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Les Clefs de Saint-Pierre
Couleurs d'exil
20/01/2020
Musicales franco-russes
Orchestre du Capitole
2ème édition
04/12/2019
Le projet DÉMOS
Présentation
07/10/2019
Toulouse Guitare
Saison 2019-2020
Présentation
13/09/2019
 
Critiques
 
Grands Interprètes
Thibaut Garcia, guitare
Christian-Pierre La Marca,
violoncelle
14/01/2020
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Javier Perianes, piano
10/01/2020
La Saison Bleue
Alexandre Pascal, violon
Théo Fouchenneret, piano
07/01/2020
Grands Interprètes
Ensemble Pygmalion
Raphaël Pichon, direction
16/12/2019
Toulouse Guitare
Les Frères Méduses et
Jennifer Choi
13/12/2019
Les Arts Renaissants
Il Giardino Armonico
Giovanni Antonini, dir.
10/12/2019
Maîtrise de Toulouse
Les Sacqueboutiers
07/12/2019
Grands Interprètes
Les Musiciens du Louvre
Marc Minkowski, direction
02/12/2019
Musique au Palais
Visages du Romantisme
Allemand
23 et 24/11/2019
Orchestre du Capitole
Ben Gernon, direction
Sol Gabetta, violoncelle
22/11/2019
Grands Interprètes
Grigory Sokolov, piano
19/11/2019
Les Sacqueboutiers
Ensemble C. Janequin
Théâtre du Capitole
"Plaisir de gorge et joyeux
instruments"
17/11/2019
Les Arts Renaissants
Richard Galliano,
Prague String Quintet
14/11/2019
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Victor Julien-Laferrière,
violoncelle
08 et 09/11/2019
Le forum ByPass
La Nuit Acousmatique
04/11/2019
Orchestre du Capitole
Lihua Tan, direction
Jian Li, piano
China Night 26/10/2019
Orchestre du Capitole
Joseph Swensen, direction
Ye-Eun Choi, violon
18/10/2019
Grands Interprètes
Magdalena Kožená
Sir Simon Rattle
16/10/2019
Les Clefs de Saint-Pierre
Correspondances et
lettres intimes
14/10/2019
Toulouse Guitare
Rolf Lislevand
Alicia Stubbe
04/10/2019
Rendez-vous musical
Vincent A. Jockin
01/10/2019
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Behzod Abduraimov, piano
14/09/2019
Musique en Dialogue aux
Carmélites
Préludes poétiques
01/09/2019
Musique en Dialogue aux
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Terre, nature et liberté
25/08/2019
À bout de souffle
Stéphane Delincak, dir.
Magnificat, Dies Irae...
13/08/2019
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Orchestre Symphonique
Municipal de Campinas
Victor Hugo Toro, dir.
Simone Leitão, piano
20/07/2019
Orchestre du Capitole
Kahchun Wong, direction
Moondog
29/06/2019
Musique en Dialogue aux
Carmélites
Duende y misterio
16/06/2019
A bout de souffle
Stéphane Delincak, dir.
Mistero Buffo
14 et 15/06/2019
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Chœur du Capitole
Garry Magee, baryton
10/06/2019
Grands Interprètes
Nelson Freire, piano
05/06/2019
Orchestre du Capitole
Klaus Mäkelä, direction
István Várdai, violoncelle
25/05/2019
Grands Interprètes
Les Siècles
François-Xavier Roth, dir.
Marie Lenormand, mezzo
23/05/2019
Grands Interprètes
Budapest Festival Orch.
Iván Fischer, direction
Emanuel Ax, piano
20/05/2019
Orchestre du Capitole
Ben Gernon, direction
Louis Schwizgebel, piano
18/05/2019
 

 

Concerts/ Grands Interprètes / Ensemble Pygamalion, Raphaël Pichon, direction - 16 décembre 2019
     

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Mozart-Pygmalion, le triomphe de la liberté !

Le programme musical offert le 16 décembre dernier à la Halle aux Grains, dans le cadre de la saison Grands Interprètes par l’ensemble Pygmalion, porte le titre révélateur de Mozart et l’Opéra - Libertà ! Voici un engagement qui ouvrait un large champ d’investigation. Raphaël Pichon a rassemblé dans son projet une succession de pièces de Mozart apparemment diverses, avec une belle logique, une imagination éblouissante, un remarquable sens de la transition.

L’Ensemble Pygmalion, fondé en 2006 par Raphaël Pichon, est né de la fusion d’un chœur et d’un orchestre sur instruments historiques. Le nouveau programme que Pygmalion vient de présenter à Toulouse réunit un ensemble de pièces vocales et instrumentales de Mozart datant de la période qui sépare la composition de L’Enlèvement au Sérail de celle de la fameuse trilogie « Da Ponte » : Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni. Cette période correspond à la liberté âprement conquise par le compositeur qui quitte enfin Salzbourg et son prince-archevêque tyrannique Colloredo pour Vienne. D’où le titre de ce programme ! De nombreux airs de concert, considérés comme des esquisses des futurs ouvrages, ainsi que des extraits d’opéras peu abordés, en particulier Lo Sposo deluso (L’époux déçu), L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire) ou encore Thamos König in Ägypten (Thamos, roi d’Egypte), composent ce nouveau projet. Ces œuvres peu jouées de l’un des compositeurs les plus célèbres de l’histoire de la musique ont été, pour nombre d’auditeurs, des découvertes.



