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Orchestre du Capitole
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Tugan Sokhiev, direction
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Orchestre du Capitole
Tugan Sokhiev, direction
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Renaud Capuçon, violon
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Les Sacqueboutiers
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Orchestre du Capitole
Maxim Emelyanychev,
piano et direction
05/04/2019
 
 

 

Concerts/ Ensemble vocal et instrumental À bout de souffle -
Stéphane Delincak, direction - 13 août 2019
 
COUP DE CŒUR

CRITIQUE

Le grand souffle de l’Europe baroque

L’Ensemble vocal et instrumental À bout de souffle, sous la direction de Stéphane Delincak, continue d’explorer les richesses du grand répertoire de la période baroque. Lors d’une série de trois concerts les 11, 13 et 14 août, il choisit de visiter quelques-unes des grandes pages caractéristiques de la musique sacrée de l’Europe baroque. Au cours de ce programme, trois étapes, trois styles sont ainsi successivement révélés. L’Italie, la France et l’Allemagne dévoilent ainsi leurs proximités tout autant que leurs spécificités.

Rappelons que l’Ensemble À bout de souffle se compose d’un chœur et d’un groupe instrumental d’une belle qualité. En outre, metteur en scène, costumière, chorégraphe et créatrice lumière, tous placés sous la direction artistique de Stéphane Delincak, collaborent à monter de véritables spectacles scéniques particulièrement originaux. Le concert du 13 août, en l’église Saint-Exupère de Toulouse revêt quant à lui la forme d’un concert traditionnel de musique sacrée.
L’affluence record d’un public enthousiaste s’avère telle que le spectacle ne peut démarrer qu’avec quelques minutes de retard. Tout au long de la soirée, la vitalité et l’imagination du chef galvanisent chanteurs et musiciens dans une démarche qui souligne autant les équilibres sonores que l’énergie rythmique sans cesse présente et renouvelée.



Le chœur et l'orchestre de l'Ensemble À bout de souffle, dirigés par Stéphane Delincak
- Photo Classictoulouse -

Le premier volet de la soirée, consacré à l’Italie, révèle l’hédonisme chaleureux du prêtre roux de Venise. Le Credo en mi mineur et le Magnificat RV 610 d’Antonio Vivaldi, datant de 1715 et 1717, prennent par instant des allures de scènes d’opéra. Ainsi au Crucifixus haletant, révélateur d’une angoisse profonde, succède un Et resurexit libérateur d’une joie exubérante. On admire autant la qualité instrumentale de l’ensemble que celle du Chœur qui exécute toute les œuvres sans partition. On peine à croire qu’il s’agit là d’un chœur amateur ! Mais répétons que l’amateur est par définition celui qui aime. Dans le Magnificat, les excellents solistes vocaux se mêlent avec art au chœur. L’élan général, le tonus que le chef insuffle à ses troupes laissent en outre s’exprimer avec conviction chaque soliste vocal ou instrumental.
Le volet français de la soirée aborde l’art baroque du Grand Siècle avec le Dies Irae de Michel-Richard Delalande (1690). Ce célèbre successeur de Lully auprès de Louis XIV connaît l’art de faire résonner, « pour le plus grand effroi et le plus grand plaisir des auditeurs », le silence éternel des espaces infinis. Stéphane Delincak confère à cette pièce sa solennité mais également son raffinement. On remarque que tous les chanteurs, chœur et solistes, prononcent le latin « à la française », comme cela se pratiquait à l’époque. On admire là les très beaux timbres des deux sopranos, aux couleurs complémentaires, Cécile Granger et Anne-Laure Touya. Outre la sensibilité du contre-ténor Cyrille Lerouge, l’éclat cuivré du ténor Bastien Rimondi impressionne par son aisance dans un parfait registre de haute-contre à la française, la voix exacte que réclame ce répertoire, ici parfaitement projetée. Le baryton-basse Matthieu Le Levreur, timbre de basse-taille parfaitement en situation, allie éloquence du chant et rondeur vocale. Le trio vocal du Lacrymosa véhicule en particulier une émotion profonde.



De gauche à droite : le chef Stéphane Delincak, la basse Matthieu Le Levreur, le ténor Bastien Rimondi, le contre-ténor Cyrille Lerouge, la soprano Anne-Laure Touya, la soprano Cécile Granger - Photo Classictoulouse -

Le volet final rend grâce au grand fédérateur de ces styles divers, le Cantor de Leipzig qui marque toute son époque et tout le futur de la musique occidentale, Johann Sebastian Bach. Son Magnificat en ré majeur constitue à l’évidence l’un des chefs-d’œuvre absolus de toute la musique sacrée. Composé entre 1728 et 1731 pour la fête de la Visitation de la Vierge Marie, il nécessite un chœur à cinq voix, cinq solistes vocaux et un orchestre fourni associant trompettes et timbales à l’effectif habituel : cordes, bois et continuo (ici orgue positif, violoncelle, contrebasse et basson). Toutes les forces rassemblées pour ce concert concourent avec enthousiasme à la réussite de cette exécution. L’attention des chanteurs, chœur et solistes, dégagés de toute lecture de partition, se concentre sur l’essentiel, la direction dynamique du chef. La précision, la justesse sont ainsi placées au service de l’expression et de la ferveur. Chaque soliste, aussi bien instrumental que vocal, prend sa part de la réussite globale. Un grand bravo en particulier au hautbois solo, aux flûtes, à l’éclat lumineux et assuré des trompettes dont les interventions, pourtant redoutablement périlleuses, s’avèrent parfaites, efficacement soutenues par le dynamisme de la percussion. Soulignons la belle idée qui consiste à faire lever les différents pupitres du chœur l'un après l'autre dès leur intervention dans la grande fugue à cinq voix du Sicut locutus est.
Outre les très beaux solos des deux sopranos et de l’alto, on admire l’art élégant de la basse et l’agilité vocale du ténor dont le virtuose Deposuit témoigne d’une impressionnante maîtrise des redoutables vocalises. Notons que le latin est cette fois prononcé ici « à l’allemande ».
Les ovations de l’assistance sont telles que la brillante ouverture du Magnificat doit être reprise pour le plaisir de tous. Redonné le lendemain en la Collégiale de Villefranche-de-Rouergue, dans le cadre du festival Labyrinthe musical en Rouergue, ce programme s’avère parfaitement en situation en cette fin d’été brûlant.

Serge Chauzy
Article mis en ligne le 14 août 2019

 

infos
 

Informations sur l'Ensemble :

http://www.about
desouffle.com/

 

Programme du concert donné le 13 août 2019 :

* A. Vivaldi

- Credo RV 591
- Magnificat, RV 610

* M. R. Delalande

- Dies Irae

* J. S. Bach

- Magnificat BWV 243


 
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