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Concerts / Orchestre National du Capitole - Maxim Emelyanychev, direction
Ishay Shaer, piano - 3 octobre 2020
     

CRITIQUE

Beethoven en pleine lumière

Le retour de Maxim Emelyanychev à la tête de l’Orchestre national du Capitole vient prolonger avec ferveur le 250ème anniversaire de la naissance de Beethoven. Celui auquel Joseph Haydn déclarait « Vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes » n’a pas fini de susciter les analyses, les interrogations, les explorations. Au fil des ans, le jeune chef russe a tissé des liens étroits avec les musiciens de la formation symphonique toulousaine. Le 3 octobre, il a partagé le plateau de la Halle aux Grains avec le jeune pianiste israélien Ishay Shaer en éclairant la filiation naturelle qui lie Beethoven à Haydn.

Ce concert du 3 octobre se déroule devant une salle à moitié pleine du fait des restrictions sanitaires. Néanmoins, le millier de spectateurs présents (des privilégiés en quelque sorte !), bien que sagement masqués, manifestent clairement leur enthousiasme. Si les musiciens (et parfois le chef…) arrivent masqués, c’est évidemment à l’air libre qu’ils exercent leur action.
Tout en occupant les fonctions de chef principal de l’orchestre Il pomo d’oro, Maxim Emelyanychev, artiste complet, touche aussi bien le clavecin que le piano et s’intéresse à toutes les musiques. Il pratique même le cornet à bouquin ! Sa carrière de chef symphonique le retrouve assez souvent à Toulouse et c’est au cours de cette première rencontre de la saison qu’il aborde le grand répertoire classico-romantique, retraçant ainsi l’évolution musicale au tournant des XVIIIème au XIXème siècles.



Le pianiste israélien Ishay Shaer et le chef d'orchestre russe Maxim Emelyanychev
- Photo Classictoulouse -

Le chef et ses musiciens abordent tout d’abord l’apothéose de l’écriture classique avec la Symphonie n° 95 en ut mineur de Joseph Haydn. Cette troisième des douze symphonies dites « Londoniennes » alterne les moments de tension et de joie. Le chef confère à cette œuvre de pleine maturité une vitalité, une énergie, une transparence exemplaires. Dès l’introduction, pleinement affirmée, les phrasés, les nuances ménagent une foule de surprises, de détails inattendus qui éclairent et font vivre la structure. A la vigueur militante de l’Allegro moderato initial succède une certaine tendresse passagère, mais toujours alerte, de l’Andante cantabile. Dans le troisième volet, Menuetto, clairement dédié à la danse, le Trio central met en lumière le violoncelle solo. Sarah Iancu, admirable musicienne, en détaille les subtilités et la beauté des phrasés avec une gourmandise hors pair. Le final, Vivace, soulève un tourbillon de vitalité et d’énergie rythmique. Le bonheur en musique !
Avec le Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur de Beethoven, la filiation « classique » prend un tournant décisif vers un romantisme assumé. La richesse de son écriture le place sur les sommets des chefs-d’œuvre de la forme. Lauréat en 2009 du Concours international Beethoven de Bonn, Ishay Shaer s’empare de la partie soliste avec un engagement, une volonté parfaitement en situation avec la confrontation orchestrale. Toute l’œuvre se déroule comme une série d’échanges hauts en couleurs entre le piano et le tutti, dans une complicité de tous les instants. L’entrée, comme sur la pointe des pieds, du piano a capella ouvre l’Allegro moderato initial dont le déroulement évoque une discussion animée. La grande originalité de la partition réside dans le bref Andante con moto, véritable confrontation entre un orchestre dominateur et un piano comme implorant. Jusqu’à l’émotion d’un dénouement qui instaure enfin un véritable dialogue. Dans le final en forme de Rondo, le soliste comme l’orchestre prennent au mot le tempo Vivace, très proche ici d’un Vivacissimo ! Une ferveur irrésistible, une fièvre même caractérisent le déroulement de cet ultime volet. Ishay Shaer anime sa partie soliste de sa sonorité riche et pleine, à la fois ronde et comme symphonique.



Maxim Emelyanychev "masqué" - Photo Classictoulouse -

Rappelé par les applaudissements nourris du public, le pianiste reprend une partie de la dernière cadence du concerto tout en l’enchaînant habilement avec le fameux choral « Jésus que ma joie demeure » de Johann Sebastian Bach. Une belle surprise en guise de conclusion.
La Symphonie n° 8 en fa majeur, du même Beethoven, conclut le concert. Cette « Petite symphonie » (comme la qualifiait Beethoven lui-même) possède en effet de courtes proportions, si on la compare à la précédente, la 7ème en la majeur, composée en même temps. Elle n’en exprime pas moins un bonheur, une joie, une exubérance que la direction de Maxime Emelyanychev exalte avec vigueur. Une sorte de frénésie joyeuse anime le premier volet Allegro vivace con brio, le bien nommé ! Un humour à la Haydn affleure ici ou là, notamment dans les répliques souriantes du basson. L’Allegretto scherzando, hommage comique pour l’anniversaire de son ami Johann Nepomuk Mælzel (l'inventeur du métronome) s’écoute le sourire aux lèvres, alors que le Tempo di Menuetto avive tous les contrastes. Le final Allegro vivace déclenche un irrésistible jeu de sonorités et d’harmonies avec ses incroyables dissonances lâchées comme une provocation par un Beethoven déchaîné. Un déchaînement que le chef renforce de sa personnalité et de sa vitalité.
Quelle belle manière de combattre la sinistrose ambiante !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 4 octobre 2020

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donné le 3 octobre 2020 à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse

* J. Haydn

- Symphonie n° 95 en ut mineur

* L. van Beethoven

- Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur
- Symphonie n° 8 en fa majeur

 

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