www.classicToulouse.com
Annonces
 
 
Critiques
 
Arts Renaissants
Ensemble Pulcinella
26/04/2017
Grands Interprètes
Martha Argerich
Stephen Kovacevich
pianos
24/04/2017
La Dame d'Aragon
Orchestre Symphonique
du Royaume d'Aragon
Ricardo Casero, dir.
21/04/2017
À bout de souffle
Stéphane Delincak, dir.
Fantaisie et variations
autour de The Fairy Queen
20/04/2017
Grands Interprètes
Filarmonica Teatro Regio
Torino
Gianandrea Noseda, dir.
Betrand Chamayou, piano
18/04/2017
Orchestre du Capitole
Rafael Payare, direction
Benjamin Beilman, violon
14/04/2017
Orchestre du Capitole
Joseph Swensen, dir.
Adam Laloum, piano
07/04/2017
Grands Interprètes
Les Musiciens du Louvre
Marc Minkowski, direction
Bach, Passion St Jean
31/03/2017
Orchestre du Capitole
Christian Zacharias, piano
et direction
25/03/2017
Les Arts Renaissants
Ensemble Les Surprises
22/03/2017
Les Sacqueboutiers
Pôle des Arts Baroques
Jean-Pierre Canihac, dir.
19 et 20/03/2017
Grands Interprètes
Orchestre et Choeur de
l'Opéra du Bolchoï-Moscou
Tugan Sokhiev, direction
La Pucelle d'Orléans
P. I. Tchaïkovski
15/03/2017
Clefs de Saint-Pierre
Folk Songs
13/03/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Don Quichotte,
Jules Massenet
24/02/2017
Orchestre L'Enharmonie
Serge Krichewsky, dir.
Philippe Monferran, piano
20/02/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Lucas Debargue, piano
17/02/2017
Orchestre du Capitole
Josep Pons, direction
Raphaël Sévère, clarinette
10/02/2017
Grands Interprètes
Chamber Orchestra of
Europe
Yannick Nézet-Séguin, dir.
Jean-Guihen Queyras,
violoncelle
09/02/2017
Grands Interprètes
Scottish Chamber
Orchestra
Robin Ticciati, direction
Maria João Pires, piano
04/02/2017
Arts Renaissants
Claire Désert, piano
Pascal Moraguès,
clarinette
Gary Hoffman, violoncelle
01/02/2017
Orchestre du Capitole
Lorenzo Viotti, direction
Daniel Lozakovitj, violon
27/01/2017
Orchestre du Capitole
Rinaldo Alessandini, dir.
20/01/2017
Clefs de Saint-Pierre
D'âmes et d'anche
16/01/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Alison Balsom, trompette
13/01/2017
Arts Renaissants
Quatuor Modigliani
11/01/2017
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Orfeón Donostiarra
Claudia Barainsky, soprano
Garry Magee, baryton
15/12/2016
Orchestre de l'Université
de Toulouse
Jean-Guy Olive, direction
Jérôme Pernoo, violoncelle
13/12/2016
Les Amis des Orgues
de Castanet-Tolosan
Concert de Noël
11/12/2016
Grands Interprètes
Orchestre Philharmonique
de Radio France
Myung-Whun Chung, dir.
Nicholas Angelich, piano
10/12/2016
Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
Jean-Yves Thibaudet,
piano
09/12/2016
Arts Renaissants
Maîtrise de Toulouse
Les Sacqueboutiers
07/12/2016
 
 

 

Concerts / Orchestre national du Capitole - Rinaldo Alessandrini , direction
20 janvier 2017
     

CRITIQUE

Symphonies de jeunesse

Les concerts de l’Orchestre national du Capitole se suivent et ne se ressemblent pas. Comme preuve de l’incroyable souplesse de la formation symphonique toulousaine, la soirée du 20 janvier dernier, dirigée par le grand chef italien invité Rinaldo Alessandrini, offrait un contraste saisissant avec celle du 13 janvier, animée par Tugan Sokhiev. A la densité dramatique de cette dernière, portée par la symphonie « Leningrad » de Chostakovitch, succédait ainsi l’éclat lumineux de trois symphonies de jeunesse du classicisme triomphant.

