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David Minetti, direction
09/04/2018
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Christophe Mangou, dir.
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Concerts / Orchestre National du Capitole - Josep Pons, direction
18 mai 2018
 
COUP DE CŒUR

CRITIQUE

Schubert et Schumann transfigurés grâce à Josep Pons

Josep Pons, directeur musical du Théâtre Liceu de Barcelone, est devenu au fil des ans l’un des chefs les plus souvent invités à venir diriger l’Orchestre national du Capitole. Cette forte personnalité catalane et les musiciens de la formation toulousaine ont ainsi développé des rapports musicaux solides et profonds. Le 18 mai dernier ces liens étroits ont connu une sorte d’apogée dans un répertoire réunissant deux des plus grands compositeurs du monde germanique à l’aube du romantisme. Schubert et Schumann possèdent quelques points communs et des spécificités bien marquées que la direction de Josep Pons a su magistralement mettre en lumière.

Nommé directeur musical du fameux théâtre Liceu de Barcelone en octobre 2010, Josep Pons occupe cette fonction importante depuis la saison 2012/2013. Il a auparavant été successivement directeur musical et artistique de l’Orquesta Ciudad Granada (1994 à 2004) et de l’Orquesta de Cambra Teatre Lliure (1985 à 1997). Il a également été chef principal et directeur artistique de l’Orquesta y Coro Nacionales de España (de 2003 à 2011/2012). Abordant avec la même passion les répertoires les plus divers, de la Renaissance au monde contemporain, Josep Pons est donc revenu à Toulouse magnifier deux emblèmes de la transition germanique vers le romantisme qui ont tissé des liens par-delà leur existence propre.



Le grand chef d'orchestre catalan Josep Pons, directeur musical du Liceu de Barcelone
- Photo Classictoulouse-

Certes, Franz Schubert, disparu en 1828 à l’âge de 31 ans, n’a jamais rencontré Robert Schumann, qui n’avait alors que 18 ans. Et pourtant, ce dernier a généreusement contribué à perpétuer la mémoire du premier. Il a ainsi permis, avec la complicité amicale de Felix Mendelssohn, que le monde découvre la 9ème et ultime symphonie du compositeur du « Voyage d’hiver ». Le même sort a été réservé à la symphonie précédente, la 8ème que Schubert, alors âgé de 25 ans, avait laissée inachevée, à l’instar de bien d’autres œuvres pourtant devenues capitales. Redécouverte des années après la mort du compositeur, la partition de cette symphonie vite baptisée « Inachevée » était accompagnée de 120 mesures à l'état d'esquisses pour piano d’un Scherzo resté à l’état d’ébauche. Les tentatives de complétion de l’œuvre sont restées sans lendemain.
Cette sublime symphonie, gorgée d’émotion, est abordée ce 18 mai dans un tempo large et méditatif d’une impressionnante profondeur. Sous la direction intense, passionnée et parfaitement contrôlée de Josep Pons, l’Orchestre révèle une lumière, des couleurs, des transparences, particulièrement attachantes. Le travail minutieux, visiblement accompli ici, se traduit par une large palette de la dynamique, du pianissimo proche du silence à l’explosion de ces accords tragiques, comme des coups du destin, qui ponctuent le premier mouvement Allegro moderato. Les crescendos admirablement construits génèrent une émotion irrésistible. Une écoute attentive révèle un soin particulier de la direction à ménager ces micro-nuances si expressives qui nourrissent un phrasé subtil et imaginatif, d’une belle souplesse et qui permettent une ample respiration de chaque épisode. La tendresse vient souvent tempérer la tragédie. Après le drame évoqué par le premier volet, l’Andante con moto apporte une certaine consolation. Dès les premières mesures de ce mouvement, on admire la pureté de la polyphonie qui anime les pupitres de cordes. Les interventions des vents bénéficient en outre des qualités individuelles de chaque intervenant. Le hautbois, la clarinette, la flûte, le basson, le cor colorent avec poésie le discours orchestral que l’ensemble des cuivres ponctue avec une énergie et un dynamisme éclatants.



Josep Pons à la tête de l'Orchestre national du Capitole - Photo Classictoulouse -

Tout autrement résonne l’art orchestral de Schumann. Plus complexe, plus éclatée, pleine d’une fantaisie souvent surprenante, l’éloquence musicale du compositeur obéit à une pensée basée sur l’imagination. Dans l’ouverture de son ultime oratorio titré « Scènes du Faust de Goethe », l’énergie, le sens de l’épopée animent ce portrait du héros mythique dans lequel Schumann semble projeter ses propres souffrances.
Le même éparpillement se retrouve dans le premier mouvement Allegro ma non troppo de la 2ème symphonie du même Schumann, œuvre étrange, terriblement difficile et en même temps passionnante à cerner. Schumann lui-même commente son œuvre en la reliant à l’évolution de son propre état mental, en l’occurrence post-dépressif : « Je crains qu'on puisse deviner mon état de fatigue en écoutant cette musique. J'ai commencé à devenir un peu plus moi-même au cours de la rédaction des derniers mouvements et j'étais certainement en meilleure forme à l'achèvement de mon œuvre. Cela me rappelle une période sombre de ma vie. » On ne peut mieux associer cette partition à l’évolution de son auteur.
Ainsi, le choral initial tel un hymne religieux ouvre la voie à un premier volet tout en ruptures, en contrastes inattendus. La direction de Josep Pons permet de rassembler les éléments complémentaires et apparemment épars, et de tracer ainsi le chemin vers une guérison dont témoigne le dernier mouvement. Avant cela, les étapes d’avèrent multiples. La plus vive agitation anime le Scherzo. Il faut bien les deux épisodes en forme de trio pour éclairer la scène d’une lumière plus lyrique, plus apaisée. La folle coda de ce mouvement, prise dans un tempo frénétique parfaitement assumé, emporte tout sur son passage.
Avec l’Adagio espressivo reparaît le Schumann de la contemplation et de la rêverie. La petite marche fuguée évoque ces promenades en forêt qui ont si souvent inspiré le compositeur. Enfin, l’Allegro molto vivace conclusif semble sonner comme une résurrection vivifiante. L’appel vigoureux des vents, suivi du jeu qui s’instaure entre les pupitres, animent tout ce volet final. Les échanges se multiplient. Lorsque le rythme semble s’apaiser, il est relancé jusqu’à la coda pleine d’une ferveur enthousiaste que le chef et tout l’orchestre portent à incandescence. Le bonheur retrouvé !
Saluant chaque soliste et chaque pupitre, Josep Pons témoigne ainsi de son attachement à l’Orchestre toulousain. Un attachement que les musiciens lui rendent bien volontiers, ainsi que le public qui l’acclame !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 19 mai 2018

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 

Programme du concert donné le 18 mai 2018 à
20 h à la Halle aux Grains de Toulouse

* R. Schumann

- Scènes de Faust, Ouverture

* F. Schubert
- Symphonie n° 8
"Inachevée"

* R. Schumann
- Symphonie n° 2, en do majeur

 

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