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Arts Renaissants
Stile Antico
13/12/2017
Orchestre du Capitole
Giacomo Sagripanti, dir.
15/12/2017
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de Toulouse
Michel Brun, direction
16 et 17/12/2017
Conservatoire de Toulouse
Soirée du cor
Musique et littérature
19/12/2017
Orchestre du Capitole
Ben Gernon, direction
François-René Duchâble,
piano
21/12/2017
 
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Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Vladimir Spivakov, violon
08/12/2017
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03/12/2017
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Europe
Nicholas Collon, direction
Renaud Capuçon, violon
02/12/2017
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01/12/2017
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30/11/2017
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25 et 26/11/2017
Orchestre du Capitole
Kazuki Yamada, direction
25/11/2017
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22/11/2017
Clefs de Saint-Pierre
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20/11/2017
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Gilles Colliard, violon et
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viole de gambe
16/11/2017
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Odyssud
13/11/2017
Grands Interprètes
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10/11/2017
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27/10/2017
Grands Interprètes
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20/10/2017
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19/10/2017
Les Sacqueboutiers
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14/10/2017
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13/10/2017
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07/10/2017
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05/10/2017
Clefs de Saint-Pierre
Confins du romantisme
02/10/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
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20/09/2017
Dialogues aux Carmélites
Rien n'est bon que d'aimer
03/09/2017
Dialogues aux Carmélites
La note bleue
27/08/2017
Chœur Les éléments
Iberia
26/06/2017
Grands Interprètes
Juan Diego Flórez, ténor
Vincenzo Scalera, piano
19/06/2017
Orchestre du Capitole
Maxim Emelyanychev, dir.
Adam Laloum, piano
16/06/2017
Orchestre du Capitole
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Adrien La Marca, alto
09/06/2017
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Traversée lyrique en
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Compagnie Opér'Azul
08/06/2017
Orchestre du Capitole
Antonello Manacorda, dir.
Alexandra Conunova,
violon
02/06/2017
 
 

 

Concerts/ Les Clefs de Saint-Pierre / Aux confins du romantisme
2 octobre 2017
     

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La preuve par huit

Le 2 octobre dernier s’ouvrait la dix-huitième saison des Clefs de Saint-Pierre. Ces concerts de musique de chambre des membres de l’Orchestre national du Capitole suscitent toujours, à juste titre, l’engouement des Toulousains séduits non seulement par la qualité des exécutions, mais aussi par l’originalité des programmes proposés et la convivialité, la complicité même, qui se nouent entre les interprètes et le public.

Cette première soirée de la saison rassemble huit musiciens des pupitres de cordes de l’orchestre, huit jeunes instrumentistes visiblement passionnés par une pratique qui complète si harmonieusement celle de l’orchestre. Les liens, musicaux autant qu’amicaux, qui unissent ces interprètes constituent à l’évidence l’une des conditions essentielles de la réussite de leur investissement personnel. Le public ne s’y trompe pas qui accueille chaque intervention avec un enthousiasme communicatif.
Deux grands et beaux octuors à cordes composent le programme de ce premier concert, intitulé « Aux confins du romantisme ». Cette composition instrumentale, presque intermédiaire entre l’ensemble de musique de chambre et la musique orchestrale, réunit les violonistes Audrey Loupy, Chiu-Jan Ying, Quentin Debroeyer et Guilhem Boudrant, les altistes Vincent Cazanave-Pin et Anne-Sandrine Duchêne, la violoncelliste Marie Girbal, ainsi que le contrebassiste Florent Barnaud. Remarquons au passage que la parité féminin-masculin s’avère ici parfaitement respectée ! C’est à Anne-Sandrine Duchêne que revient la tâche de présenter les deux œuvres inscrites au programme. Tout au long du concert, la cohésion et l’équilibre entre les différents pupitres de cordes de l’ensemble s’avère du plus haut niveau.


O Les musiciens de ce concert d'ouverture de la nouvelle saison 2017-2018. De gauche à droite : Audrey Loupy, Chiu-Jan Ying, Guilhem Boudrant et Quentin Debroeyer, violons, Anne-Sandrine Duchêne et Vincent Cazanave-Pin, altos, Marie Girbal, violoncelle ,
Florent Barnaud, contrebasse - Photo Classictoulouse -

Si l’Octuor en mi bémol majeur opus 20, du jeune Mendelssohn, jouit d’une célébrité certaine auprès du public, ce n’est absolument pas le cas de l’Octuor en si bémol majeur, opus posthume, de Max Bruch, qui ouvre cette soirée. Comme le rappelle la présentatrice, le public ne connaît pratiquement de Max Bruch que son premier concerto pour violon, sorte de concurrent musical de l’unique concerto de Brahms. Et pourtant il s’agit là de l'un des compositeurs les plus prolifiques de son époque. Cette partition tardive s’ouvre sur un Allegro moderato qui installe progressivement une étonnante intensité expressive. De l’ombre à la lumière, de la nostalgie initiale à un certain héroïsme presque symphonique, ce premier volet atteint des sommets de véhémence que les interprètes déploient avec une énergie communicative. L’Adagio, quant à lui, débute comme une intime complainte, évoluant peu à peu de la tendresse à la tension. Enfin, l’Allegro molto naît d’une fébrilité inquiète pour évoluer vers un lyrisme lumineux. L’impressionnante dynamique dont les interprètes s’avèrent capables confère à cette exécution une vitalité réjouissante.
Achevé par Mendelssohn le 15 octobre 1825, à l'âge de seize ans, l’Octuor en mi bémol majeur op.20 est un chef-d’œuvre d'une incroyable maturité qui enchanta Schumann : « Ni dans les temps anciens, ni de nos jours on ne trouve plus grande perfection chez un maître aussi jeune » déclara-t-il. Sa richesse thématique, qui éclate dès les premières mesures, confère à cette partition toute la fougue d’une jeunesse passionnée. Les musiciens suivent à la lettre l’indication de Mendelssohn qui caractérise ainsi le premier mouvement : Allegro moderato ma con fuoco. Ce « fuoco » illumine tout ce volet initial. L’Andante déroule son chant comme on murmure une ballade. Les musiciens soulignent avec talent cette succession de dissonances goûteuses, sortes de friandises musicales délicieuses. Un brin d’angoisse vient pourtant épicer ce mouvement. Qualifié d’Allegro leggerissimo, le Scherzo évoque irrésistiblement cette danse des elfes que Mendelssohn intègrera ailleurs comme dans sa musique de scène pour Le Songe d’une nuit d’été. Une jeunesse d’une vitalité explosive éclate enfin dans le Presto conclusif : un véritable feu d’artifice ! Une mention spéciale doit être accordée à Florent Barnaud qui adapte avec une étonnante facilité à sa contrebasse la partie de deuxième violoncelle écrite par Mendelssohn.
Le bonheur de jouer qui transpire de chaque intervention, de chaque regard échangé, se transmet évidemment à tout le public qui sort de ce concert le sourire aux lèvres…

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 3 octobre 2017

 

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Renseignements détaillés et réservations au :


06 63 36 02 86.

Email : internotes.toulouse@
gmail.com

Internet :
http://lesclefsdesaintpierre
.org/

 

Programme du concert donné le 2 octobre 2017 à 20 h à l'auditorium Saint-Pierre des Cuisines :

* M. Bruch

- Octuor en si bémol majeur, op. posthume

* F. Mendelssohn

- Octuor en mi bémol majeur, op. 20

 

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