quartet. La musique en est le Quatuor pour piano et cordes en sol mineur, op 25 de Brahms, ici orchestré par Schönberg, un compositeur, inventeur du dodécaphonisme, altiste et violoncelliste également qui a maintes fois joué le grand romantique mort dans la Vienne de l’Empire Austro-hongrois en 1897. Cette transcription musicale dans laquelle affleurent en permanence les chaudes et sombres couleurs brahmsiennes est l’accompagnement – luxueux – d’une chorégraphie qui fait ici largement référence au style classique que dominait, n’en doutons pas une seconde, George Balanchine. Pluie d’Etoiles pour ce ballet.
Dorothée Gilbert et Mathieu Ganio dans un stupéfiant Allegro, Laëtitia Pujol et Stéphane Bullion pour un lumineux Intermezzo. Place ensuite à de superbes Premiers danseurs : Mélanie Hurel et Arthus Raveau pour un Andante très graphique. Et pour finir, le fameux Rondo alla zingarese, ses brillantes variations, son clin d’œil appuyé à la Bohème hongroise, ses czardas avec talonnades et main sur la hanche. Dans cet exercice qui ravit le public, Valentine Colasante (Première danseuse) et Alexandre Gasse, un Coryphée survolté, surpuissant, que l’on devrait retrouver rapidement à d’autres postes plus avancés dans la hiérarchie maison.



Concerto : Hannah O’Neill et Jérémy-Loup Quer - Crédit photo : Sébastien Mathé -

Pour clore cette soirée, le Violin Concerto de Stravinsky offre au Ballet de l’Opéra de Paris l’occasion de renouer avec l’une de leurs plus anciennes « acquisitions » balanchiniennes puisque, en effet, ce ballet est entré dans son répertoire en 1984, soit à peine douze ans après sa création dans sa seconde version, l’originale datant de 1941 et Balanchine l’ayant totalement oubliée. Saluons au passage l’excellence du soliste instrumental de cette redoutable partition, Frédéric Laroque, Premier violon de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Dans les deux Arias qui forment le corps et le cœur de ce ballet d’une demi-heure, Mister B a écrit deux pas de deux qui sont ici offerts, pour le premier à Hannah O’Neill (Première danseuse) et Jérémy-Loup Quer (Sujet), pour le second à Muriel Zusperreguy (Première danseuse) et Karl Paquette (Etoile). Rapidité et puissance se conjuguent dans ces deux passages réclamant une résistance peu commune aux interprètes flirtant ici avec une gestique proche de la gymnastique. Ce qu’ils assument et assurent à la perfection. Tout au long de la soirée, le Corps de Ballet répond présent aux multiples et périlleuses sollicitations de George Balanchine, soulignant par son engagement et sa constante discipline, non seulement son impérieuse qualité mais aussi, et je le répète encore, combien ce répertoire ne peut être que l’apanage des Compagnies qui côtoient en permanence la perfection.
Un spectacle exigeant pour tous, y compris le public, mais porteur de bonheurs esthétiques ineffables.

Robert Pénavayre
Article mis en ligne le 11 novembre 2016

 

infos
 

Pour tout savoir sur la saison 2015/2016 de l’Opéra de Paris :
www.operadeparis.fr


Représentations 
suivantes :

12, 14 et 15 novembre 2016

 
Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines

 
2016-2017
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2017-2018
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index