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Les Sacqueboutiers
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Gwendolyn Toth, orgue
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18/05/2018
Orchestre du Capitole
Clemens Schuldt, direction
Baiba Skride, violon
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Concerts / Orchestre National du Capitole - Enrique Mazzola, direction -
Edgar Moreau, violoncelle - 22 juin 2018
     

CRITIQUE

Voyage en terre italienne

Au lendemain de la Fête de la Musique, le 22 juin dernier, la Halle aux Grains accueillait le dernier concert de la saison toulousaine de l’Orchestre national du Capitole Un concert aux couleurs de l’Italie avec une touche de musique française. Le chef invité Enrique Mazzola était rejoint, pour cette ultime soirée, par le jeune et déjà célèbre violoncelliste Edgar Moreau.

Enrique Mazzola, directeur artistique et musical de l'Orchestre national d’Île-de-France (ONDIF) depuis la saison 2012/2013, est reconnu comme un spécialiste de l'opéra belcantiste mais aussi du répertoire français. Premier chef Invité du Deutsche Oper de Berlin à partir de 2018/2019, il dirige la plupart des grands orchestres internationaux, aussi bien en concert qu’à l’opéra. Son ouverture d’esprit s’étend jusqu’à la création musicale contemporaine, qu’il stimule par des commandes.
Quant à Edgar Moreau, son jeune âge n’obère en rien une notoriété qui est survenue très tôt dans sa carrière. Prix du jeune soliste au concours Rostropovitch en 2009, deuxième prix du concours Tchaïkovski en 2011, révélation instrumentale de l’Adami en 2012, lauréat de la fondation Banque Populaire en 2015, deux Victoires de la musique classique en 2013 et 2015 en tant que révélation puis soliste instrumental de l’année…  en quelques saisons il est devenu l’un des violoncellistes les plus en vue de sa génération.



Le violoncelliste Edgar Moreau, soliste du concerto de Lalo, sous la direction du chef d'orchestre italien Enrique Mazzola - Photo Classictoulouse -

Il est ce soir-là l’interprète soliste d’une œuvre emblématique du répertoire pour violoncelle de la fin du XIXème siècle. Le Concerto pour violoncelle et orchestre en ré mineur est – avec la Symphonie espagnole pour violon et orchestre – la partition concertante la plus connue d’Édouard Lalo. Conçue en 1876-1877, l’œuvre est créée par son dédicataire, le violoncelliste belge Adolphe Fischer, le 9 décembre 1877 aux Concerts populaires, sous la direction de Jules Pasdeloup. Avec le premier concerto de Saint-Saëns, cette œuvre expressive occupe une place centrale dans le répertoire pour violoncelle.
Edgar Moreau aborde cette partition avec une rondeur sonore exemplaire. Cette richesse du timbre se met au service d’un jeu à la fois rigoureux stylistiquement et d’une grande souplesse. Il impose immédiatement sa maturité dès le Prélude (lento) et sa véhémence mesurée. Il développe ensuite, dans l’Allegro maestoso, un héroïsme convaincant qu’il alterne avec une tendresse touchante pleine de nuances. L’Intermezzo central mêle la gravité à un sens profond de la tragédie. Introduit par un solo imprégné de mystère, l’Allegro vivace final prend des allures de fantaisie. Le dialogue du violoncelle avec l’orchestre est profondément marqué par une richesse rythmique habilement soulignée aussi bien par le soliste que par la direction. Noblesse et imagination caractérisent cette exécution abondamment saluée le public. De retour sur scène Edgar Moreau nous livre alors une vision tout en retenue de la Sarabande de la Suite pour violoncelle seul n° 3 de Johann Sebastian Bach : pureté sonore et profondeur expressive.
Ce concerto était précédé par une œuvre rare d’un compositeur largement célébré dans le domaine lyrique : le Préludio sinfonico de Giacomo Puccini. Composée en 1882, à l’âge de 24 ans, cette partition contient déjà en germe tout ce qui fera la richesse et la grandeur du créateur d’opéras fameux. Enrique Mazzola, suivi par un orchestre aux chatoyantes couleurs, insuffle à chaque thème cette générosité, ce lyrisme qui fondent le « style » Puccini. Cette courte pièce pourrait bien être l’interlude d’un opéra comme Manon Lescaut ou Tosca. Tout Puccini est déjà bien présent, magnifiquement enrichi par une direction ardente et chaleureuse.



Le chef d'orchestre Enrique Mazzola à la tête de l'Orchestre national du Capitole
- Photo Classictoulouse -

La seconde partie de cette soirée est intégralement consacrée à deux des plus célèbres poèmes symphoniques qu’Ottorino Respighi a consacrés à la Rome éternelle, sa ville fétiche. : Les Fontaines de Rome et Les Pins de Rome constituent deux portraits complémentaires d’une cité de légende dont le compositeur brosse une série d’images aux couleurs infinies.
Avec Les Fontaines de Rome, Respighi veut évoquer ces sources multiples qui apportent leur fraîcheur à l’atmosphère surchauffée de la ville éternelle. Construite en arche, cette partition s’ouvre et se referme sur le calme et le silence. Il est vrai qu’elle évoque le déroulement d’une journée, de l’aube à la nuit. Enrique Mazzola puise avec bonheur dans les ressources sans limites des couleurs dont les bois de l’orchestre sont capables. On admire tout d’abord la beauté plastique, la sonorité raffinée, le sens du phrasé du hautbois solo Chi Yuen Cheng. Flûtes, clarinettes, bassons apportent leurs touches pointillistes au tableau. L’évocation de la pleine lumière (Fontaine du Triton, Fontaine de Trevi) se traduit ici par un ruissellement éblouissant, comme celui des éclaboussures liquides.
L’autre poème symphonique, Les Pins de Rome, adopte lui aussi une structure en arche, mais opposée à celle des Fontaines. Tout commence et s’achève dans une sorte de jubilation éblouissante. Dès les premières notes, une incandescence sonore embrase tous les pupitres de l’orchestre. A l’agitation irrésistible des Pins de la villa Borghese succède l’évocation contrastée des catacombes. Un grand bravo au délicat solo de trompette en coulisse, subtilement joué par René-Gilles Rousselot. Dans les Pins du Janicule, le clarinette solo, Andrea Fallico, réalise une véritable performance d’une subtilité et d’une musicalité admirables qui introduit idéalement ce chant du rossignol enregistré d’une touchante tendresse. Le final triomphant met en œuvre un crescendo stupéfiant. De l’extrême pianissimo qui ouvre les Pins de Via Appia à l’apothéose vertigineuse du tutti final, un frisson parcourt toute l’assistance.
C’est une ovation générale qui salue cette performance. Quelle belle manière d’aborder la période estivale et le soleil brûlant de l’été !

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 23 juin 2018

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 
Programme du concert donné le 22 juin 2018 à
20 h à la Halle aux Grains de Toulouse :

* G. Puccini

- Preludio Sinfonico

* E. Lalo
- Concerto pour violoncelle et orchestre en ré mineur

* O. Respighi
- Pini di Roma, poème symphonique
- Fontane di Roma, poème symphonique


 

 

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