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Danse/ Ballet du Capitole - Coppélia - 17 et 22 mars 2016
     
CRITIQUE

Coppélia, de la villageoise à Marilyn

Coppélia, à l’affiche de l’Opéra de Paris depuis sa création en 1870 et communément considéré comme le dernier ballet romantique, est l’un des plus populaires ballets pantomimes du répertoire. Trouvant sa source parmi les contes fantastiques d’Hoffmann, cette œuvre fut mise en musique par Léo Delibes et chorégraphiée par Arthur Saint-Léon, tous deux familiers de la danse et du ballet : Sylvia, La Source et Coppélia pour le compositeur et plus de 26 ballets pour le danseur et chorégraphe dont en particulier La Vivandière, Le Petit Cheval Bossu et bien sûr, Coppélia. Au fil des ans, d’autres chorégraphes en firent une relecture : Marius Petipa en 1884, Balanchine en 1974, Roland Petit en 1975, Maguy Marin en 1993.



María Gutiérrez et Davit Galstyan © David Herrero
Le Ballet du Capitole, dans le cadre du Pôle de Coopération Chorégraphique du Grand Sud-Ouest, avait choisi de nous présenter la version qu’en a faite Charles Jude, actuel directeur de la danse à l’Opéra National de Bordeaux, en 1999. Si la trame imaginée au XIXème siècle par le librettiste Charles Nuitter, demeure, l’action, elle, change de siècle et de continent. Nous voici dans un décor de port américain avec un côté tout à fait West Side, le bar, rendez-vous des matelots, une moto et une pompe à essence comme on n’en voit plus, pour le premier acte. Et dans ces décors, déambulent des marins en goguette, de ravissantes barmaids aguichantes et court-vêtues, des amies très années 50 et un groupe de « marlous » aux bras de beautés joliment juponnées !

María Gutiérrez © David Herrero
 

Pour le 2ème acte, Charles Jude a voulu une atmosphère plus fantastique, plus proche de la magie que renferme l’atelier de Coppelius. Si les automates ont gardé leur air d’origine, la « table magique » rajoutée par le chorégraphe permet d’introduire l’élément de folie qui caractérise malgré tout le savant : une femme tronc et à demie manchote pour l’étage supérieur et des jambes dissociées à l’étage inférieur. Et une Solène Montereau inénarrable qui fait des mines et souligne avec force grimaces l’action qui se déroule dans cette pièce où les placards s’ouvrent sur des poupées. Et les trouvailles ne manquent pas : Swanilda, devenue Swanie pour l’occasion, sous ses airs de Marylin accentués par la célèbre robe blanche, se transforme en danseuse espagnole, puis en jeune écossaise, par un tour de passe-passe derrière une cape noire.

Pour ce qui est de la chorégraphie, Charles Jude est resté fidèle, pour les protagonistes, à la grammaire classique et néoclassique. Ce sont les ensembles qui accentuent le côté années 50, avec un style jazzy, qui n’aurait pas déplu à un Gene Kelly, dans le plus pur esprit des films de Stanley Donen. Et l’on y croit, oubliées les jupes brodées et les tresses en couronne, Tony, Maria, les Sharks et les Jets ne sont pas loin ! Le corps de ballet s’engage comme jamais dans cette aventure, avec une énergie et un sens théâtral superbes, et ne dédaigne pas d’esquisser quelques figures de rock !



Julie Charlet et Takafumi Watanabe © David Herrero

Sous la houlette des trois directeurs-chorégraphes Kader Belarbi (Ballet du Capitole), Charles Jude (Ballet de l’Opéra National de Bordeaux) et Thierry Malandain (Malandain Ballet Biarritz) ce Pôle a pour objet de développer des projets visant à mettre en exergue l’esthétique de la danse classique et faire connaitre les créations de ces chorégraphes à travers transmissions et réflexions communes. Ainsi, la saison dernière, Thierry Malandain inscrivait au répertoire du Ballet toulousain son Amour Sorcier. Kader Belarbi vient de présenter, avec le succès que l’on sait, sa Reine Morte à Bordeaux et Charles Jude présente au public du Capitole sa version de Coppélia, du 17 au 22 mars.
Le couple des jeunes amoureux est dansé en alternance par María Gutiérrez – Davit Galstyan et Julie Charlet – Takafumi Watanabe.


Jérémy Leydier © David Herrero

O

María, qui connaît bien le rôle, s’est glissé avec maestria dans cette nouvelle vision. Techniquement excellente, elle démontre encore une fois ses dons étonnants de comédienne. Elle joue de toutes les facettes d’une jeune fille amoureuse : coquette, fâchée, apeurée ou volontaire, parfois retorse, son jeu est limpide. Davit lui donne la réplique avec la vivacité et la force qui est la sienne. Un marin heureux, insouciant, amoureux mais un peu volage. Julie Charlet fait preuve, elle aussi, d’une technique sans faille, peut-être plus gamine dans son jeu, mais elle forme avec Takafumi un couple très attachant. L’élégance naturelle de Takafumi s’accommode fort bien de la gouaille et la décontraction de Fonzy, et fait merveille dans la superbe variation écrite par Charles Jude pour le rôle.
Le chorégraphe a également revu le rôle de Coppélius.

Il l’habille d’un costume rayé, d’un borsalino, vraie gravure de mode à la Al Capone. Jérémy Leydier, qui l’interprète dans la 1ère distribution, est saisissant dans ce rôle. Il donne au mystérieux personnage une épaisseur inquiétante, que renforce la chorégraphie beaucoup plus contemporaine que le reste de l’œuvre. C’est Dennis Calas Valdés qui assurait la deuxième distribution avec beaucoup de maîtrise.
C’est le chef américain Nathan Fifield qui était à la tête de l’Orchestre du Capitole. Spécialiste de la musique de ballet, il est très régulièrement invité par les grandes compagnies internationales de ballet. Par sa lecture de la partition de Léo Delibes, que Charles Jude a souhaité respecter dans son intégralité, il nous offre une interprétation limpide et pétillante de l’œuvre. Et ce n’est pas le moindre des plaisirs que nous a procuré ce programme. Voici donc une bien belle entrée au répertoire, et gageons que cette coopération avec l’Opéra National de Bordeaux nous offrira, comme à Bordeaux avec La Reine Morte de Kader Belarbi, l’occasion de bien belles soirées de danse.

Annie Rodriguez
Article mis en ligne le 4 avril 2016

 

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www.theatreducapitole.fr
 
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