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Les Arts Renaissants
Le Banquet Céleste
Damien Guillon
18/01/2022
Grands Interprètes
Evgeny Kissin
18/01/2022
Hélène Grimaud
21/01/2022
Les Clefs de Saint-Pierre
Viennoiseries
31/01/2022
Les Arts Renaissants
Quatuor Hagen
Jörg Widmann
01/02/2022
Association AIDA
Projet Démos
05/10/2021
 
Critiques
 
Théâtre du Capitole
Capella Reial de Catalunya
Concert des Nations
Jordi Savall, direction
10/01/2022
Orchestre nat. du Capitole
Maxim Emelyanychev, dir.
Aylen Pritchin, violon
07/01/2022
Mélodies hébraïques
Sarah Iancu, violoncelle
David Bismuth, piano
04/01/2022
Les Arts Renaissants
Café Zimmermann
Clément Janequin
Les Sacqueboutiers
14/12/2021
Orchestre nat. du Capitole
Ben Glassberg, direction
Jean-Guihen Queyras,
violoncelle
10/12/2021
Le Consort Apollon
Clément Lanfranchi,
direction
06/12/2021
Grands Interprètes
Philippe Jaroussky
Thibaut Garcia
05/12/2021
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
La Révolution Berlioz
04/12/2021
Toulouse Guitare
Zoran Dukić -Alicia Stubbe
03/12/2021
Quatuor Dutilleux
CRR de Toulouse
02/12/2021
Les Sacqueboutiers
La Pause Musicale
02/12/2021
Musique au Palais
Edition 2021
28/11/2021
Orchestre nat. du Capitole
Robert Trevino, direction
27/11/2021
Le forum ByPass
Transmission(s)
23/11/2021
Grands Interprètes
Orchestre de l'Opéra
national de Paris
Gustavo Dudamel, dir.
19/11/2021
Les Arts Renaissants
Orchestre de Chambre
Occitania
Bernard Soustrot
Constant Despres
16/11/2021
Théâtre du Capitole
Les Sacqueboutiers
Monica Bacelli, mezzo-sop.
15/11/2021
Le Consort Apollon
Sophie Castaing, violon
Sophie Castellat,
violoncelle
Clément Lanfranchi,
clavecin
08/11/2021
Orchestre nat. du Capitole
Thomas Guggeis, direction
Tanja Ariane Baumgartner,
mezzo-soprano
Attilio Glaser, ténor
06/11/2021
Toulouse Wind Orchestra
Rémi Durupt, direction
Compagnie Humanum
27/10/2021
Grands Interprètes
Ensemble Pygmalion,
Raphaël Pichon, direction
Sabine Devieilhe, soprano
25/10/2021
Orchestre nat. du Capitole
Cornelius Meister, dir.
Benjamin Grosvenor, piano
23/10/2021
Orchestre nat. du Capitole
Lio Kuokman, direction
Michael Barenboim, violon
15/10/2021
Grands Interprètes
The King's Singers
14/10/2021
Toulouse Guitare
Roberto Aussel
10/10/2021
Grands Interprètes
Krystian Zimerman, piano
09/10/2021
Orchestre nat. du Capitole
Fabien Gabel, direction
Henri-Franck Beaupérin,
orgue
08/10/2021
Les Arts Renaissants
Ensemble Correspondances
05/10/2021
Les Clefs de Saint-Pierre
Fantaisies Baroques
04/10/2021
Orchestre nat. du Capitole
Kerem Hasan, direction
Aurélien Gignoux,
percussionniste
02/10/2021
Le Consort Apollon
Clément Lanfranchi, dir.
27/09/2021
Les Arts Renaissants
Ensemble Jupiter
21/09/2021
Musique en Dialogue
aux Carmélites
Virginie Constant,
Marie-Christine Barrault
12/09/2021
Orchestre nat. du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Behzod Abduraimov, piano
10/09/2021
Les Arts Renaissants
Ensemble Voces8
07/09/2021
 

 

Concerts/ Toulouse Wind Orchestra / Rémi Durupt , direction,
Compagnie de danse Humanum - 27 octobre
2021
     

CRITIQUE

Souffle musical et mouvement des corps

Le Toulouse Wind Orchestra, a enfin pu retrouver le chemin du public les 27 et 28 octobre derniers avec un nouveau programme musical original et festif. Placé sous la direction de Rémi Durupt, avec la participation de la Compagnie de danse Humanum et de la chorégraphe Léa Pérat, la jeune formation toulousaine a encore progressé dans l’exploration des répertoires exigeants et les plus divers.

Fondé en 2015 afin de fédérer les talents toulousains (et ils sont nombreux) en matière de pratique musicale « populaire » au sens noble du terme, le Toulouse Wind Orchestra (TWO pour les familiers), est un véritable orchestre symphonique d’instruments à vent. Il rassemble ainsi plus de 80 musiciens, membres d’orchestres prestigieux tels que l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse ou l’Orchestre National de Lyon, mais également des musiciens d’orchestres militaires (Musique des Parachutistes de Balma, Musique des Forces Aériennes de Bordeaux, Garde Républicaine), des enseignants de conservatoires et écoles de musique ou encore des musiciens s’illustrant sur les grandes scènes de musique actuelle en France ou à l’étranger.



