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Enrique Mazzola, direction
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22/06/2018
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Saison 2018-2019
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Saison 2018
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Les Sacqueboutiers
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Concerts/ Arts Renaissants - Quintette à cordes de Berlin
11 avril 2018
     

CRITIQUE

Cordes de luxe

Les cinq musiciens du Quintette à cordes de Berlin étaient, pour la première fois, les invités de la saison des Arts Renaissants, ce 11 avril dernier. A l’évidence, ce dernier concert de la saison 2017-2018 visait l’excellence. Regroupant les plus grands solistes des pupitres de cordes de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, cet ensemble proposait aux Toulousains immédiatement conquis un programme d’une exceptionnelle variété de styles.

Les musiciens qui composent cet ensemble unique en son genre sont donc tous issus du prestigieux orchestre berlinois : Luis Filipe Coelho, premier violon, Romano Tommasini, deuxième violon, Wolfgang Talirz, alto, David Riniker, violoncelle et Janusz Widzyk, premier contrebasse solo. Ainsi, contrairement au quintette standard qui consiste à associer à un quatuor à cordes un deuxième alto ou un deuxième violoncelle, cette formation s’adjoint comme instrument supplémentaire, la contrebasse. Elle représente donc l’intégrale des sections de cordes de la Philharmonie de Berlin dont elle émane.
Ces musiciens prestigieux ont choisi d’offrir à Toulouse un programme musical dont la palette d’œuvres et de compositeurs se révèle d’une incroyable diversité. Pas moins de six partitions de six compositeurs, très différentes les unes des autres, jalonnent ce parcours étonnant. La succession de ces œuvres évoque celle des plats raffinés qui composent le menu « dégustation » d’un grand restaurent étoilé.


Les musiciens du Quintette à cordes de Berlin. De gauche à droite : Luis Filipe Coelho et Romano Tommasini, violons, Wolfgang Talirz, alto, Janusz Widzyk, contrebasse,
David Riniker, violoncelle - Photo Classictoulouse -

La cohésion de l’ensemble, l’équilibre des différents registres, la richesse des couleurs et des associations de timbres complètent la beauté et la virtuosité du jeu de chaque musicien qui s’intègre tout naturellement dans la prestation commune.
Le parcours musical s’ouvre sur l’un des trois Divertimenti pour cordes composés en 1772 par l’adolescent Mozart de retour d’un séjour en Italie. Ce K. 137 en si bémol majeur débute par un Andante d’une grâce touchante, d’une tendresse à laquelle les interprètes confèrent un naturel lumineux. Les deux Allegros qui lui succèdent en appellent à l’esprit souriant de la danse.
Un premier contraste est apporté par l’un des Quintettes à cordes de l’op. 42, composés en Espagne, sa seconde patrie, par l’Italien Luigi Boccherini. Cette partition en fa mineur est titrée « pour violoncelle solo et quatuor à cordes ». Violoncelliste virtuose lui-même, Boccherini offre à l’instrument de savoureux apartés. Les quatre mouvements témoignent d’un esprit, d’une légèreté souriante que les musiciens intègrent à leur démarche épicée de joyeux contrastes. L’inventivité des effets sonores dont le compositeur agrémente sa pièce est admirablement soulignée par les interprètes.
Progressant dans l’Histoire de la musique, c’est vers Gioacchino Rossini que le voyage nous conduit, le Rossini de 12 ans ! Sa sonate n° 6 en ré majeur est en effet extraite des Sei Sonate a quatro composées en 1804 par un enfant plein d’idées et de talent. La bonhomie, l’humour qui caractériseront le « style Rossini » se manifeste déjà tout au long des trois mouvements. Dans l’Allegro final, intitulé « La Tempesta », les cinq musiciens jouent habilement le jeu de la description imagée. L’approche pianissimo des intempéries (imitation des gouttes de pluies qui présagent de l’approche de la tempête) est suivie d’un impressionnant déchaînement des éléments. Comment ne pas évoquer le même procédé que Rossini utilisera, bien des années plus tard, dans l’ouverture de son dernier opéra Guillaume Tell ?



Le contrebassiste Janusz Widzyk, soliste de la « Fantasia sur La Sonnambula di Bellini »
jouée en bis - Photo Classictoulouse -

La première partie du concert s’achève sur la Sonate en sol mineur de Giuseppe Tartini, datée de 1713 et intitulée « Il trillo del diavolo » (Le trille du diable), dans sa version pour violon et cordes signée du Belge Henri Vieuxtemps. La légende qui veut que Tartini, violoniste virtuose lui-même, déclara avoir vu « le diable au pied de son lit », se traduit par le trille obsessionnel du violon tout au long des deux derniers mouvements. La performance accomplie par le premier violon, Luis Filipe Coelho, explose littéralement dans l’infernale cadence qui conclut la pièce. Une ovation méritée salue la performance.
Il faut bien l’interruption de l‘entracte pour assimiler le contraste qui oppose Tartini à… Stravinsky. Le concerto en ré, pour cordes, de ce dernier, une commande créée à Bâle en 1946, tourne le dos au modernisme flamboyant du Sacre du Printemps ! Le néo-classicisme qui caractérise cette brève partition s’exprime essentiellement par la richesse du rythme comme moyen d’expression. Sa complexité enrichit toute l’exécution qui se conclut sur la fébrilité croissante du Rondo final.
Les quatre mouvements du Quintette en mi bémol majeur d’Antonin Dvořák complètent ce voyage. Composée en 1893 lors de son séjour dans l'Iowa, cette œuvre riche et élaborée, proche dans le temps de sa fameuse « Symphonie du Nouveau Monde » n’en développe pas moins les thématiques typiquement tchèques. Les traditions populaires issues de la danse éclatent dans le Finale - Allegro giusto auquel les interprètes insufflent une énergie conquérante.
Deux bis seront nécessaires pour répondre à l’enthousiasme du public. Le premier met en avant la stupéfiante virtuosité du contrebassiste Janusz Widzyk qui joue l’invraisemblable « Fantasia sur La Sonnambula di Bellini » de celui qui fut baptisé « Le Paganini de la contrebasse », Giovanni Bottesini. De la haute voltige qui ne déroge jamais à la musicalité !
C’est sur la très latine « Escualo » d’Astor Piazzolla que ce conclut cette soirée et la très belle saison des Arts Renaissants.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 12 avril 2018

 

infos
 

Renseignements et réservations :

- par correspondance à l'adresse :
Les Arts Renaissants, 22 bis rue des fleurs  31000 Toulouse

- par téléphone :
05 61 25 27 32

- par e-mail :
Les-Arts-Renaissants@wanadoo.fr

- par internet : 
http://www.arts-renaissants.fr/

 

Programme du concert donné le 11 avril à
20 h 30 à l'auditorium Saint-Pierre des Cuisines de Toulouse


* W. A. Mozart

- Divertimento K. 137

* L. Boccherini
- Quintette op. 42 no 1 pour violoncelle solo et quatuor à cordes

* G. Rossini
- Sonate pour violon, violoncelle et contrebasse no 6, La Tempesta

* G. Tartini
- Il trillo del diavolo (version d'Henri Vieuxtemps pour violon et cordes)

* I. Stravinsky
- Concerto en ré pour cordes

* A. Dvořák
- Quintette en mi bémol majeur op. 97




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