L’Orchestre de l'ensemble Pygmalion, dirigé par Raphaël Pichon
- Photo Classictoulouse -

Mais Raphaël Pichon ne s’est pas contenté de compiler les pièces musicales à la manière d’un catalogue. Il les a agencées, en a soigné la succession de manière à construire un véritable ouvrage lyrique possédant sa propre logique, sa propre dramaturgie. Du grand art ! En outre, il a réalisé, autour de ce concert, un véritable spectacle sur cette flamboyante partition en forme de puzzle. La trame théâtrale de l’œuvre ainsi reconstruite bénéficie d’une conception scénique, véritable « mise en scène », efficace et créative. Réalisé par Nahuel Di Pierro, par ailleurs basse soliste de la représentation, ce traitement visuel fait de chaque chanteur un acteur du drame. Le spectateur n’a plus qu’à se laisser visuellement guider par une direction d’acteurs efficace et sensible.
Peu de cérémonial conventionnel précède la représentation. Les musiciens ainsi que les chanteurs occupent le plateau de la Halle aux Grains dans un désordre bon enfant jusqu’aux premières interventions vocales (le canon « Caro bell’idol mio ») qui tiennent lieu d’introduction. L’ouverture orchestrale de Lo Sposo deluso marque le vrai départ d’une première partie joyeuse et enjouée. Airs de concert, duos, quatuors, sextuors et pièces chorales se succèdent alors dans un déploiement impressionnant de qualités vocales. La jeunesse caractérise l’ensemble des interprètes, chanteurs et musiciens. On découvre ainsi une palette d’artistes aux talents affirmés. Une fraîcheur vocale et dramatique rare caractérise l’ensemble de la distribution.



Au premier plan les interprètes de la soirée. De gauche à droite : Adèle Charvet,
Linard Vrielink, Siobhan Stagg, Nahuel Di Pierro, Mari Eriksmoen et John Chest
- Photo Classictoulouse -

La soprano norvégienne Mari Eriksmoen, timbre lumineux, vocalisation agile, partage son registre avec l’autre soprano, australienne quant à elle, Siobhan Stagg dont la beauté et la rondeur vocales font merveille. La mezzo-soprano française Adèle Charvet s’investit avec talent dans un chant chaleureux et dramatiquement investi. Le ténor néerlandais Linard Vrielink possède lui aussi le timbre mozartien et l’agilité qui correspondent à son emploi. La belle voix du baryton américain John Chest participe activement, en particulier à la ferveur des ensembles. Quant à la basse argentine Nahuel Di Pierro, il impressionne par l’autorité de son chant, la ferveur de son implication dramatique particulièrement bien intégrée dans l’animation scénique dont il est le maître d’œuvre.
Soulignons la qualité du travail d’orchestre, dirigé avec passion et précision par Raphaël Pichon. Les caractéristiques de chaque pupitre se situent au plus haut niveau qui soit. La fluidité énergique des cordes, le fruité des bois (clarinettes, flûtes, bassons), la rondeur et la finesse des cuivres (cors naturels, trompettes naturelles), sans oublier la beauté du continuo soutenu par le pianoforte, ni l’efficacité de la percussion, tous se retrouvent dans une cohésion impressionnante.



La tragédie du troisième tableau - Photo Classictoulouse -

L’histoire que nous raconte le spectacle se décline en trois tableaux, ou trois actes, aux caractères spécifiques. Dans la première partie qui regroupe les deux premiers, Raphaël Pichon a tenu à faire figurer trois pièces de compositeurs contemporains de Mozart. De Giovanni Paisiello, la sérénade du Barbier de Séville (antérieur à celui, plus célèbre, de Rossini) donne au ténor l’opportunité de briller par le raffinement de son chant. Quant au sextuor extrait de l’ouvrage Una Cosa Rara de Vicente Martin y Soler, il introduit une jubilation réjouissante. Enfin, le rival et néanmoins collègue, Antonio Salieri est également présent avec son sextuor de La Scuola de Gelosi. Ces trois pièces « étrangères » s’intègrent parfaitement dans la flamboyance des partitions, dont certaines restent inachevées, de Mozart.
Dans la seconde partie de la soirée, entièrement consacrée aux partitions de Mozart, le ton se fait tragique. Après l’ouverture de Thamos König in Ägypten, l’un des grands moments de la soirée est animé par Siobahn Stagg dans le dramatique air de concert « Bella mia fiamma, addio… » Le sourire sous les larmes alterne avec la révolte et la douleur. La présence du chœur (un petit chœur pour lequel cinq chanteurs viennent s’ajouter aux solistes) confère une solennité supplémentaire aux extraits de Thamos.
La vitalité de toutes ces interprétations ainsi que la qualité de ce beau projet (qui a d’ailleurs fait l’objet d’un enregistrement discographique) a visiblement enthousiasmé le public. Un véritable triomphe accueille l’ensemble des interprètes à l’issue de la représentation. A l’évidence, Pygmalion sera toujours le bienvenu à Toulouse…

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 17 décembre 2019

 

infos
 

 

Renseignements et locations :
61, rue de la Pomme,
31000 Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00.
 
 

 

 
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