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Musicales franco-russes
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
07/01/2019
Ensemble Baroque de
Toulouse
Anniversaire
19 et 20/01/2019
Clefs de Saint-Pierre
"Rencontre viennoise"
21/01/2019
Grands Interprètes
Arcadi Volodos
28/01/2019
La Saison Bleue
Edition 2018-2019
 
Critiques
 
Grands Interprètes
The King's Singers
19/01/2019
Orchestre du Capitole
Kahchun Wong, direction
Adam Laloum, piano
12/01/2019
Les Arts Renaissants
Accademia dell'Annunciata
Giuliano Carmignola,
violon
09/01/2019
La Saison Bleue
Sandrine Tilly, flûte
Valeria Kafelnikov, harpe
Violaine Despeyroux, alto
08/01/2019
Orchestre du Capitole
Evan Rogister, direction
Concerts du Nouvel An
30 /12/2018
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
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19/12/2018
Les Arts Renaissants
La Chapelle Rhénane
Benoît Haller, direction
12/12/2018
Grands Interprètes
Evan Hugues, chant
Hélio Vida, piano

10/12/2018
Orchestre du Capitole
Klaus Mäkelä, direction
Akiko Suwanai, violon
08/12/2018
Clefs de Saint-Pierre
"Demain dès l'aube"
03/12/2018
Grands Interprètes
Maria João Pires et Lilit
Grigoryan, pianos

29/11/2018
Musique au Palais
Edition 2018
24 et 25/11/2018
Grands Interprètes
Orchestre Philharmonique
de Radio-France
Mikko Franck, direction
Khatia et Gvantsa
Buniatishvili, pianos

24/11/2018
Orchestre du Capitole
David Fray, dir. et piano
Audrey Vigoureux,
Emmanuel Christien,
Jacques Rouvier, pianos
23/11/2018
Les Sacqueboutiers
Théâtre du Capitole
Voyage musical
en Nouvelle Espagne
23/11/2018
Les Arts Renaissants
Il delirio fantastico
Vincent Bernhardt, dir.
Laureen Stoulig, soprano
14/11/2018
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Dénes Várjon, piano
09/11/2018
Grands Interprètes
Il Pomo d'Oro
Maxim Emelyanychev, dir.
Serse, G. F. Haendel
07/11/2018
Quatuor Alizé
04/11/2018
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Edgar Moreau, violoncelle
03/11/2018
Orchestre du Capitole
Michael Sanderling, dir.
Nicola Benedetti, violon
27/10/2018
Toulouse Wind Orchestra
Mathieu Romano, direction
Alexandre Gattet, hautbois
26/10/2018
Orchestre du Capitole
Rinaldo Alessandrini, dir.
Julien Martineau,
mandoline
20/10/2018
La Dame d'Aragon
Mozart, Pélerin de l'Infini
15/10/2018
Orchestre du Capitole
Wayne Marshall, direction
Soirée Bernstein
12/10/2018
Clefs de Saint-Pierre
Soirée Brahms
08/10/2018
Toulouse Guitare
Marcin Dylla - Boris Paul
05/10/2018
Rendez-vous musical
Vincent Jockin
02/10/2018
Dialogue aux Carmélites
Le voyage à Lübeck
23/09/2018
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Denis Kozhukhin, piano
21 et 22/09/2018
Dialogue aux Carmélites
Mūza Rubackytė, piano
Régis Goudot, récitant
26/08/2018
Les Sacqueboutiers
Le Roman de Jaufre
Festival Elizik, Narbonne
11/07/2018
 
 

 

Concerts / Orchestre National du Capitole - Klaus Mäkelä, direction
Akiko Suwanai, violon - 8 décembre 2018
     

CRITIQUE

Klaus Mäkelä et l’Orchestre national du Capitole : l’embrasement

Le retour du jeune chef finlandais à la tête de la formation symphonique toulousaine vient confirmer la qualité et l’intensité des liens musicaux qui se sont établis lors d’un premier contact en février dernier. Dans un programme exigeant et original, Klaus Mäkelä a soulevé l’enthousiasme d’un public conquis à la fois par l’énergie développée par le chef et l’excellence musicale de la soliste, la violoniste japonaise Akiko Suwanai.

Récemment nommé chef principal et conseiller artistique de l’Orchestre philharmonique d’Oslo à compter de la saison 2020/2021, Klaus Mäkelä, violoncelliste et chef d’orchestre, mène déjà une belle double carrière d’instrumentiste et de chef. A 23 ans à peine, il impressionne par sa maturité et son aptitude à galvaniser (probablement aussi à convaincre) les musiciens qu’il dirige avec précision et passion. Ce concert du 8 décembre, dont on a pu craindre un moment qu’il pâtisse de l’agitation sociale, a ainsi enflammé une Halle aux Grains gagnée par l’effervescence d’un programme riche et divers.



