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Concerts / Orchestre National du Capitole - Josep Pons, direction -
Anne Schwanewilms, soprano - 11 mai 2019
     
COUP DE CŒUR

CRITIQUE

L’Odyssée Strauss et Strauss…

Le retour, à la tête de l’Orchestre national du Capitole, du grand chef catalan Josep Pons a été l’occasion d’élaborer un programme musical en forme de clin d’œil au cinéma. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit en l’occurrence de se référer au film qui a marqué l’histoire du septième art, 2001 : l’odyssée de l’espace (1968), de Stanley Kubrick. Le soin particulier apporté à la bande son et au rôle joué par la musique ont beaucoup contribué à la postérité de ce film hors norme. Le concert du 11 mai dernier revenait ainsi sur une certaine confrontation entre deux Strauss sans liens familiaux, Johann et Richard.

Josep Pons fait partie des invités récurrents de l‘Orchestre national du Capitole avec lequel il a établi une collaboration profonde et chaleureuse. Le directeur musical du fameux théâtre Liceu de Barcelone connait bien et apprécie les musiciens de la phalange toulousaine qui le lui rendent bien. Ce 11 mai, il dirige donc un étrange rapprochement entre deux esthétiques certes différentes mais que relie une sorte de sens du rythme ternaire.



Le chef d'orchestre catalan Josep Pons à la tête de l'Orchestre national du Capitole
- Photo Classictoulouse -

Comme pour introduire le monde affectif et profond du compositeur du Chevalier à la rose, le concert s’ouvre sur la version originale richement orchestrée de l’immortel Danube Bleu de son homonyme viennois. Le rythme de valse, bien présent, n’en occulte pas moins un développement orchestral d’une suprême élaboration. Lorsqu’on revoit les images qui accompagnent la première apparition de cette partition dans le film de Kubrick (la calme rotation de la station spatiale), on ne peut qu’évoquer une certaine musique des sphères. Josep Pons dirige en fait cette valse à la manière d’un vaste poème symphonique. Elégance des nuances, différentiation des divers épisodes, raffinement des sonorités que les musiciens délivrent avec un soin particulier. On retrouve ainsi avec plaisir les qualités instrumentales de la formation symphonique toulousaine, décidemment ouverte à toutes les expériences musicales.
On quitte ensuite l’empereur de la valse pour le monde automnal du dernier Richard Strauss. Le cycle des Vier letzte Lieder (Quatre derniers lieder) constitue une sorte de testament musical du grand compositeur bavarois. Cette partition ultime est considérée comme le chant du cygne du romantisme, à une période (1949) où l'atonalité domine chez les compositeurs germaniques. Il s’agit là des derniers grands lieder orchestraux d'une longue tradition musicale. Le choix des poèmes de Hermann Hesse pour les trois premiers lieder et de Joseph von Eichendorff, pour le quatrième, s’avère hautement significatif. Il s’agit bien là d’un adieu à la vie, un adieu apaisé précédé d’un regard touchant sur les plaisirs contemplatifs de l’existence.



La soprano allemande Anne Schwanewilms, soliste des Quatre derniers lieder
de Richard Strauss - Photo Classictoulouse -

La soliste de ce cycle, la soprano allemande Anne Schwanewilms, est née dans la Ruhr (Gelsenkirchen). Formée au chant sous la conduite de la grande basse allemande Hans Sotin, elle est aussi à l’aise à l’opéra qu’en récital. Considérée par Gérard Mortier, l’ex-directeur de l’Opéra de Paris, comme la « meilleure Maréchale du monde » (dans Le Chevalier à la rose), Anne Schwanewilms excelle dans le chant straussien. Dès ses premières interventions dans Frühling (Printemps) sa voix claire irradie une lumière chaleureuse. Le timbre riche, la longueur du souffle, le sens d’un legato profondément musical font merveille. September (Septembre) prend une tonalité plus automnale, plus intime. Le splendide solo de cor (excellent Thibault Hocquet) lui confère son indéfinissable couleur. C’est le solo de violon, magnifiquement phrasé par Kristi Gjezi, qui précède le chant sublime de Bei Schlafengehen (A l’heure du sommeil). La cantatrice, jusques là presque hiératique dans son attitude, accompagne d’un geste généreux la libération musicale qui accompagne le mot Liebe (Amour). Un grand moment d’émotion !
Enfin, la douce et radieuse explosion qui ouvre Im Abenrot (Au crépuscule) conduit avec douceur à l’évocation apaisante de la mort. Les trilles des piccolos évoquant le chant de l’alouette confèrent un sourire aimable à cette évocation. La sensibilité de l’interprète, l’émotion que dégage sa lecture, à la fois simple et raffinée, touchent au plus profond. L’ovation qu’elle reçoit, à laquelle il faut associer la qualité musicale du soutien orchestral (tellement plus qu’un simple accompagnement !) témoignent de l’impact sur l’ensemble du public.



Josep Pons félicite les musiciens à l'issue du concert - Photo Classictoulouse -

Avec Also sprach Zarathustra (Ainsi parlait Zarathoustra), on retrouve le jeune Richard Strauss des poèmes symphoniques ainsi que les évocations du mystère de la vie illustrées par le film de Kubrick. Au-delà de l‘impressionnante introduction, du néant vers la lumière, les épisodes contrastés censés illustrer librement le poème philosophique éponyme de Friedrich Nietzsche se succèdent avec un sens étonnant de l’orchestration. Marquant avec lucidité les contrastes qui parsèment la partition, la direction de Josep Pons privilégie la continuité et une certaine clarté du maelstrom orchestral. De l’énergie sans brutalité, de la finesse sans préciosité. Lyrisme, enthousiasme gagnent tous les pupitres de l’orchestre. Les solistes se surpassent, comme René-Gilles Rousselot dont les redoutables interventions à la trompette forcent l’admiration. Une fois encore brille le violon solo de Kristi Gjezi. Un beau voyage dans l’espace et le temps…
A l’issue du concert, Josep Pons félicite chaleureusement chacune et chacun des musiciens de cet orchestre qu’il ne tardera probablement pas à retrouver pour un futur concert.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 12 mai 2019

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 
Programme du concert donné le 11 mai 2019 à
20 h à la Halle aux Grains de Toulouse

* J. Strauss
- Le Beau Danube bleu

* R. Strauss
- Quatre derniers Lieder
- Ainsi parlait Zarathoustra, poème symphonique

 

 

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