On le sait, Rinaldo Alessandrini, à la fois chef d’orchestre, claveciniste, organiste et pianofortiste, fait preuve d’un grand engagement pour la musique ancienne. Il a fondé en 1984 l’ensemble Concerto Italiano, qu’il codirige et dont il gère l’activité artistique. Cet engagement, qui le classe parfois abusivement parmi les « baroqueux », ne le prive pas d’explorer un plus large répertoire. Ainsi, le programme de ce concert du 20 janvier rassemble astucieusement trois emblèmes significatifs de symphonies viennoises. Et en particulier, place face à face les premiers essais, dans ce domaine, de Mozart et de Beethoven. Quant à la Symphonie « Tragique », même si elle porte le numéro 4 dans la série des 9 composées par Schubert, elle reste l’œuvre d’un jeune homme de 19 ans.
Rinaldo Alessandrini aborde ce répertoire avec une vitalité réjouissante. S’il allège, comme il se doit, le dispositif instrumental, c’est dans le but d’en souligner la transparence. Point de moquette confortable des cordes, mais un échange constant entre cordes et vents. Sans oublier la timbale qui soutient le rythme souverain.
La Symphonie n° 1 en mi bémol majeur KV. 16 de Mozart, qui ouvre la soirée, est la toute première de ses 41 (ou plus) symphonies. Composée à Londres en 1764, elle est créée le 21 février 1765, alors que l’enfant-compositeur n'a que 8 ans. Néanmoins, s’il n'a encore que peu composé (!), il est déjà connu en Europe en tant que musicien prodige. Aidé par sa grande sœur Nanerl, le jeune Wolfgang s’attache à suivre les pas du « Bach de Londres », Johann Christian (fils de Johann Sebastian), qu’il admire. Nanerl rapporte : « Wolfgang a composé sa première symphonie avec tous les instruments de l’orchestre… Assise à côté de lui, j’ai été chargée de la transcrire. Tandis qu’il composait et que je copiais, il me dit : "Rappelle-moi de donner aux cors quelque chose de bien à faire !" » Et c’est bien ce qu’il a fait. La partie confiée aux deux cors n’a rien de banal. Dès le premier mouvement, qui n’est pas exempt de quelques maladresses, de savoureuses dissonances viennent épicer la partition et l’humour, un humour à la Haydn, pointe son nez. L’inquiétant Andante surprend par l’atmosphère d’attente qu’il suscite. Le final Presto affiche carrément l’allure d’une ouverture d’opéra. Le chef insuffle à l’orchestre une belle énergie et un rebondissement joyeux des phrasés.



Le chef d'orchestre italien Rinaldo Alessandrini à la tête de
l'Orchestre national du Capitole - Photo Classictoulouse -

Plus élaborée, la Symphonie n° 1 en do majeur de Beethoven est tout de même l’œuvre d’un compositeur de 30 ans, déjà aguerri. L’instrumentarium s’avère plus élaboré et déjà se manifeste une originalité certaine. Rinaldo Alessandrini s’attache à ménager de solides contrastes de tempo. Ainsi, l’introduction résonne comme une question ouverte dont l’ampleur surprend. L’Allegro con brio qui s’enchaîne est alors pris dans un tempo vif, nerveux. Comme un battement de cœur parcourt tout l’Andante cantabile. Jusqu’à la fugue amorcée qui éclaire le paysage. Le solide rythme qui caractérise le Menuetto contraste joliment avec le Trio. Le mouvement final réitère presque l’introduction de l’œuvre. Astucieusement, le thème joyeux de cet Allegro molto se construit peu à peu, comme en tâtonnant. Un bonheur communicatif conduit l’auditeur vers une trépidante coda. Plus qu’un simple essai, cette première partition contient déjà bien des éléments qui annoncent la suite du grand œuvre beethovénien.
Avec sa Symphonie n° 4, en do mineur, la première composée sur un mode mineur, Schubert franchit une étape décisive. L’orchestre s’étoffe encore avec, notamment, un généreux pupitre de quatre cors. Alors qu’il doute encore de sa légitimité (« Je ne serai jamais qu’un musicien raté » déclare-t-il !) le compositeur établit avec cette partition les singularités qui vont caractériser les chefs-d’œuvre à venir. L’impressionnante introduction, Adagio molto, habilement menée par le chef et son orchestre, à la fois attentifs et volontaires, s’élève comme un portique qui justifie le sous-titre de « Tragique » attribué à la symphonie. Fébrile, agité même, l’Allegro vivace est pris dans le tempo vif qui convainc. La tendresse initiale de l’Andante ne dure que le temps de l’énoncé du premier thème. Lui succède une atmosphère d’angoisse que souligne la direction. Le Menuetto ménage enfin une pause dans l’évocation du tragique. Typique des danses villageoises chères à Schubert, son rythme est bien soutenu. Quant au final Allegro, il renoue avec l’agitation fébrile du premier mouvement. C’est néanmoins sur un do majeur lumineux que se conclut ce voyage dans le monde d’ombre et de lumière de Schubert.
Tout au long de la soirée, le chef obtient de ce bel orchestre, que visiblement il apprécie beaucoup, un jeu parfaitement adapté au répertoire et au style qu’il défend : peu de vibrato des cordes, riches phrasés des vents… Encore une fois, saluons cette souplesse, cet esprit d’ouverture qui caractérise les musiciens qui composent la phalange toulousaine.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 21 janvier 2017

 

 

infos
 

Détail des informations, s’adresser à :

Orchestre National du Capitole de Toulouse
- Service location
BP 41408 – 31014
Toulouse Cedex 6.


Renseignements, détail complet de la saison et réservations :

http://onct.toulouse.fr/
 
Programme des concerts donnés le 20 janvier 2017
à 20 h à la Halle aux Grains de Toulouse, le 21 janvier à 20 h 30 à l'Astrada de Marciac et le 22 janvier à 17 h à l'Escale de Tournefeuille :


* W. A. Mozart
- Symphonie n° 1 en mi bémol majeur KV. 16

* L. van Beethoven
- Symphonie n° 1 en ut majeur opus 21

* F. Schubert

- Symphonie n° 4 en ut mineur D. 417, dite « Tragique »

 
Les saisons musicales
lyrique et
chorégraphique
toulousaines

 
2016-2017
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

copyright © 2007
www.classictoulouse.com
- tous droits réservés -
infos légales

 

 

 

entretiens - festivals - concerts - danse - opéra - disques - dvd - partenaires - contacts - liens - index