Klaus Mäkelä à la tête de l'Orchestre national du Capitole - Photo Classictoulouse -

La soirée s’ouvre sur une œuvre nouvelle, d’un jeune compositeur péruvien né en 1978, Jimmy López. Formé dans diverses institutions internationales (Finlande, Etats-Unis) cet acteur du renouveau musical de son Amérique du Sud trouve l’inspiration de sa pièce, Perú Negro, dans l’histoire de sa terre natale. L’impact dramatique, brûlant même, de cette partition doit beaucoup à la richesse de son orchestration et aux motifs d’une tradition musicale réinventée. Celle qui résulte d’un syncrétisme entre la culture espagnole de l’occupant et celle des populations africaines déportées et soumises à l’esclavage. Une violence difficilement contenue, comme une image dramatique des faits historiques évoqués, se manifeste tout au long d’une œuvre fortement « cuivrée ». Tous les pupitres sont sollicités avec une vigueur impressionnante. C’est pourtant sur un solo de cor à découvert, mystérieux et grave, que d’ouvre cette pièce. Les percussions, d’une diversité et d’une richesse inhabituelle, soutiennent une écriture rythmique d’une complexité rare. Un déploiement rutilant de couleurs et de timbres éclabousse toute l’œuvre dont l’impact sur le public s’avère important.
Comme en écho, Stravinski, avec son ballet Petrouchka, referme cette soirée flamboyante. Klaus Mäkelä choisit de diriger la révision opérée par le compositeur en 1947. Il en donne une version brillantissime. Les contrastes de timbres, de couleurs, de rythmes s’avèrent d’une telle ampleur que l’œuvre sonne comme « en relief » ! Les épisodes successifs de l’intrigue prennent une saveur particulière. De l’effervescence de la fête aux mystérieuses incantations qui accompagnent les confrontations entre les personnages, les aventures évoquées explosent de vitalité. Les détails des interventions instrumentales prennent une dimension à la mesure de la virtuosité sans faille de chaque musicien. On admire sans réserve le brillant solo de trompette de René-Gilles Rousselot, celui tout en charme roublard de la flûte de Sandrine Tilly, les multiples apparitions du cor de Jacques Deleplanque. Le basson, le hautbois, le cor anglais et bien sûr le violon solo émergent avec esprit du tutti, sans oublier le rôle primordial des multiples percussions qui confèrent une vitalité irrésistible à ces aventures musicales. L’épisode final de la mort de Petrouchka se fond dans un silence qui suspend les respirations…



La violoniste japonaise Akiko Suwanai, soliste du Concerto de Korngold
- Photo Classictoulouse -

Violon intense

Entre ces deux sièces symphoniques, la grande violoniste japonaise Akiko Suwanai, qui apparaissait déjà auprès de l’Orchestre national du Capitole en 2009, retrouve la Halle aux Grains avec l’une des rares œuvres qui font la gloire d’Erich Wolfgang Korngold (avec son opéra La Ville morte, récemment représenté au Théâtre du Capitole), son Concerto pour violon et orchestre. Une musique particulière de celui qui connut la gloire en tant que compositeur de musique de film. Le langage postromantique de Korngold, le lyrisme de son écriture s’épanouissent sur des motifs provenant justement de ses précédentes partitions pour le cinéma. Cette musique d’images donne au violon solo un rôle chaleureux et lumineux.
Les premières notes déclamées par la soliste impressionnent par l’ampleur de la projection sonore, la profondeur d’un timbre dense et sombre jusque dans les hauteurs du registre. Akiko Suwanai déploie en outre un phrasé d’une ductilité, d’une séduction exemplaires. Dès le premier mouvement Moderato nobile, elle manifeste une autorité infaillible basée sur un déroulement volontaire des mélodies. Sa cadence brille de mille feux. Son sens des nuances, la sensibilité de son expression s’expriment pleinement dans la Romance. Le déploiement d’une technique sans faille, et de nouveau celui de son irrésistible ampleur sonore, lui permettent de rivaliser sans effort avec l’intensité sonore d’un orchestre pourtant très riche et très présent. Akiko Sumanai domine largement sa partie soliste, soutenue et mise ne valeur par un « accompagnement » (le mot est faible) orchestral à la hauteur.
Longuement acclamée, la violoniste ne peut échapper à l’offre d’un bis. Elle se lance avec énergie et vigueur dans cette emblématique Sonate n° 2 pour violon seul, « Obsession », que le compositeur belge Eugène Ysaÿe dédia à Jacques Thibaud.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 9 décembre 2018

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 
Programme du concert donné le 8 décembre 2018 à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse :

* J. López
-
Perú Negro

* E. W. Korngold
- Concerto pour violon et orchestre

* I. Stravinski
- Petrouchka (version 1947)

 

 

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