Le Toulouse Wind Orchestra lors du présent concert - Photo Classictoulouse -
O

Ce 27 octobre, les derniers spectateurs ont du mal à trouver un siège libre dans un auditorium Saint-Pierre des Cuisines bondé. Familles et enfants représentent une part importante du public. Parmi les quelques 80 musiciens qui occupent la totalité du plateau de la salle, les habitués des concerts de l’Orchestre national du Capitole remarquent la présence de nombreux musiciens de la formation symphonique toulousaine dans les rangs du TWO, aux côtés d’autres membres de phalanges prestigieuses et de jeunes instrumentistes visiblement motivés par l’engagement de tous.
Ce soir-là, l’orchestre est dirigé par Rémi Durupt, un chef de grand talent récompensé par un Premier Prix au Concours de direction Antal Dorati à Budapest en septembre 2021 ainsi qu’au Concours International Giancarlo Facchinetti à Brescia en 2018. Passionné par la musique des XXème et XXIème siècles peut-être du fait de sa formation initiale de percussionniste, Rémi Durupt dirige ici un programme à la fois novateur et exigeant. Ainsi, le concert s’ouvre sur une œuvre de la compositrice française Ida Gotkovski, le Poème du feu, qui date de 1978, écrit spécifiquement pour orchestre d’harmonie, sans instrument à cordes. Cette pièce volcanique et contrastée se caractérise par d’impressionnantes explosions sonores qui emplissent l’auditorium de ses riches sonorités.



Les quatre danseurs de la Compagnie Humanum dans Le Sacre du Printemps
- Photo Classictoiulouse -

L’œuvre suivante, intitulée The Frozen Cathedral, du jeune compositeur américain John Mackey, est une partition composée à la mémoire du fils d’un ami qui était fasciné par l’Alaska, d’où le sujet et le nom de la pièce. Les contrebasses se joignent aux instruments à vent dans une sorte de magie sonore étonnante d’une grande séduction presque impressionniste. Des images contrastées sont ainsi offertes, parfois grâce à un étrange instrumentarium, notamment percussif, comme ce mystérieux « waterphone » aux sonorités liquides. Couleurs et poésie caractérisent cette belle pièce.
Le dispositif scénique de l’auditorium se transforme pour la seconde partie de la soirée avec l’apparition d’un proscénium à l’arrière duquel l’orchestre se « tasse » un peu. Il s’agit d’offrir un espace à quatre danseurs de la Compagnie de danse Humanum. Ce valeureux quatuor vient illustrer une transcription pour orchestre d’instruments à vent de Bruno Peterschmitt du toujours révolutionnaire Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. Cette excellente transcription conserve à l’œuvre tous ses caractères tour à tour telluriques et poétiques. Les contrebasses et violoncelles qui rejoignent la grande formation lui confèrent la séduction d’un certain velouté. La direction de Rémi Durupt, précise, structurée et néanmoins imprégnée d’une ferveur communicative obtient de chaque pupitre de l’orchestre le meilleur engagement.



La Danse macabre de Saint-Saëns - Photo Classictoulouse -

L’œuvre symphonique et chorégraphique prend astucieusement ici le nom symbolique de S.A.C.R.E., pour « Société Ancestrale Célébrant les Ressources et les Éléments ». Sur la partition incandescente de Stravinsky, les chorégraphes et danseurs Léa Pérat et David Mazon Fierro, rejoints par les danseuses Virginie Baïet-Dartigalongue et Frida Ocampo imaginent un plaidoyer pour la Terre. La profession de foi de cette interprétation s’énonce ainsi : « Puisque les hommes sacrifient la Terre pourquoi la Terre ne sacrifierait-elle pas l’H(h)omme ? ». Les seuls accessoires de cet engagement volontariste sont des balles de paille qui subissent de la part des acteurs des assauts destructeurs habilement calés sur les déchaînements de la partition. Impressionnante vision que les acteurs de ce psychodrame mènent à son terme avec conviction. Un soin particulier au traitement des lumières joue également un rôle essentiel.
Cette belle performance, chaleureusement acclamée par le public, prolonge encore ce dialogue chorégraphique et musical. Sur la célèbre partition de Camille Saint-Saëns, La Danse macabre, les danseurs et la violoniste soliste, habilement grimés comme de phosphorescents squelettes, entament une farandole frénétique qui fait la joie du public et en particulier des enfants, fascinés par ce spectacle.
Répétée le 28 octobre, cette performance novatrice ouvre encore les possibilités de convergence entre les arts de la scène.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 29 octobre 2021

 

infos
 
 

Renseignements et réservations :

http://www.toulouse
windorchestra.com/

Programme des concerts donnés les 27 et 28 octobre 2021 à 20 h 30 à l'auditorium Saint-Pierre des Cuisines de Toulouse :

* I. Gotkovski
- Poème du feu

* J. Mackey
- Frozen Cathedral

* I. Stravinsky
- Le Sacre du Printemps
 
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