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Concerts / Orchestre National du Capitole - Pascal Rophé, direction
Renaud Capuçon, violon - 15 février 2020
     

CRITIQUE

Musiques de France

Le concert du 15 février dernier marquait le retour de l’Orchestre national du Capitole vers ses racines culturelles : les musiques françaises de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Tugan Sokhiev souhaitait ainsi renouer avec ce répertoire en s’appuyant sur la grande tradition dans laquelle l’orchestre s’est investi sous la direction de son prédécesseur, Michel Plasson. Si le programme prévu a bien été offert au public de la Halle aux Grains, le directeur musical de l’Orchestre a dû déclarer forfait pour raisons de santé. Tugan Sokhiev a donc cédé la baquette au chef d’orchestre français Pascal Rophé. La participation du grand violoniste Renaud Capuçon a largement contribué à la belle réussite de cette soirée.

Actuellement directeur musical de l’Orchestre national des Pays de la Loire, Pascal Rophé est devenu l’un des spécialistes de sa génération du répertoire du XXème siècle. Il collabore avec la plupart des institutions et des grands ensembles européens qui se consacrent à la musique de notre temps. Il se lie avec des compositeurs et des interprètes qui jouent un rôle important dans la création musicale. Ses rencontres avec Pascal Dusapin, Bruno Mantovani, Ivan Fedele, d’une part, Roger Muraro, Antoine Tamestit, Jean-Efflam Bavouzet, d’autre part, forgent sa personnalité. Il a collaboré dès 1992 avec Pierre Boulez et l’ensemble InterContemporain.
Déjà présent avec succès à la tête de la formation symphonique toulousaine en janvier 2012, Pascal Rophé a récemment dirigé les représentations unanimement saluées de l’opéra Ariane et Barbe-Bleue, de Paul Dukas, au théâtre du Capitole. Il se retrouve donc en terrain connu, familier d’un répertoire qu’il défend avec conviction.
Toute la première partie du concert est consacrée au violon concertant, incarné avec une présence et une musicalité exemplaires par Renaud Capuçon. On retrouver avec bonheur la richesse d’une sonorité dorée, l’intensité expressive d’un jeu qui place la technique et la virtuosité au service de chaque œuvre interprétée.



Renaud Capuçon et l'Orchestre national du Capitole sous la direction de Pascal Rophé
- Photo Classictoulouse -

Le Poème pour violon et orchestre op. 25, d’Ernest Chausson, ouvre ce voyage en terre française. Il s’agit en fait d'un concerto pour violon et orchestre inspiré d'une nouvelle d'Ivan Tourgueniev, Le Chant de l'amour triomphant. Daté de 1896 et dédié au grand violoniste belge Eugène Ysaÿe, il se compose d'un seul mouvement divisé en trois sections enchainées : Lento e misterioso, Animato et Finale. L’introduction orchestrale met en valeur les divers pupitres impliqués dans cette lente progression vers l’apparition du soliste. Les bois, en particulier, brillent là de toutes leurs qualités. La première cadence, nostalgique et lyrique, trouve en Renaud Capuçon, un interprète exemplaire. Son jeu est un chant qui s’accompagne d’une succession de nuances raffinées. L’animation qui gagne la partition s’avère ici partagée entre poésie et éloquence.
C’est au violon a cappella qu’est confiée l’ouverture de Tzigane, de Maurice Ravel. Ce « Morceau de virtuosité dans le goût d'une rhapsodie hongroise », tel que le qualifie le compositeur lui-même, constitue un défi technique et expressif pour le soliste. Renaud Capuçon l’aborde avec cette nostalgie qui caractérise le répertoire auquel la pièce fait référence et qui lui donne son titre. L’entrée progressive de l’orchestre met en valeur la magie de la harpe, admirablement tenue ici par Nabila Chajai. Le dialogue entre le violon démultiplié et la richesse des sonorités orchestrales fait merveille. Les interventions du soliste en appellent à toutes les ressources techniques possibles de l’instrument. Renaud Capuçon franchit tous les obstacles avec un panache impressionnant. Doubles cordes, sons harmoniques, pizzicati de la main gauche semblent couler de source. Tout cela, encore une fois, au service de l’expression. La course finale coupe le souffle ! L’accueil enthousiaste du public rappelle le soliste et le chef jusqu’à l’offre indispensable d’un bis de la part du violoniste qui plonge l’auditoire dans la magie d’une pièce emblématique liée au monde lyrique. La fameuse « Méditation de Thaïs » de Jules Massenet, référence à l’ouvrage éponyme, bénéficie d’un accompagnement envoûtant de la harpe. Un duo étonnant !



Pascal Rophé, à la tête de l'Orchestre national du Capitole - Photo Classictoulouse -

La seconde partie du concert retourne à Ernest Chausson, ce compositeur dont un stupide accident de bicyclette interrompit la trajectoire créatrice à l’âge de 44 ans ! Sa Symphonie en si bémol majeur, haute en couleurs, dédiée au peintre Henri Lerolle, son beau-frère, constitue peut-être sa partition la plus célèbre et la plus emblématique. Si son écriture la place dans le sillage du renouveau symphonique français aux côtés de César Franck, elle n’en témoigne pas moi d’une influence indéniable d’un certain Richard Wagner, en particulier dans la structure de l’orchestration. Et c’est bien ainsi que Pascal Rophé conçoit sa progression, son développement. L’introduction, sombre et menaçante, se déploie dans un éclat dramatique impressionnant. L’Allegro vivo qui s’enchaîne éclaire enfin la scène suggérée. Dominé par un lyrisme chaleureux, le deuxième mouvement n’en recèle pas moins une expression douloureuse. Le final procède au rappel des thèmes précédents de la symphonie. L’allusion à la neuvième symphonie de Beethoven n’est peut-être pas fortuite ! Néanmoins, Chausson conserve à son orchestration les couleurs bien françaises qu’il n’a cessé de défendre. Des couleurs que les musiciens toulousains arborent avec une touchante permanence, sous la direction passionnée et dynamique de Pascal Rophé. La variété des climats, l’élan vital caractérisent cette exécution qui donne chaud au cœur.
Tugan Sokhiev avait donné, en 2017, sa vision de cette symphonie. Celle de Pascal Rophé se situe sur les mêmes sommets.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 16 février 2020

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donné le 15 février 2020 à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse

* E Chausson

- Poème pour violon et orchestre op. 25

* M. Ravel

- Tzigane, rhapsodie de concert

* E. Chausson
- Symphonie en si bémol majeur op. 20

 

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