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Ballet du Capitole/ Nanette Glushak (18/07/2005)
     

NANETTE GLUSHAK,

LA BONNE ETOILE DU BALLET DU CAPITOLE

Dans le grand studio de répétition, le piano résonne des accords de la fin du deuxième acte de Giselle, Maria Gutierrez-Giselle supplie Juliana Bastos-Myrtha d'épargner Breno Bittencourt-Albrecht. Les danseurs rentrent d'une tournée à Valladolid en Espagne. Le succès était au rendez-vous, la fatigue aussi, mais il faut répéter, inlassablement. Alors, par moments, pour un ou deux enchaînements, les danseurs « marquent » les pas sous le regard attentif de la chorégraphe. Nanette Glushak intervient peu, encourageant ici, rectifiant là un port de bras, toujours d'une voix égale et indifféremment en français ou en anglais, car la troupe réunit plusieurs nationalités. Mais qu'ils soient russes, japonais, italiens espagnols ou brésiliens, tous les danseurs débordent d'envie de danser. C'est du moins ce qu'il transparaît sur scène. Et l'artisan de cette réussite, c'est Nanette Glushak. Depuis qu'en 1994, Nicolas Joël l'a nommée à la direction du ballet, cette ancienne danseuse du New York City Ballets a transformé sa troupe en véritable compagnie. Et, dès lors, le théâtre du Capitole peut s'enorgueillir de son corps de ballet, aussi à l'aise dans le répertoire classique que moderne, et en particulier le répertoire balanchinien, dont Nanette Glushak est l'une des dernières vestales.

La saison à peine achevée, Nanette Glushak prépare la prochaine. Comme les années précédentes, elle a élaboré un programme qui réunit certains des meilleurs chorégraphes du moment comme John Cranko, Nils Christe, Mauro Bigonzetti ou Mauricio Wainrot pour ne citer qu'eux, tout en donnant l'opportunité à certains danseurs de la troupe de s'exercer à la chorégraphie. Ainsi, après Luca Tozzi, la saison dernière, c'est à Luca Masala qu'elle confiera cette année l'un des ballets de la saison 2005/2006.

Ce sont 4 spectacles qui seront ainsi proposés au public toulousain avec, entre autres, «  La Mégère Apprivoisée  » de John Cranko, « Carmen » de David Bombana ou le « Sacre du Printemps » de Mauricio Wainrot.

Malgré tout, et c'est l'un des regrets de Nanette (et le nôtre), la danse reste le parent pauvre de notre théâtre, puisqu'en fait, les prestations du ballet se résument à 17 spectacles pour l'ensemble de la saison. Quand on sait ce que représente la scène pour un artiste, il faut bien du talent à la directrice de la compagnie pour garder, chez nous, des danseurs dont les qualités ne sont plus à démontrer, et qui font le bonheur des spectateurs qui, à chaque spectacle, emplissent la salle.

 

 

Annie RODRIGUEZ

 

 

     
     

 

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