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Concerts/ Grands Interprètes / Budapest Festival Orchestra, Iván Fischer, direction, Emanuel Ax, piano - 20 mai 2019
     

CRITIQUE

Le somptueux Budapest Festival Orchestra

Classé parmi les dix meilleurs orchestres du monde, le Budapest Festival Orchestra était de retour à la Halle aux Grains toulousaine, ce 20 mai dernier, à l’invitation de la saison des Grands Interprètes. Sous la direction de son co-fondateur Iván Fischer, la brillante formation symphonique hongroise était accompagnée du grand pianiste américain Emanuel Ax qui, lui aussi, retrouvait la Halle aux Grains après quelques années d’absence. Une belle rencontre, longuement acclamée par un public conquis.

Fondé en 1983 par Iván Fischer et son compatriote le pianiste Zoltán Kocsis, le Budapest Festival Orchestra (BFO) possède des spécificités qui font de lui une formation exceptionnelle. Non seulement ses qualités musicales s’imposent d’elles-mêmes, mais les programmes qu’il développe à l’intention de la jeunesse et ceux qu’il adapte à l’autisme (les “cacao-concerts”) ont des répercutions important dans le monde entier. Ces activités témoignent du caractère social qui va de pair avec l’extrême accomplissement musical de l’institution.
Ses multiples apparitions toulousaines dans le cadre des concerts Grands Interprètes permettent à un large public d’admirer chaque fois la splendeur des sonorités, celles de chaque pupitre et de chaque soliste instrumental, mais également la richesse d’une fusion des timbres qui fonde une personnalité symphonique particulière.



Le Budapest Festival Orchestra dirigé par Iván Fischer à la Halle aux Grains
- Photo Classictoulouse -

Après avoir ébloui le public toulousain avec une intense exécution du Château de Barbe-Bleue de Béla Bartok en 2012 et une interprétation mémorable de la Turangalîla Symphonie d’Olivier Messiaen en 2014, l’Orchestre et son chef abordent cette fois un répertoire plus « léger », mais pas moins exigeant, qui réunit Rossini (deux ouvertures d’opéra : La Pie voleuse et L’Italienne à Alger), Schubert (la Symphonie n° 4 « Tragique ») et le Concerto pour piano et orchestre n° 17 de Mozart.
Un déroulement original du concert place ces partitions pétillantes de Rossini en prélude à chacune des deux parties de la soirée.
Avec La Pie voleuse, l’Orchestre et son chef marient harmonieusement une certaine solennité et une joie débridée. La précision du jeu de l’ensemble ciselle un discours éblouissant au sein duquel triomphe ce sens indispensable du crescendo rossinien. Sont ainsi mis en œuvre les deux surnoms qui ont qualifié le compositeur : « Il Signor Vaccarmini » et « Monsieur crescendo ». Le même mécanisme implacable anime l’ouverture de L’Italienne à Alger dont on admire l’incroyable précision des pizzicati autant que l’irrésistible dynamique orchestrale, des pianissimi les plus ténus à l’irruption de fortissimi d’une plénitude impressionnante.
Entre ces deux exercices de virtuosité orchestrale, le grand Emanuel Ax vient éclairer de son jeu lumineux le Concerto pour piano et orchestre n° 17 en sol majeur de Mozart. Révélé par son Premier Prix au Concours Rubinstein de Tel Aviv en 1974 et l’Avery Fischer Prize en 1979, Emanuel Ax est devenu l’un des très grands du clavier dont l’infinie musicalité transcende les performances virtuoses. Il habite ce concerto particulièrement populaire d’un sourire immanent. Composée au début de 1784 pour sa dédicataire, Barbara Ployer (Babette), élève favorite du compositeur, cette partition pleine de finesse et d’innovations harmonique met en scène, comme dans un opéra, un dialogue permanent entre le piano soliste et les divers pupitres de l’orchestre.



Iván Fischer et Emanuel Ax - Photo Classictoulouse -

Et c’est précisément ce caractère d’échanges que les protagonistes privilégient ici. En rapprochant du piano les trois instruments, flûte, hautbois, basson, qui animent ce dialogue, Iván Fischer et Emanuel Ax flirtent joliment avec le principe de la symphonie concertante. L’utilisation pour cette œuvre des cors naturels confère en outre une douceur bienvenue des sonorités. A la touchante légèreté, parfois langoureuse de l’Allegro initial, succède la méditation sublime de l’Andante qui pourrait illustrer les vers d’Alfred de Musset à propos de Molière : « Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde/Que, lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer. » L’Allegretto conclusif coule comme un bavardage fluide et enjoué, avant la plus réjouissante des courses finales.
Légitimement acclamé, Emanuel Ax offre un bis d’une touchante nostalgie : la Valse oubliée n° 1 de Franz Liszt, composée vers la fin de sa vie.
La Symphonie n° 4 de Franz Schubert, qualifiée de « Tragique » par le compositeur lui-même, conclut le programme officiel du concert. L’ambigüité expressive de l’œuvre, plus fébrile que vraiment tragique, bénéficie encore des qualités instrumentales sans limite de ce bel orchestre. La transition stratégique entre l’Adagio molto et l’Allegro vivace du premier volet est ici admirablement négociée. Suit un Andante au lyrisme discret. Le Menuetto est pris dans un tempo particulièrement retenu qui lui confère un aspect « terrien » inhabituel. L’Allegro final décrit une courbe ascendante, de l’inquiétude à la lumière, comme pour déjouer les événements « tragiques » qui émaillent la vie du compositeur.
Conquis par l’ensemble du concert, le public réclame encore un bis que le chef et son  orchestre accordent sans se faire prier. Une des dynamiques Danses Hongroises de Brahms s’imposait. La soirée s’achève donc sur l’effervescence de la n° 1.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 21 mai 2019

 

infos
 

 

Renseignements et locations :
61, rue de la Pomme,
31000 Toulouse,
tél : 05 61 21 09 00.
 

Programme du concert donné le 20 mai 2019
à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse


* G. Rossini
- La Pie voleuse, ouverture

* W. A. Mozart

- Concerto pour piano et orchestre n°17 K.453

* G. Rossini
- L'Italienne à Alger, ouverture

* F. Schubert
Symphonie n°4 D.417 "Tragique"

 

 
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