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Concerts / Orchestre National du Capitole - Tugan Sokhiev , direction -
Vadim Repin , violon - 5 mars 2018
     

CRITIQUE

Révolution !

Deux œuvres de musique russe composaient le programme du concert du 5 mars de l’Orchestre national du Capitole. Sous la direction de Tugan Sokhiev, la phalange toulousaine recevait comme soliste le grand violoniste, natif de Novossibirsk, Vadim Repin. En lieu, et place du concerto pour violon de Tchaïkovski initialement prévu, ce virtuose recherché a choisi de jouer celui de Glazounov. Quant à Tugan Sokhiev, il a de nouveau emporté son orchestre, ainsi que le public, dans la tourmente éblouissante de la Symphonie n° 12 de Chostakovitch.

On a du mal à le réaliser, mais la précédente venue de Vadim Repin comme invité de l’Orchestre national du Capitole date de dix ans. Il est vrai qu’entretemps, en 2011, le violoniste et son compère le pianiste Nikolaï Lugansky s’étaient produits à la Halle aux Grains dans le cadre de la saison Grands Interprètes. Voici donc le retour de ce colosse sensible dans un ouvrage, certes plus rarement joué que son équivalent de Tchaïkovski, mais présent dans les programmes de concerts. La jeune Alexandra Soumm en avait donné une belle interprétation, le 11 janvier 2013 dans cette même Halle aux Grains. On retrouve donc une partition brillante, virtuose, dans laquelle le compositeur insère quelques mélodies profondément russes avec quelques accents tziganes.



Vadim Repin, soliste du concerto pour violon de Glazounov - Photo Classictoulouse -

Vadim Repin y déploie cette profonde et riche sonorité qui le caractérise. Son jeu intense et vif confère aux deux volets enchaînés une spontanéité s’éloignant ainsi d’un certain académisme qui entache parfois certaines exécutions de ce concerto. Les premières mesures du Moderato consacrent le parfait accord qui règne entre le soliste et un orchestre sonore mais respectueux. Le passage Andante bénéficie d’un lyrisme bien en situation. L’incroyable cadence qui le conclut donne l’impression d’être jouée simultanément par deux violons. La joie éclate enfin sur le rythme pointé de l’Allegro final tout au long duquel soliste et orchestre semblent se poursuivre.
C’est encore à Glazounov que Vadim Repin emprunte la substance d’un bis réclamé par le public. Accompagné par l’orchestre, il joue le Grand Adagio du ballet Raymonda, avec une délicatesse et un lyrisme souriant.
Le contraste avec l’œuvre qui occupe la seconde partie de la soirée n’est pas mince. Ce n’est pas faire injure à Glazounov que de considérer que la Symphonie n° 12 de Chostakovitch invoque une intensité musicale et expressive d’une tout autre envergure. Sous-titrée « L’année 1917 », cette symphonie, œuvre de commande et de circonstance a été conçue à la gloire de Lénine et de la « Grande Révolution d’Octobre ». Les convictions politiques du compositeur, pourtant favorable à cet événement historique, ayant été sérieusement émoussée par les persécutions dont il fut victime, on aurait pu s’attendre à retrouver ici ce sens subtil de l’ambigüité ou de la caricature qui accompagne souvent ses œuvres et permet une lecture au deuxième degré. Il n’en est rien ici. Néanmoins, ce premier degré assumé ne masque en rien les qualités d’une écriture symphonique forte et intense qui réunit en un bloc enchaîné les quatre parties qui le composent. Tugan Sokhiev et son orchestre s’investissent dans cette exécution avec une intensité, une grandeur, une volonté farouche qui fascinent. La perfection technique des jeux individuels comme celle du jeu collectif atteignent un degré impressionnant. Précision (ces pizzicati !), justesse, dosages des timbres, phrasés en disent long sur la qualité du travail profondément musical accompli par chacun.



Tugan Sokhiev et l'Orchestre national du Capitole à l'issue de l'exécution de
la Symphonie n° 12 de Chostakovitch - Photo Classictoulouse -

Le thème initial du Moderato (« Pétrograd Révolutionnaire ») aux cordes graves à l’unisson prend immédiatement à la gorge. La densité de ces pupitres coupe le souffle, tout autant que la fulgurance des emportements de ce premier volet. Le chef sait comme personne mettre dramatiquement en scène l’Adagio méditatif, angoissant de « Rasliv » (du nom de la localité où Lénine résidait clandestinement, et d'où il commanda toutes les opérations révolutionnaires), ainsi que l’inquiétant crescendo menant à l’explosion des assauts du croiseur « Aurora ». Enfin, « L’Aube de l’Humanité » ramène la lumière. Le lyrisme monumental de cette conclusion héroïque prend des allures d’épopée. Cette musique semble couler dans les veines de chacun. Tous les solos atteignent un niveau instrumental remarquable. Un grand bravo à chacun, au cor, à la flûte, à la clarinette, aux percussions, très sollicitées, et en particulier au premier trombone pour son somptueux et stratégique solo. Tugan Sokhiev s’érige ici en maître d’œuvre incontestable.
Une fois encore, toute la Halle aux Grains manifeste bruyamment son enthousiasme, dans une ovation qui semble ne jamais finir. Ce soutien unanime accompagne l’orchestre et son chef qui présentent le même programme le jour suivant à la Philharmonie de Paris, autrement dit le jour même de la mise en ligne de cet article. Tous nos vœux accompagnent les musiciens et leur directeur !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 6 mars 2018

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 
Programme du concert donné le 5 mars 2018 à
20 h à la Halle aux Grains de Toulouse :

* A. Glazounov

- Concerto pour violon

* D. Chostakovitch
- Symphonie n°12
« L'Année 1917 »

 

 

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